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mercredi 17 décembre 2025

Le ministère céleste de Christ, semaine 2, samedi, chapitre 6

LE MINISTÈRE
CÉLESTE DE CHRIST

Chapitre 6
COMMENT RETENIR LA TÊTE
ET CROÎTRE EN LUI EN TOUTES CHOSES

SEMAINE 2 - SAMEDI
Lecture biblique : Dn 9:24-27 ; Ép 4:14 ; Col 2:19

Lire et prier : « Mais, en suivant la vérité dans l’amour, croissons à tous égards en celui qui est la tête, Christ, » (Éphésiens 4:15)


DISTRAITS PAR LES PROPHÉTIES

Dès que j’ai été sauvé, j’aimais le Seigneur et Sa Parole. Quand j’étais jeune, j’aimais la Bible et j’ai pris la ferme décision de comprendre tous ses versets. De plus, je consacrerais toute ma vie à cela. Aujourd’hui, je sais déjà que la Bible est trop profonde pour que je puisse la comprendre entièrement.

Au début, je pensais progresser très bien dans mes efforts. Je partais à la recherche de livres sur la Bible et j’allais partout où elle était enseignée. Finalement, j’ai été captivé par les Frères Unis.

Lorsque j’ai commencé à fréquenter leurs réunions, ils prêchaient sur les soixante-dix semaines de Daniel (9:24-27). Durant toutes les années de ma vie chrétienne depuis ma nouvelle naissance, je n’avais jamais entendu parler des soixante-dix semaines. J’en fus fasciné.

Plus tard, j’ai entendu parler des dix orteils, des quatre bêtes et des dix cornes. Alors j’ai commencé à étudier ces sujets étranges, bien que très bibliques. Durant les années que j’ai passées parmi les Frères Unis, je ne me souviens pas avoir entendu une seule fois un message sur Christ.

Un jour, je me suis rendu compte de la tristesse de ma situation. J’avais tout appris au sujet des prophéties, cependant j’étais mort, impuissant. Déçu, j’ai changé. Le Seigneur m’a éloigné des dix orteils, des dix cornes, des quatre bêtes et des soixante-dix semaines ! Je me suis tourné vers Christ, vers l’Esprit, vers la vie et vers l’Église ! Depuis 1932, mon attention s’est concentrée sur ces sujets.

Message après message, ce sont ces thèmes que vous entendez dans la restauration du Seigneur. Je dois vous avertir, chers jeunes, de ne pas vous laisser distraire de ces sujets par d’autres quels qu’ils soient.

Peut-être quelqu’un viendra-t-il à vous et vous demandera quelle est la signification des sept sceaux, des sept trompettes et des sept coupes. Si vous ne le savez pas, ils vous feront sentir que votre connaissance de la Bible est trop limitée, que vous ne savez que des choses concernant Christ, l’Esprit, la vie et l’Église.

Les jeunes aspirent à la connaissance. Si vous vous laissez distraire par les prophéties, vous ne pourrez pas retenir la Tête. Je ne veux pas dire que vous ne deviez pas étudier d’autres sujets de la Bible. Vous devez les étudier, mais vous devez aussi réaliser que toutes ces choses sont des questions secondaires. Les grands sujets de la Bible sont Christ, l’Esprit, la vie et l’Église.


DISTRAITS PAR LES DOCTRINES

Il est facile d’être distrait. Je connais des personnes qui se sont laissées distraire par l’observance du sabbat. Au lieu de se soucier de Christ, de l’Esprit tout-inclusif, de la vie divine et de l’Église, elles parlent du septième jour.

D’autres se sont laissées distraire par la forme du baptême. Il se peut qu’un prédicateur vous demande quel type de baptême l’Église pratique : aspersion ou immersion, au nom de qui, en avant ou en arrière, combien de fois. Comment répondriez-vous ? Vous laisseriez-vous distraire ?

Une sœur qui avait participé à une réunion de la table du Seigneur à Los Angeles m’a écrit pour faire objection à l’usage du vin. Comment répondriez-vous ? J’ai déjà passé beaucoup de temps à étudier s’il fallait utiliser du vin ou du jus de raisin à la table du Seigneur. Les deux camps ont des arguments en leur faveur. On ne peut parvenir à une décision absolue. À quoi bon, alors, discuter de ces questions ?

L’usage du voile par les sœurs est un autre type de question que l’on peut vous poser. Si vous dites que vous êtes en faveur de son usage, ils pourront vous demander de quelle couleur, de quelle forme ou de quelle taille. Tournez le dos à toutes ces questions qui ne font que distraire !

Mon conseil est le suivant : retenez la Tête ! La chrétienté compte des milliers de divisions à cause de ces distractions. Lorsqu’on vous posera l’une quelconque de ces questions, vous pourrez prier intérieurement : « Seigneur, aie pitié de moi. Aide-moi à Te retenir comme Tête. Je ne veux pas être séduit par aucune de ces questions qui ne servent qu’à nous distraire. Je préfère retenir la Tête. »

Lorsque Paul a écrit au sujet de ne pas retenir la Tête en Colossiens 2:19, il faisait référence à ceux qui distrayaient l’Église à Colosses par le judaïsme, la philosophie grecque et le gnosticisme. Ce n’est que lorsque vous retenez la Tête que vous pouvez vous tenir à l’écart de telles distractions et avoir alors une réciprocité à l’égard du ministère de Christ dans les cieux.

Ce n’est que si vous retenez la Tête que vous croîtrez. La raison pour laquelle si peu de chrétiens ont une réciprocité à l’égard du ministère céleste de Christ est qu’ils ont cessé de retenir la Tête.

Éphésiens 4:14 dit : « Afin que nous ne soyons plus des enfants, flottant et emportés à tout vent de doctrine, par la ruse des hommes, par leur habileté dans les manœuvres d’égarement. »

Les vents qui emportent çà et là sont les enseignements. Ce ne sont pas seulement les vents des hérésies, mais même ceux d’une doctrine correcte, biblique, qui peuvent nous éloigner : loin de Christ (la Tête) et de l’Église (le Corps).

Ces vents font partie du système satanique pour tromper les croyants et les attirer loin de Christ. Combien il est important de retenir la Tête et de ne permettre à aucune doctrine, aussi biblique soit-elle, de nous distraire de Lui !


CÉDER DE L’ESPACE AU SEIGNEUR

À mesure que nous retenons la Tête, nous croissons en Lui (Ép 4:15). Peu à peu, nous nous rendrons compte que, dans une chose après l’autre, nous ne sommes pas en Christ. À mesure que nous le réalisons, nous pouvons prier : « Seigneur, prends le contrôle. Je Te cède de l’espace dans cet aspect de ma vie. » C’est cela la croissance pratique en vie.

Nous appartenons à Christ ; cependant, dans beaucoup de choses, nous ne sommes pas en Lui. Dans ces choses-là, Il ne trouve pas de place en nous. Dans notre manière de parler, peut-être ne trouve-t-Il pas de place. À mesure que nous retenons la Tête, nous pouvons nous rendre compte que notre manière de parler n’est pas en Christ. Si nous demandons au Seigneur de prendre le contrôle dans ce domaine, nous croîtrons en vie quant à notre manière de parler.

Beaucoup de chrétiens aiment le Seigneur ; cependant, Il n’a pas de place en eux, parce qu’ils ne retiennent pas Christ. Lorsqu’ils Le retiendront, l’Esprit en eux pourra, par exemple, les interroger au sujet de leur manière de s’habiller. S’ils disent : « Seigneur, je Te cède de l’espace pour traiter ma manière de m’habiller », alors Il viendra et prendra le contrôle.

Il en va de même de la manière dont un frère traite sa femme ou dont une sœur agit envers son mari. Il se peut qu’ils aiment le Seigneur ; cependant, dans leur relation conjugale, ils ne Lui donnent aucun espace pour agir. S’ils retiennent la Tête, l’Esprit en eux leur dira que Christ ne trouve pas de place dans leur attitude. À mesure qu’ils s’ouvrent et cèdent de l’espace au Seigneur, Il les occupera de plus en plus.

Céder donc de l’espace au Seigneur dans la vie quotidienne est la manière appropriée de croître en vie. Vous ne croîtrez pas en accumulant des connaissances bibliques. Croître en vie, c’est laisser le Seigneur prendre le contrôle dans toutes les questions pratiques.

À mesure que vous ferez cela dans chaque affaire, attitude après attitude, vous croîtrez dans ces domaines spécifiques. Le Seigneur vous remplira progressivement, et vous Lui appartiendrez dans tout votre être.

Ainsi, vous parviendrez à la maturité. Par ce moyen de croissance en vie, votre fonction émergera, et le Corps sera édifié. C’est une réciprocité plus excellente et plus profonde à l’égard du ministère céleste du Seigneur. C’est ainsi que les Églises sont édifiées.


L’ÉDIFICATION DU CORPS

Que nous réalisions tous que, dans l’économie divine, rien n’importe en dehors de Christ. Nous avons été transférés en Lui. Il est notre portion, notre jouissance et notre vie. Il est l’Esprit vivifiant. Il doit être tout pour nous. Cette vision nous préservera. Nous ne laisserons aucune doctrine nous distraire ; les doctrines sont comme des bêtes sauvages prêtes à nous dévorer !

Nous devons retenir la Tête avec crainte et tremblement. Alors l’Esprit, jour après jour, continuera à nous parler : « Dans cette affaire, tu gardes encore de l’espace seulement pour toi-même. Dans cette autre, tu ne t’es jamais rendu au Seigneur. Dans ce domaine, tu ne Lui as pas encore cédé un seul centimètre d’espace. Dans cet autre, tu te fermes encore au Seigneur. »

Si nous retenons la Tête, notre réponse sera : « Seigneur, dans ce cas je Te cède de l’espace. Dans cet autre, je me rends afin que Tu prennes le contrôle. » Une telle réponse produit la croissance en vie.

Christ croît en nous à mesure qu’Il peut prendre plus d’espace. De cette manière, notre fonction apparaîtra, et le Corps sera édifié. Cette réciprocité vitale à l’égard du ministère céleste du Seigneur est plus excellente que le mouvement extérieur en vie pour attirer des personnes vers le mouvement de Dieu. Avoir une telle réciprocité plus profonde avec Lui rend possible l’édification de Son Corps.


🌿 Appréciez davantage :

Hymne : Adoration au Père - « Sa Louange de nombreux fils »

https://hinario.org/detail.php?id=64

vendredi 28 février 2025

Comment être utile au Seigneur, semaine 2, chapitre 3, vendredi

COMMENT ÊTRE UTILE AU SEIGNEUR

CHAPITRE TROIS

SEMAINE 2 - VENDREDI

Lecture biblique : Mt 13:32 ; 25:1-13 ; Jean 7:38 ; 1 Co 18:1

Lire et prier : « Celui qui croit en moi, comme dit l'Écriture, de son sein couleront des fleuves d'eau vive. » (Jean 7:38)


ÊTRE UTILISÉ PAR LE SEIGNEUR ET LE DÉBORDEMENT DE VIE

TRAVAILLER POUR LE SEIGNEUR SELON LE DÉBORDEMENT DE VIE

Beaucoup d'enfants de Dieu pensent souvent que travailler pour le Seigneur, c'est être utilisé par Lui. Il est vrai qu'être utilisé par le Seigneur, c'est travailler pour Lui, mais que signifie réellement travailler pour Lui ? Aujourd'hui, grâce à la miséricorde du Seigneur, nous voyons clairement que travailler pour Lui ne dépend pas du nombre d'activités accomplies, mais de la mesure dans laquelle la vie du Seigneur déborde de nous et est infusée aux autres à travers nous.

Le frère Watchman Nee disait souvent : « L'œuvre authentique est le débordement de vie. » Sans aucun doute, notre travail comprend un aspect d'accomplissement de certaines choses. Cependant, nous ne travaillons pas pour simplement réaliser des tâches. Au contraire, nous travaillons pour permettre à la vie du Seigneur de déborder, en infusant et en administrant cette vie aux autres, c'est-à-dire en leur dispensant le Seigneur Lui-même.

Prenons l'exemple de la prédication de l'Évangile. Notre travail pour le Seigneur consiste, d'une part, à conduire les âmes au salut et, d'autre part, à administrer la vie du Seigneur aux pécheurs.

Concernant le perfectionnement des chrétiens, nous devons, d'une part, les nourrir, mais notre véritable intention est de leur dispenser toujours davantage la vie du Seigneur. Lors de notre communion avec les frères ou lors de nos visites, nous semblons aider et perfectionner les autres.

En réalité, si ces moments sont à la hauteur, ils devraient être marqués par le débordement de la vie du Seigneur et sa dispensation aux frères. Même lorsque nous prononçons des paroles de consolation et d'encouragement, il doit y avoir un débordement de la vie du Seigneur pour les frères. Jean 7:38 montre que l'intention du Seigneur est que nous, qui possédons Sa vie, laissions couler de notre intérieur des fleuves d'eau vive pour répondre aux besoins de nombreux autres.

La raison pour laquelle l'Église catholique et les églises protestantes sont devenues un grand arbre (Mt 13:32) est qu'elles réalisent de nombreuses œuvres et initiatives, mais manquent de vie intérieure.

L'Église catholique entreprend de nombreuses œuvres et projets, mais il est rare d'y trouver un véritable élément de vie. Il en va de même pour de nombreuses dénominations protestantes. Elles ont des initiatives telles que des missions évangéliques, des écoles et des hôpitaux. Cependant, dans toutes ces œuvres à grande échelle, il est difficile pour les gens de recevoir quelque chose de l'élément de vie. Souvent, il en va de même parmi nous. Nos activités, services et œuvres n'ont pas toujours un véritable lien avec l'élément de vie.


LE DÉBORDEMENT DE VIE NE DÉPEND PAS DE L'ÉLOQUENCE OU DES DONS

Un message du haut de la chaire peut être convaincant et inspirant, mais cela ne signifie pas nécessairement qu'il exprime la vie et le Christ aux auditeurs. Une exposition des Écritures peut être intéressante et satisfaisante, mais elle ne transmet pas forcément la vie de Christ.

À l'inverse, un frère peut se lever dans une réunion et donner un petit témoignage. Son discours peut manquer d'éloquence et de fluidité, et il peut sembler incapable de toucher l'émotion des gens. Pourtant, après avoir parlé, les auditeurs ressentent quelque chose d'inexplicable, quelque chose de spirituel s'est produit en eux. C'est comme si le Seigneur était venu les toucher dans leurs profondeurs, même s'ils n'en ont pas conscience. C'est cela, le débordement de vie pour les autres.

Parfois, lorsqu'un frère prend la parole dans une réunion, sa voix est forte et claire, ses paroles coulent avec aisance. Il capte l'attention de l'assemblée et tout le monde acquiesce avec appréciation. Cependant, dès qu'il termine son discours, il ne reste rien. Ce type de message est comme une musique qui n'inspire pas. C'est simplement du bronze qui résonne ou une cymbale qui retentit (1 Co 18:1). Une fois les sons terminés, il ne reste rien, et ceux qui ont écouté n'ont reçu aucune vie.

Il arrive aussi que vous rendiez visite à quelqu'un. Alors que vous êtes assis en face de lui, il ne dit peut-être pas un mot, mais vous ressentez qu'une influence est entrée en vous et a touché vos sentiments. Si vous vivez selon la chair, la sensation que cette personne vous transmet peut exposer et condamner votre chair. Si vous aimez les péchés et le monde, sa présence peut vous toucher dans un domaine précis du péché ou du monde, et même vous en convaincre.

À l'inverse, vous pouvez rencontrer une autre personne qui parle beaucoup, mais aucune de ses paroles ne pénètre en vous ni ne touche vos sentiments. Il semble que tout ce qu'elle dit est vain et inutile.

La première personne n'a pas parlé beaucoup pour vous exhorter, mais, par un simple contact avec vous, elle a touché votre problème. Alors que la seconde a parlé abondamment et cité de nombreux versets, rien n'a eu d'effet sur vous. La différence entre les deux est que l'une est capable d'infuser la vie aux autres, même si son discours n'est pas fluide, tandis que l'autre ne parvient pas à faire déborder la vie, bien que ses paroles soient nombreuses. C'est pourquoi nous devons comprendre que l'œuvre authentique consiste en un débordement et une infusion de vie.

Il est souvent plus triste d'avoir faim spirituellement que physiquement. Dans certaines églises locales, les gens se sentent malheureux dans leur esprit lorsqu'ils assistent aux réunions, tandis que dans d'autres, ils ressentent la présence de l'Esprit. Tout cela dépend de la présence ou non du débordement de vie. Si nous essayons simplement de convaincre les autres par des doctrines, cela sera inutile. Les gens ne peuvent comprendre les choses spirituelles que lorsque ces choses touchent leur vie. Ainsi, lorsque nous abordons les questions spirituelles, la vraie question est : touchons-nous quelque chose en rapport avec la doctrine ou avec la vie ?

Un jour, quelqu'un demanda à un frère : « Une personne sauvée peut-elle rester dans les ténèbres ? » Le frère répondit : « Es-tu dans la lumière aujourd'hui ? » Cette personne avait posé une question avec son esprit, mais le frère lui a répondu par la vie, afin de toucher son ressenti intérieur. C'est pourquoi, même dans nos conversations avec les autres, il y a une différence entre être dans la doctrine et être dans la vie.


PAYER LE PRIX POUR PERMETTRE À DIEU D'OPÉRER EN NOUS

Un jour, quelqu'un m'a dit : « On ne peut pas dire que les cinq vierges de Matthieu 25 sont sauvées. » Alors, je lui ai demandé : « Tous les sages sont-ils sauvés ? Es-tu sage ? » (voir versets 1 à 13).

Nous devons comprendre que les débats incessants sur les doctrines sont inutiles. Nous ne pouvons résoudre les problèmes des gens qu'en les touchant dans l'aspect de la vie. C'est seulement par le débordement de vie que nous pouvons atteindre leur être intérieur et, une fois que nous les avons touchés de cette manière, quelque chose de spirituel entrera en eux.

Ainsi, être utilisé par Dieu, c'est travailler pour Lui, ce qui signifie faire déborder Sa vie et dispenser Sa vie divine et Lui-même aux autres. Mais avant de pouvoir dispenser Dieu aux autres, nous devons nous-mêmes posséder Dieu et avoir la vie.

Appréciez davantage : Hymne 236

jeudi 20 février 2025

Comment être utile au Seigneur, semaine 1, chapitre 1, vendredi

COMMENT ÊTRE UTILE AU SEIGNEUR
CHAPITRE UN

SEMAINE 1 - VENDREDI

Lecture biblique : Gn 22:1-2 ; Ph 3:5-6, 8, 10, 13  

Lire et prier : « Frères, pour moi, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant les choses qui sont derrière et me portant vers celles qui sont devant, » (Ph 3:13)


LE PRIX DANS PHILIPPIENS :  
RENONCER À TOUTES CHOSES  
POUR GAGNER CHRIST

Le prix dans Philippiens 3 est différent du prix dans les Évangiles. Le prix dans les Évangiles se réfère à tout ce que nous avons, tandis que le prix dans Philippiens 3 concerne surtout tout ce qui nous permet de servir le Seigneur. Par exemple, toutes les choses mentionnées dans Philippiens 3 désignent nos capacités dans le service (v. 8). Peut-être avons-nous la capacité de servir, de prêcher, de témoigner et de visiter les saints. Peut-être avons-nous aussi de l’éloquence et de l’expérience. Toutes ces choses font partie du prix qui nous est demandé dans Philippiens 3.  

La révélation de Philippiens 3 est que nous devons suivre l’expérience de Christ et la puissance de Sa résurrection (v. 10). Ainsi, nous devons payer le prix en renonçant à tout ce que nous avons : notre théologie, notre éloquence, nos doctrines, notre connaissance et notre expérience, en échange de Christ, de l’expérience de Christ et du gain de Christ. Paul a renoncé à toutes choses pour gagner Christ (v. 8). En d’autres termes, il a abandonné toutes ses capacités dans le service de Dieu pour gagner Christ comme sa capacité.  

Nous devons laisser de côté notre capacité, notre éloquence, nos doctrines et nos messages, et laisser Christ être notre capacité, notre éloquence et notre message. Ce n’est qu’en payant ce prix que nous pourrons gagner Christ.  

Prenons l’exemple de la visite aux saints pour illustrer cela. À force de sortir souvent visiter les saints, nous finissons par apprendre certaines choses à ce sujet. Bientôt, nous pourrions penser être expérimentés dans ce domaine. Cependant, si nous ne renonçons pas à notre expérience en la matière pour Christ, nous ne pourrons pas L’expérimenter à travers ces visites. Si nous voulons conserver notre capacité, Christ n’a aucune possibilité de Se manifester. Par contre, si nous visitons les saints en mettant de côté notre expérience, nous ne dépendrons plus de notre capacité. Nous considérons la capacité à visiter les saints, qui était un gain pour nous, comme une perte à cause de Christ. Bien que nous ayons la capacité, nous y renonçons et la considérons comme du rebut. En contrepartie, nous gagnons Christ et L’expérimentons.  

Le prix dans Philippiens 3 n’est pas un prix vécu au début de la vie chrétienne. Le prix vécu au début de la vie chrétienne est celui des Évangiles. Le prix de Philippiens vient après le prix des Évangiles. Celui qui n’a pas payé le prix des Évangiles ne peut pas payer le prix de Philippiens 3.  

Le prix des Évangiles ne requiert aucune qualification : c’est le prix initial ; tandis que le prix de Philippiens 3 exige certaines qualifications. Ce n’est qu’après avoir payé le prix des Évangiles qu’une personne peut servir dans Actes, et ce n’est qu’après avoir servi dans Actes qu’elle acquiert l’expérience et la qualification pour payer le prix de Philippiens 3.  

Après avoir payé le prix des Évangiles, une personne aura d’innombrables expériences dans le service de Dieu. Cependant, si elle s’arrête là, s’attachant à ces expériences au lieu d’y renoncer, elle n’aura aucune nouvelle expérience et sera incapable d’avoir davantage d’expériences de Christ. C’est pourquoi Paul a dit que nous devons oublier les choses qui sont derrière et nous porter vers celles qui sont devant (Ph 3:13).  

Peu importe combien elles étaient bonnes, nos expériences passées sont des choses du passé et doivent être oubliées (cf. v. 5-6). Si nous avons prêché la parole une fois et que trois mille âmes ont été sauvées, nous devons néanmoins renoncer à cette expérience et la considérer comme du rebut pour gagner le Christ vivant.  

À moins d’être disposés à abandonner nos expériences passées, nous ne pourrons pas avoir une nouvelle expérience de Christ et, sans cette expérience, nous n’aurons pas une nouvelle utilité dans le service. Il y en a dont l’utilité devant le Seigneur est ancienne : elle n’est ni nouvelle ni vivante, car ils ne sont pas disposés à payer le prix mentionné dans Philippiens 3 et, ainsi, ils manquent de l’expérience de Christ et de la puissance de Sa résurrection.  

Le prix de Philippiens 3 peut être comparé à l’offrande d’Isaac sur l’autel par Abraham (Gn 22:1-2). Abraham avait reçu Isaac comme une promesse de Dieu, pourtant, il devait encore offrir Isaac de nouveau. De même, nous devons encore offrir au Seigneur les leçons que nous avons apprises devant Lui dans le passé. C’est le prix de Philippiens 3, qui est un prix plus élevé.  

Le prix des Évangiles est payé par un disciple du Seigneur au début de son expérience. Le prix de Philippiens est payé par celui qui sert déjà le Seigneur d’une certaine manière et qui a déjà un degré considérable de connaissance du Seigneur, un degré considérable de spiritualité, un degré considérable d’accomplissement et un degré considérable d’expérience. À ce moment-là, le prix révélé dans Philippiens 3 lui demandera de renoncer à tous ces « degrés considérables », c’est-à-dire de renoncer à toutes choses.  

Bien que ces choses soient bonnes et soient des « Isaacs », elles appartiennent au passé. Par conséquent, la personne doit les oublier et les payer comme prix pour avoir de nouvelles expériences. Ce n’est qu’ainsi qu’elle pourra avoir une utilité nouvelle et vigoureuse dans le service.


LE PRIX DANS L’APOCALYPSE :  
ACHETER TROIS CHOSES 

Un autre passage des Écritures qui mentionne clairement le fait de payer un prix est Apocalypse 3:18. Dans ce passage, il est question de l’achat de trois choses : de l’or éprouvé par le feu, des vêtements blancs et un collyre. Chacune de ces choses implique un prix. De plus, c’est le Seigneur qui nous demande de les acheter. L’or représente la nature de Dieu, l’élément de Dieu.  

Dans l’église de Laodicée, il y avait beaucoup d’argile, mais très peu d’or. En d’autres termes, il y avait parmi eux beaucoup de choses qui n’étaient pas de Dieu et très peu de l’élément de Dieu. Par conséquent, le Seigneur a conseillé aux chrétiens d’acheter de l’or. Quant aux vêtements blancs, la couleur blanche signifie la pureté, l’absence de mélange, et les vêtements symbolisent une marche et une conduite qui expriment la pureté de Dieu. Troisièmement, le collyre sert à oindre les yeux. Lorsque les yeux font mal et que l’on ne peut pas voir, il faut acheter du collyre pour les soigner et les guérir.  

Dans des circonstances normales, la nature intérieure d’un chrétien devrait être pure et sa vie extérieure devrait être éclatante et brillante. Tous ces éléments exigent que nous achetions quelque chose, que nous payions un prix. L’intention de Dieu est d’accomplir Son dessein éternel par l’homme. Ainsi, après que le Seigneur nous appelle, nous devons payer le prix pour être utiles à Lui.

Profitez davantage : Hymne 467

Étude de vie d’Ézéchiel, semaine 14, lundi, message 27

ÉTUDE DE VIE D’ÉZÉCHIEL Message 27 LA TERRE SAINTE ET LA VILLE SAINTE SEMAINE 14 - LUNDI Lecture biblique : Ez 48:35b ; Ap 21:21, 22:1-2 Li...