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samedi 20 septembre 2025

Le Dommage de la Seconde Mort, semaine 3, samedi, chapitre 5

LE DOMMAGE DE LA SECONDE MORT -
Réflexions sur le millénium

Chapitre 5
LA GÉHENNE DE FEU DANS LE ROYAUME

SEMAINE 3 - SAMEDI
Lecture Biblique: Mt 5:21-25; 18

Lire et prier: "Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux églises: Le vainqueur ne souffrira aucun dommage de la seconde mort." (Ap 2:11)

Il y a beaucoup de passages dans la Bible qui mentionnent la punition de Dieu pour les chrétiens vaincus, dans le royaume millénaire. Nous examinerons maintenant ces passages et, par la suite, nous en tirerons une conclusion.


L’ENTRÉE ET LA POSITION DANS LE ROYAUME

Considérons d’abord Matthieu 18:1-3: "En ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et dirent: Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux? Jésus appela un petit enfant, le plaça au milieu d’eux et dit: En vérité, je vous le dis, si vous ne vous convertissez pas et ne devenez pas comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux."

Ici les disciples posèrent une question concernant le royaume des cieux, une question au sujet de la position dans le royaume. Il ne s’agit pas d’une question concernant le salut ou la perdition, mais du fait d’être grand ou petit, supérieur ou inférieur, dans le royaume.

Le Seigneur Jésus nous montre que, à moins que nous ne nous convertissions et ne devenions comme des enfants, nous ne pourrons pas entrer dans le royaume des cieux. Ensuite, le verset 4 dit: "C’est pourquoi celui qui s’abaissera comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux."

Le verset 3 nous donne la condition pour entrer dans le royaume, tandis que le verset 4 nous donne la manière d’être grand dans le royaume. Le verset 3 dit que nous devons nous convertir et devenir comme des enfants avant de pouvoir entrer dans le royaume, et le verset 4 dit que si nous continuons à être des enfants et à nous humilier, nous serons les plus grands dans le royaume des cieux.

Cela nous montre que dans le royaume nous devons continuer de la même manière que nous avons commencé. La direction que nous avons prise pour entrer dans le royaume doit être la même pour y demeurer. Pour entrer dans le royaume des cieux, nous devons nous convertir et devenir comme des enfants; et pour être grands dans le royaume des cieux, nous devons continuer à être humbles comme des enfants.

Ici le Seigneur continue de souligner la question d’être comme des enfants. Ensuite, le Seigneur dit: "Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il reçoit" (v. 5). Celui qui reçoit quelqu’un comme cet enfant à cause du nom de Christ, c’est-à-dire quelqu’un qui se convertit et devient comme un enfant et continue d’être humble comme cet enfant, reçoit Christ.

"Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspende à son cou une meule de moulin, et qu’on le jette au fond de la mer" (v. 6).

Cette parole indique que faire trébucher quelqu’un est un problème plus grave que souffrir et être tué. Supposons que quelqu’un vous tue et jette votre corps à la mer. Vous ne seriez même pas enterré convenablement, ce qui serait sans aucun doute une tragédie. Cependant, si vous faites trébucher quelqu’un, votre destin sera pire encore.

Le verset 7 dit: "Malheur au monde à cause des scandales! Car il est nécessaire qu’il arrive des scandales; mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive!"


LA GÉHENNE DE FEU DANS LE ROYAUME

Les versets 1 à 7 de Matthieu 18 sont des paroles générales du Seigneur, et nous pouvons les mentionner brièvement. Nous voulons porter une plus grande attention aux paroles qui commencent au verset 8. Ici le Seigneur Jésus développe le sujet pour souligner qu’il n’est pas seulement mauvais de faire trébucher les autres, mais que même se faire trébucher soi-même est une question sérieuse et grave.

Le verset 8 dit: "Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-les et jette-les loin de toi." À qui se réfère le "toi" ici? Aux versets 3 à 7, "vous" se réfère aux disciples qui ont posé la question au verset 1. Après que le Seigneur Jésus leur eut répondu, Il leur dit d’être vigilants et de ne pas être une occasion de chute pour les autres.

Les paroles du Seigneur au verset 8 s’adressent aux mêmes personnes. Si ta main ou ton pied te fait trébucher, il vaut mieux les couper et les rejeter. Bien entendu, cela ne doit pas être pris littéralement. Si tes mains volent et que tes pieds marchent dans de mauvais chemins, c’est-à-dire, s’il y a du péché et de la convoitise en toi, tu dois en traiter.

"Mieux vaut pour toi entrer dans la vie manchot ou boiteux, que d’avoir deux mains ou deux pieds et d’être jeté dans le feu éternel" (v. 8). Le Seigneur nous montre ici que si les chrétiens commettent des péchés et les tolèrent, ils souffriront: ou bien ils seront jetés dans le feu éternel avec les deux mains et les deux pieds, ou bien ils entreront dans la vie avec une main ou un pied.

Il y a aussi ceux qui ne contrôleront pas leurs convoitises et seront jetés dans le feu éternel. Le feu est un feu éternel, mais ici il n’est pas dit qu’ils y demeureront pour toujours. Ce que le Seigneur Jésus n’a pas dit est aussi significatif que ce qu’Il a dit. Si une personne est devenue chrétienne, mais que ses mains ou ses pieds pèchent sans cesse, elle subira la punition du feu éternel à l’époque du royaume des cieux; elle ne subira pas cette punition éternellement, mais seulement durant l’ère du royaume.

Que signifie couper une main ou un pied? Quand un homme coupe sa main ou son pied, il peut encore pécher. S’il n’a pas de pied, il peut se déplacer en voiture. Si une de ses mains est coupée, il peut encore pécher avec l’autre main. L’intention du Seigneur n’est pas que nous coupions la main ou le pied, car même si nous en coupons une, nous pourrions encore ne pas enlever notre convoitise.

Ainsi, cette parole ne doit pas se référer au corps extérieur, mais à la convoitise intérieure. Ce que nous devons arracher, c’est ce qui nous pousse à pécher. Une autre chose que nous devons comprendre, c’est que la personne dont il est question ici est un chrétien, car seulement un chrétien a déjà tout le corps purifié et peut ainsi entrer dans la vie après avoir traité la convoitise d’un seul membre de son corps.

Pour les incrédules, il ne suffirait pas de couper une main ou un pied, car même s’ils coupaient les deux mains et les deux pieds, ils iraient quand même en enfer. Afin d’entrer dans le royaume des cieux, il vaut mieux pour un chrétien avoir le corps incomplet que d’aller dans le feu éternel à cause d’un traitement incomplet.

Ensuite, le verset 9 dit: "Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; mieux vaut pour toi entrer dans la vie borgne, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans la géhenne de feu." Cela nous montre que si une personne sauvée ne traite pas sa convoitise, elle ne pourra pas entrer dans la vie, mais ira dans le feu éternel. Le feu éternel ici est la géhenne de feu. La Bible nous montre qu’un chrétien peut souffrir la géhenne de feu. Évidemment, bien qu’il puisse souffrir la géhenne de feu, il ne souffrira pas pour toujours, mais seulement durant l’ère du royaume. Matthieu 18 n’est pas le seul passage des Écritures qui dit cela. Dans d’autres portions de la Bible, il y a aussi le même enseignement.

Par exemple, dans le Sermon sur la Montagne en Matthieu 5-7, il y a des paroles claires du même genre. Matthieu 5:21-22 dit: "Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens: Tu ne tueras point; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges; que celui qui dira à son frère: Raca, mérite d’être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira: Fou, mérite d’être jeté dans la géhenne de feu."

Au début du chapitre cinq, nous lisons que le Seigneur Jésus vit la foule, cependant Il n’enseigna pas la foule. Au contraire, Il enseigna les disciples (v. 1). Le Sermon sur la Montagne est pour les disciples. Donc, celui qui insulte un autre, au verset 22, est un frère.

Il appelle un autre frère "Raca", ce qui veut dire "inutile" ou insensé. Quand il appelle son frère ainsi, il est exposé à la géhenne de feu. Cela ne se réfère pas à une personne non sauvée, car une personne non sauvée ira en enfer même si elle n’appelle personne insensé.

Chaque fois que la Bible parle d’œuvres, elle se réfère à quelqu’un qui appartient à Dieu. Si une personne n’appartient pas à Dieu, il n’est pas nécessaire de mentionner de telles choses. Ici, il s’agit d’une personne sauvée, un frère, mais pour avoir offensé son frère, il est exposé à la géhenne de feu.

Le verset 23 dit: "Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi." Bien souvent les gens gardent des choses contre nous intentionnellement, et il n’y a rien que nous puissions y faire; mais si quelqu’un se plaint à cause de notre insulte, nous devons être prudents en apportant l’offrande à l’autel.

Si tu penses du mal d’un frère et dis quelque chose contre lui, tu dois aller vers lui et régler cette question. "Laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère; puis viens présenter ton offrande" (v. 24). L’important est de se réconcilier avec son frère.

Le verset 25 dit: "Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui." Ton frère est celui qui se plaint, et toi tu es l’accusé. Maintenant il t’emmène au tribunal: "De peur que l’adversaire ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l’officier de justice, et que tu ne sois jeté en prison" (v. 25). Un tel fait arrivera dans le royaume.


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UNE CONSÉCRATION TOTALE

SEMAINE 6 - DIMANCHE
Lecture biblique : 1 Co 9 ; Ph 4.17

Lire et prier : «La crainte des hommes tend un piège, mais celui qui se confie en l’Éternel est protégé» (Pr 29.25)

  
LA HONTE DE CHERCHER DE L’AIDE  
AUPRÈS DES AUTRES POUR RÉDUIRE  
NOTRE SOUFFRANCE

Le chemin de la consécration est un chemin de souffrance, de sacrifice, dans lequel tout ce qui nous appartient fait naufrage. Certains se consacrent pour obtenir la compassion des autres et ainsi réduire leur propre souffrance. Ces croyants ont perdu leur consécration. Il est honteux de chercher de l’aide auprès des autres dans le but de réduire notre souffrance.

Ceux qui sont réellement consacrés doivent apprendre à ne pas chercher de l’aide auprès des autres. Nous préférons souffrir devant le Seigneur plutôt que de chercher de l’aide auprès de tiers, et nous préférons avoir faim pendant trois jours d’affilée plutôt que de laisser les autres connaître notre besoin. Cependant, ce n’est pas notre réalité actuelle. Certains, en souffrant très peu, veulent déjà être remarqués par les autres et recevoir leur aide. Cela montre que leur consécration n’est plus aussi forte qu’auparavant.

Le premier groupe de serviteurs parmi nous ne cherchait pas d’aide auprès des tiers. Ils disaient même aux gens qu’ils ne choisiraient pas la voie de recevoir de l’aide d’autrui. Ils avaient la capacité de gagner de l’argent dans le monde, mais par amour pour le Seigneur, ils ne se sont pas tournés vers le monde pour en obtenir. Telle était la situation et le caractère de ceux qui servaient au début.

Malheureusement, certains parmi nous craignent maintenant de ne pas pouvoir obtenir de l’aide. Il semble qu’aujourd’hui, la honte soit de ne pas recevoir d’aide. Mais c’est une gloire que les autres ne prennent pas soin de nous, car nous servons le Seigneur à plein temps. Il n’est pas glorieux de chercher à obtenir de l’aide et de la compassion des autres ; au contraire, c’est honteux.

Nous deviendrons de misérables parasites si nous attendons toujours l’aide des autres. Pour cette raison, certains peuvent nous réprimander, affirmant que nous sommes les parasites de la société, puisque nous dépendons des autres pour notre subsistance. Cela indique que notre consécration n’est pas ferme. Cependant, cela ne signifie pas que les saints ne doivent pas aimer et prendre soin des serviteurs du Seigneur.

Pendant de nombreuses années, les anciens collaborateurs ont maintenu le principe selon lequel nous ne devons pas nous réjouir ni nous sentir reconnaissants de l’aide que nous recevons directement des autres. Nous ne voulons recevoir aucune contribution directement des mains des hommes.

Ceux qui se sentent responsables de notre soin doivent faire une offrande dans la boîte prévue à cet effet. Nous voulons recevoir notre approvisionnement directement des mains de Dieu. Une personne a demandé un jour à un frère, qui servait à plein temps, combien d’offrandes il avait reçues cette semaine-là. Ce type de question est une insulte à celui qui sert à plein temps. Nous devons regarder bien en face celui qui pose de telles questions et lui dire que cela ne le regarde pas. Sa question ne reflète pas de l’amour pour ceux qui servent le Seigneur ; au contraire, elle constitue une offense. Une personne véritablement concernée doit contribuer en mettant son offrande dans la boîte appropriée, sans demander combien reçoit un serviteur du Seigneur. Ce sont des questions déplacées.

L’épouse d’un frère qui sert a dit un jour que son mari ne recevait que quelques dollars par semaine. Cela a conduit d’autres à penser qu’ils devaient l’aider à trouver un emploi. C’est honteux. Puisque ce couple était disposé à suivre ce chemin, ils ne devaient pas se plaindre. Celui qui sert le Seigneur ne doit pas agir de cette manière. Ceux qui choisissent de suivre ce chemin doivent savoir que c’est un chemin de souffrance et de pauvreté. Ils ne doivent pas s’attendre à mener une vie prospère. Le Seigneur n’a jamais dit que ceux qui choisiraient ce chemin auraient à manger et une bonne vie. Il a dit, au contraire, que nous devons tout laisser pour Le suivre. Nous devons même perdre notre vie. C’est cela, le chemin de la consécration.

C’est glorieux lorsque nous pouvons vivre par la foi toute une année sans que personne ne se soucie de nous. Toutefois, il arrive que ceux qui servent demandent de l’aide aux autres. Lorsque nous sommes dans cet état, nous pouvons accomplir l’œuvre du christianisme institutionnalisé, mais pas celle de l’édification de l’église. Quand nous édifions l’église, notre renommée, notre réputation, notre être et notre famille font naufrage. Notre réputation, ce que nous sommes et ce que nous avons doivent être enterrés. L’apôtre Paul a fait naufrage pour le Seigneur ; et le Seigneur a gagné tout ce qu’il avait.

Le Seigneur Jésus peut conduire les gens au naufrage. De nombreuses vies ont déjà fait naufrage à cause de Lui. C’est une question de consécration, de paiement du prix ; c’est ce que signifie affirmer : «Je complète dans ma chair ce qui manque aux souffrances du Christ pour son corps, qui est l’Église» (Col 1.24).

  
LE CHEMIN DE LA CONSÉCRATION EST
CONSIDÉRÉ COMME ANORMAL

Nous devons considérer la question de la consécration et le prix que nous devons payer. Ceux qui font partie du christianisme institutionnalisé ne suivent pas ce chemin. Nous devons être prêts à faire naufrage pour Christ. Nous ne devons pas évaluer les choses selon nos pensées naturelles. Nous ne devons pas considérer notre profession, notre mariage, notre famille ou nos études selon une pensée naturelle.

La situation des premiers apôtres, des chrétiens qui ont pris part à la vie de l’église primitive et de ceux qui ont suivi le Seigneur au fil des siècles ne peut certainement pas être considérée comme normale. Nous ne pouvons être considérés comme normaux que si nous ne nous consacrons pas et ne suivons pas le chemin de la consécration. Tous les chemins de la consécration sont certainement anormaux.

Par exemple, les parents de la sœur Dora Yu l’ont envoyée en Angleterre pour étudier la médecine. Toutefois, lorsque le navire dans lequel elle se trouvait est arrivé au port de Marseille, en France, elle a dit au capitaine qu’elle devait retourner en Chine pour prêcher l’évangile. Cela est anormal. Nous ne pouvons pas suivre un chemin normal dans notre vie humaine. Si nous suivons un chemin normal, nous ne pourrons pas emprunter le chemin de la consécration. Que nous voyions tous que le chemin de servir le Seigneur est le chemin de la consécration. Il n’y a rien de normal dans ce chemin ; au contraire, tout y est anormal.

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