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jeudi 11 septembre 2025

Le Dommage de la Seconde Mort, semaine 2, samedi, chapitre 3

LE DOMMAGE DE LA SECONDE MORT -
Réflexions sur le millénium

Chapitre 3
LA DISCIPLINE DANS LE ROYAUME (1)

SEMAINE 2 - SAMEDI
Lecture biblique:
Mt 24:36-51; Lc 12:42-48; Col 3:23-25

Lire et prier: "Heureux ce serviteur que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi. En vérité, je vous le dis, il l’établira sur tous ses biens." (Lc 12:43,44)


CERTAINS SERVITEURS DE DIEU
SERONT JUGÉS DANS L’ÂGE À VENIR

Nous devons voir quelques versets qui parlent de cette discipline future. Luc 12:45-48 dit: "Mais si ce serviteur dit en son cœur: Mon maître tarde à venir, et qu’il se mette à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne sait pas, il le coupera en deux et lui donnera sa part avec les incrédules. Ce serviteur qui a connu la volonté de son maître et ne s’est pas tenu prêt, et n’a pas agi selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne l’a pas connue et a fait des choses dignes de coups, recevra peu de coups. Car à quiconque il a été beaucoup donné, il sera beaucoup demandé; et à celui à qui on a beaucoup confié, on demandera davantage".

Dans ces versets, la première chose que nous devons décider est si le serviteur, ici, appartient ou non au Seigneur. Est-il chrétien? Est-il sauvé? Sans aucun doute, le serviteur ici est sauvé. Comment puis-je dire cela? D’abord, parce que dans le Nouveau Testament, Dieu ne considère jamais comme Ses serviteurs ceux qui ne Lui appartiennent pas.

En passant de l’Ancien Testament à l’ère du Nouveau Testament, l’homme est d’abord un serviteur puis devient un fils. Ainsi, dans l’Ancien Testament, il existe beaucoup de serviteurs non sauvés. Mais dans le Nouveau Testament, l’ordre est inversé.

Si un homme n’est pas fils de Dieu, il n’est pas qualifié pour être un serviteur de Dieu. Dans le Nouveau Testament, tous les serviteurs de Dieu sont des fils. Par conséquent, le serviteur mentionné ici est certainement quelqu’un de sauvé. Il y a une deuxième preuve que le serviteur de Luc 12:45-48 est sauvé. La preuve se trouve dans les versets précédents.

Les versets 42-44 disent: "Le Seigneur dit: Quel est donc l’économe fidèle et prudent que le maître établira sur ses serviteurs pour leur donner la ration au temps convenable? Heureux ce serviteur que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi. En vérité, je vous le dis, il l’établira sur tous ses biens".

Ce serviteur dans ces versets est-il le même que celui des versets 45 et 46? Ou bien existe-t-il deux serviteurs? Il n’y a ici qu’un seul serviteur. Le serviteur des versets 43 et 44 est le même que celui du verset 45. Une même personne peut être un bon serviteur tout comme elle peut être un mauvais serviteur. Ce serviteur peut avoir deux pensées différentes. S’il est fidèle à la charge du maître de la maison et donne aux compagnons de service la nourriture en son temps, le maître le récompensera bien et lui confiera tous ses biens. Mais si le serviteur dit en son cœur: "Mon maître tarde; je peux agir comme je veux", et commence à battre les serviteurs et les servantes, le maître viendra et jugera ses péchés. Cela prouve qu’une personne sauvée peut être à la fois un bon serviteur et un mauvais serviteur.

Si, malheureusement, une personne sauvée devient un mauvais serviteur, quelle sera sa fin? Le verset 46 dit: "Le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne sait pas, il le coupera en deux et lui donnera sa part avec les incrédules". Ce châtiment aura-t-il lieu dans cet âge ou dans l’âge à venir? Ici, quelle est l’heure et le jour qu’il ne connaît pas? L’heure et le jour qu’il ne connaît pas doivent se référer au temps du retour du Seigneur. C’est quelque chose dans l’avenir. Le Seigneur dit qu’un serviteur peut être fidèle ou infidèle, et un serviteur infidèle non seulement perdra la récompense, mais sera aussi condamné et recevra une punition précise.

Les versets 47 et 48 s’appuient sur les paroles du verset 46 et concernent l’avenir de ceux qui appartiennent au Seigneur et travaillent pour Lui. "Ce serviteur qui a connu la volonté de son maître et ne s’est pas tenu prêt, et n’a pas agi selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne l’a pas connue et a fait des choses dignes de coups, recevra peu de coups. Car à quiconque il a été beaucoup donné, il sera beaucoup demandé; et à celui à qui on a beaucoup confié, on demandera davantage".

Ces versets ne disent pas que celui qui ne l’a pas connue ne recevra aucun coup; ils disent seulement qu’il recevra peu de coups. Il recevra quand même des coups. Dieu ne laisse pas passer inaperçus ceux qui ne connaissent pas Sa volonté, parce que Sa Parole est ici. Ceux qui la connaissent doivent être responsables devant Lui; ceux qui ne la connaissent pas, mais ont fait des choses dignes de coups, recevront des coups, mais peu. Car à quiconque il a été beaucoup donné, il sera beaucoup demandé; et à celui à qui on a beaucoup confié, on demandera davantage. C’est la règle du châtiment futur de Dieu.

Luc 12:47-48 établit pour nous la question du châtiment futur des chrétiens devant Dieu. Mes amis, je suis ici en train de prêcher l’évangile de la grâce. Quand un homme est sauvé, il est sauvé pour toujours. C’est un fait immuable. Cependant, après avoir été sauvés, si notre conduite est indigne de chrétiens, nous serons punis à l’avenir. Je suis seulement un prédicateur de la Parole de Dieu. Je me rends responsable de dire seulement ce que la Bible dit. Je ne me rends pas responsable de ce que la Bible devrait dire. Aujourd’hui, certains peuvent demander pourquoi les chrétiens doivent être châtiés à l’avenir. Je ne le sais pas. Vous devez vous-même poser la question au Seigneur. Je dis seulement ce que la Bible dit. C’est la parole du Seigneur.

Lisons Colossiens 3:23-25: "Tout ce que vous faites, faites-le de tout cœur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes, sachant que vous recevrez du Seigneur l’héritage pour récompense. Servez Christ, le Seigneur. Car celui qui agit injustement recevra selon son injustice, et il n’y a pas d’acception de personnes".

Le contexte de ce passage montre clairement que ces versets se réfèrent aux chrétiens, non aux incrédules. Les versets qui précèdent ce passage disent comment un chrétien doit être une épouse, un mari, un père ou une mère, un fils ou une fille, un maître ou un esclave.

Ensuite, Paul dit que si un chrétien commet une injustice, il recevra ce qu’il a fait injustement, car il n’y a pas d’acception de personnes. Cela nous montre clairement qu’un chrétien recevra la récompense au tribunal de Christ. S’il commet une injustice aujourd’hui, il recevra une récompense selon ce qu’il a fait injustement. S’il agit justement, il recevra une récompense selon sa justice. Par conséquent, nous ne pouvons pas dire que les chrétiens ne recevront pas une certaine mesure de discipline et de châtiment.


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samedi 19 juillet 2025

Le Pèlerin, semaine 6, lundi, chapitre 18

LE PÈLERIN

LE VOYAGE DU CHRÉTIEN
VERS LA CITÉ CÉLESTE

CHAPITRE 18

SEMAINE 6 - LUNDI

Lire et prier : « Je ne vous ai pas écrit parce que vous ne connaissez pas la vérité, mais parce que vous la connaissez, et qu’aucun mensonge ne vient de la vérité. » (1 Jean 2:21)


Les pèlerins rencontrent Athée, à qui ils résistent par les doctrines de la Bible. Ils traversent la Terre Enchantée, image de la corruption de ce monde, en temps de tranquillité et de prospérité. Moyens par lesquels ils en furent délivrés : Vigilance, Méditation et Prière.

Ils n’avaient fait que quelques pas lorsqu’ils aperçurent un homme qui s’avançait vers eux. Chrétien, en le voyant, dit à Espérance :

Chrétien – Là-bas je vois un homme qui vient à notre rencontre en tournant le dos à la cité de Sion.

Espérance – Je le vois bien ; soyons sur nos gardes, de peur que ce ne soit encore un flatteur.

Lorsqu’il fut près d’eux, Athée (c’était le nom du nouveau venu) leur demanda où ils allaient.

Chrétien – Au mont Sion. (Athée éclata alors d’un grand rire.)

Chrétien – Pourquoi ris-tu ?

Athée – Je ris de voir combien vous êtes ignorants, vous engageant dans un voyage si pénible, alors que la seule récompense dont vous pouvez vous attendre est la fatigue et la peine du chemin.

Chrétien – Tu penses donc qu’on ne nous recevra pas là-bas ?

Athée – Là-bas ? Ce lieu dont vous rêvez existe-t-il dans ce monde ?

Chrétien – Pas dans ce monde, mais dans l’autre.

Athée – Quand j’étais chez moi, dans mon pays, j’ai entendu parler de ce que vous dites, et je suis parti à sa recherche. Voilà vingt ans que je parcours les chemins pour trouver ce lieu, et je ne l’ai jamais trouvé (Ecclésiaste 10:13-15).

Chrétien – Mais nous avons entendu et cru que ces lieux existent, et que nous pouvons les trouver.

Athée – Si je n’avais pas cru moi aussi, je ne serais pas allé aussi loin pour les chercher ; mais comme je ne les ai pas trouvés (et si ce lieu existait, je l’aurais certainement trouvé, car je l’ai cherché plus que vous), je retourne chez moi, et je verrai si je peux maintenant me consoler avec les choses que j’avais autrefois abandonnées, plein d’espoir en ce que je crois désormais être inexistant.

Chrétien – (à Espérance) : Penses-tu que ce que dit cet homme est vrai ?

Espérance – Quelle sottise ! C’est encore un Flatteur. Souviens-toi de ce que cela nous a déjà coûté d’écouter des gens comme lui. N’y a-t-il donc pas de mont Sion ? N’avons-nous pas vu, depuis les montagnes du Délice, la porte de la cité ? Et, au-delà de tout cela, ne devons-nous pas marcher par la foi ? (2 Cor. 5:7). Allons, de peur qu’une autre fois le fouet ne tombe sur nous. N’oublions pas cette leçon importante que tu devrais te rappeler : « Cesse, mon fils, d’écouter l’instruction, si c’est pour t’éloigner des paroles de la connaissance. » (Prov. 19:27)

Chrétien – Mon cher frère, je n’ai pas posé cette question parce que je doutais de la vérité de notre foi, mais pour t’éprouver et tirer une preuve de la sincérité de ton cœur. Quant à cet homme, je sais bien qu’il est aveuglé par le dieu de ce siècle ; poursuivons donc notre chemin, certains que nous possédons la foi de la vérité, d’où ne peut sortir aucun mensonge (1 Jean 2:21).

Espérance – Maintenant je me réjouis dans l’espérance de la gloire de Dieu.

Et ils s’éloignèrent de cet homme qui, riant d’eux, poursuivit son chemin.

Je vis alors dans mon rêve qu’ils continuèrent leur marche jusqu’à arriver dans un certain pays dont l’atmosphère rend tous les étrangers somnolents.

Espérance commença à ressentir les effets de ce nouvel air, et, se sentant très lourd et plein de sommeil, dit à Chrétien :

Espérance – J’ai tant sommeil que je peux à peine garder les yeux ouverts. Couchons-nous un peu et dormons.

Chrétien – N’en parlons même pas. Fais attention, car nous pourrions nous endormir et ne plus jamais nous réveiller.

Espérance – Pourquoi pas ? Frère, le sommeil est doux à celui qui a travaillé ! Si nous dormons un peu, nous nous relèverons rafraîchis.

Chrétien – Ne te souviens-tu pas que l’un des bergers nous a dit de faire attention à la Terre Enchantée ? Ce conseil signifiait que nous devions nous abstenir de dormir. Ne dormons donc pas, mais veillons et soyons sobres (1 Thessaloniciens 5:6)

Espérance – Je reconnais mon erreur et je vois que, si j’avais été seul, j’aurais couru le danger de mourir. Le Sage avait raison de dire : « Deux valent mieux qu’un. » (Ecclésiaste 4:9)

Ta compagnie m’a été bénéfique, ce qui est déjà une bonne récompense pour mon travail.

Chrétien – Alors, pour ne pas nous endormir, entamons une bonne conversation.

Espérance – Volontiers.

Chrétien – Par où commençons-nous ?

Espérance – Par là où Dieu a commencé avec nous. À toi de commencer, je t’en prie.

Chrétien – Je vais donc te poser une question : comment en es-tu venu à penser à faire ce que tu fais maintenant ?

Espérance – Tu veux dire : comment ai-je commencé à penser au salut de mon âme ?

Chrétien – Oui, c’est ce que je voulais dire.

Espérance – Cela faisait déjà longtemps que je me délectais des choses visibles et vendues à notre foire, des choses qui, je le crois maintenant, m’auraient conduit à la perdition et à la destruction si j’avais continué à les pratiquer.

Chrétien – Et quelles étaient ces choses ?

Espérance – Les trésors et richesses de ce monde. J’aimais aussi beaucoup le tumulte, l’ivrognerie, la médisance, la luxure, la violation du jour du Seigneur, et bien d’autres choses qui menaient toutes à la destruction de mon âme. Mais finalement, en entendant et en réfléchissant aux choses divines dont tu m’as parlé, à propos de notre bon et cher Fidèle, qui mourut à cause de sa foi et de sa vie exemplaire à la foire de la Vanité, j’en vins à conclure que la fin de toutes ces choses, c’est la mort (Romains 6:21-23), et que par elles vient la colère de Dieu sur les fils de la désobéissance (Éphésiens 5:6).

Chrétien – As-tu eu immédiatement cette conviction intime ?

Espérance – Non, je ne voulais pas admettre tout de suite la méchanceté du péché ni la condamnation qui l’accompagne : je m’efforçais plutôt, lorsque mon esprit commençait à être touché par la Parole, de fermer les yeux à la lumière.

Chrétien – Mais pourquoi résistais-tu ainsi aux premiers élans de l’Esprit de Dieu ?

Espérance – Pour ces raisons : 1°) J’ignorais que c’était là l’œuvre de Dieu en moi. Je n’avais jamais pensé que Dieu commençait la conversion d’un pécheur par la conviction de péché ; 2°) Le péché était encore très agréable à ma chair, et j’étais attristé de devoir y renoncer ; 3°) Je ne pouvais me séparer de mes amis et compagnons dont la présence et les actions me réjouissaient tant ; 4°) Les moments où je souffrais sous ces convictions étaient si pénibles et pleins de terreur que mon cœur ne pouvait en supporter même le souvenir.

Chrétien – Tu veux dire que parfois tu arrivais à te débarrasser de cet inconfort ?

Espérance – Oui, mais jamais complètement ; si bien que je revenais à un état aussi mauvais, voire pire qu’auparavant.

Chrétien – Et qu’est-ce qui te rappelait tes péchés à nouveau ?

Espérance – Différentes choses. Par exemple : simplement croiser un homme pieux dans la rue ; entendre une lecture de la Bible ; un simple mal de tête ; apprendre qu’un voisin était malade, ou entendre des cloches funèbres ; penser à la mort ; entendre parler d’un décès soudain ou y assister ; mais surtout penser à mon propre état et au fait que je devais bientôt comparaître en jugement.


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