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mercredi 17 septembre 2025

Le Dommage de la Seconde Mort, semaine 3, jeudi, chapitre 4

LE DOMMAGE DE LA SECONDE MORT -
Réflexions sur le millénium

Chapitre 4
LA DISCIPLINE DANS LE ROYAUME (2)

SEMAINE 3 - JEUDI
Lecture Biblique: Mt 18:23-35; 2 Tm 2:12;

Lire et prier: "Cette parole est certaine: Si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui; si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui; si nous le renions, lui aussi nous reniera;" (2 Tm 2:11,12)


LE CHÂTIMENT DANS LE ROYAUME MILLÉNAIRE

La Bible dit que beaucoup d’enfants de Dieu auront un châtiment spécifique. Beaucoup de chrétiens ont une conduite inappropriée. Ils ne vivent pas de manière pieuse. Ils aiment le monde et marchent selon leur propre volonté. Ils adorent Dieu selon la manière de l’homme. Ils n’obéissent pas à la Parole de Dieu en s’occupant de l’œuvre de Dieu, mais au contraire font ce qu’ils aiment faire.

Ils essaient de plaire aux hommes. Ils recherchent la gloire de l’homme plutôt que la gloire de Dieu et ne veulent pas occuper la même place de honte que le Seigneur a occupée. Ils ont commis beaucoup d’erreurs et de péchés et n’ont pas été disciplinés par le Seigneur dans cet âge.

Après être morts et ressuscités en ce jour-là, pourront-ils régner avec le Seigneur? La Bible dit que nous devons d’abord souffrir et supporter les injures avec Lui, avant que nous puissions régner et être glorifiés avec Lui (2 Tm 2:12). Beaucoup de chrétiens non seulement n’ont jamais souffert, mais ils ont beaucoup de péchés. Ils aiment le monde et marchent selon la chair. Quand ils quitteront le monde, ils auront encore beaucoup d’injustice et beaucoup de péchés qui n’ont pas été traités. La Bible nous montre que de tels chrétiens auront un châtiment spécifique et défini.

Matthieu 18:23-35 parle d’un serviteur qui fut pardonné de ses dettes par son seigneur. Un autre compagnon avait une dette envers le premier serviteur. Mais le serviteur qui avait été pardonné de sa dette ne voulut pas pardonner à son compagnon. Le premier serviteur représente certainement une personne sauvée, car il implora le pardon de son seigneur, et le seigneur, ému de compassion, le laissa aller et lui pardonna la dette.

Nous sommes tous des personnes démunies venant au Seigneur pour chercher la grâce. Le Seigneur a pardonné notre dette et nous a laissés aller. Si le premier serviteur représente un chrétien, alors tout ce qu’il exprime représente ce que nous exprimerons. La manière dont le seigneur traite son serviteur sera la manière dont le Seigneur nous traitera.

Les versets 28-30 disent: "Mais ce serviteur, étant sorti". Il est sorti parce qu’il était maintenant un homme libre. "Mais ce serviteur, étant sorti, trouva un de ses compagnons qui lui devait cent deniers; et, l’ayant saisi, il l’étranglait, disant: Paie-moi ce que tu me dois. Son compagnon, se jetant à ses pieds, le suppliait, disant: Aie patience envers moi, et je te paierai. Mais il ne voulut pas; au contraire, il alla le jeter en prison, jusqu’à ce qu’il eût payé la dette".

Ce passage parle d’un chrétien qui ne pardonne pas le péché d’un autre. Tu es quelqu’un qui a été pardonné, mais tu ne veux pas pardonner. Le Seigneur t’a pardonné dix mille talents. Maintenant ton frère te doit seulement cent deniers, mais tu dis dans ton cœur qu’il doit te les rendre. Il doit te restituer jusqu’au dernier centime. Quel sera alors le résultat?

Les versets 31-33 continuent: "Ses compagnons, voyant ce qui était arrivé, furent très attristés, et ils allèrent rapporter à leur seigneur tout ce qui s’était passé. Alors son seigneur, l’ayant appelé, lui dit: Méchant serviteur, je t’ai pardonné toute cette dette parce que tu m’en avais supplié; ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi?"

Que cette personne représente quelqu’un de sauvé est à nouveau prouvé par le fait que le Seigneur a eu pitié de lui. Le Seigneur dit: Ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi? Ne devais-tu pas pardonner ton compagnon comme je t’ai pardonné? Cela prouve que cette personne représente quelqu’un qui a reçu la miséricorde et le pardon de Dieu.

Il doit être quelqu’un qui a déjà la vie, et pourtant il ne pardonne pas à d’autres chrétiens. "Et son seigneur, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il eût payé toute la dette". Cette personne à qui avait été accordée miséricorde et qui avait été pardonnée fut livrée aux bourreaux jusqu’à ce qu’elle eût payé toute la dette au Seigneur. S’il pouvait rendre tout ce qu’il devait est une autre question. Le fait est qu’il devait souffrir.

Cela nous montre que si un chrétien ne pardonne pas à un autre, en ce jour-là le Seigneur le traitera de la même manière qu’il a traité les autres. Si tu ne pardonnes pas ton frère, le Seigneur te traitera selon ton attitude implacable.


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jeudi 26 juin 2025

Le Pèlerin, semaine 2, samedi, chapitre 8

LE PÈLERIN
LE VOYAGE DU CHRÉTIEN
VERS LA CITÉ CÉLESTE

CHAPITRE 8

SEMAINE 2 - SAMEDI

Lire et prier : « Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité. » (Hébreux 11.16)


Chrétien au Palais Beau (1)

 

Piété – Continue. Tu as dû voir autre chose.

Chrétien – Je vous ai déjà raconté ce qu’il y avait de principal et de meilleur. J’ai aussi rencontré trois individus, Simplicité, Paresse et Présomption, endormis hors du chemin, enchaînés aux pieds, que j’ai tenté en vain de réveiller.

J’ai ensuite rencontré Hypocrisie et Formaliste, qui avaient sauté par-dessus le mur, prétendant aller à Sion ; mais ils se sont perdus peu après, car ils n’ont pas voulu m’écouter. J’ai aussi trouvé très pénible l’ascension du défilé, et encore plus terrible le passage entre les gueules des lions. Si ce n’avait été le portier qui m’a encouragé par ses paroles, j’aurais peut-être fait demi-tour. Mais grâce à Dieu, me voici heureusement ici, et je vous remercie pour la belle hospitalité que vous m’offrez. Prudence, prenant alors la parole, lui demanda :

Prudence – Ne penses-tu pas parfois au pays que tu as quitté ?

Chrétien – Oui, madame, quoique avec beaucoup de répugnance et de honte. Si je l’avais désiré, j’aurais pu retourner en arrière, car j’ai eu suffisamment de temps et d’occasions ; mais j’aspire à une meilleure patrie, la céleste (Hébreux 11.15-16).

Prudence – N’as-tu pas emporté avec toi certaines choses auxquelles tu étais attaché avant de partir ?

Chrétien – Si, madame, mais bien malgré moi, surtout mes pensées charnelles, qui me plaisaient tant, ainsi qu’à mes compatriotes. À présent, toutefois, toutes ces choses me pèsent tellement que, si cela ne dépendait que de moi, je n’y penserais jamais plus. Pourtant, plus je veux faire le bien, plus je pratique le mal (Romains 7.15-21).

Prudence – Et n’as-tu pas parfois l’impression que les choses qui autrefois t’embarrassaient sont presque sur le point de te vaincre ?

Chrétien – Cela m’arrive, mais rarement ; cependant, lorsque cela se produit, ces heures me semblent précieuses comme de l’or.

Prudence – Et te souviens-tu des moyens par lesquels tu surmontes ces maux dans de telles occasions ?

Chrétien – M’en souvenir ? Oui ! Quand je médite sur ce que j’ai vu, et sur ce qui s’est passé près de la Croix ; quand je contemple ce vêtement brodé ; quand je me réjouis en regardant ce parchemin, et lorsque je pense à ce qui m’attend si j’ai le bonheur d’atteindre le lieu où je me rends, alors il me semble que tous ces maux qui m’affligent disparaissent.

Prudence – Et pourquoi désires-tu tant arriver au mont Sion ?

Chrétien – Oh ! parce que j’espère y trouver vivant Celui que j’ai vu récemment cloué à la croix ; j’espère, en arrivant là-bas, être libéré de ce qui m’oppresse tant, car la mort n’y entre pas, et j’y aurai la compagnie qui me plaît le plus (Ésaïe 25.8 ; Apocalypse 21.3-4). J’aime beaucoup Celui qui, par sa mort, m’a délivré du fardeau qui m’accablait. Mes infirmités intérieures m’ont beaucoup affligé. Je désire atteindre le pays où il n’y aura plus de mort, et je soupire après des compagnons semblables à ceux qui chantent sans cesse : Saint, Saint, Saint ! Charité prit alors la parole :

Charité – As-tu une famille ? Es-tu marié ?

Chrétien – J’ai une femme et quatre enfants.

Charité – Alors, pourquoi ne les as-tu pas amenés avec toi ?

Chrétien – (En pleurant.) Je les aurais emmenés avec la meilleure volonté ; mais, hélas, tous les cinq s’opposaient à mon voyage, et ils y résistèrent de toutes leurs forces.

Charité – Mais tu aurais dû leur parler et t’efforcer de les convaincre du danger qu’ils couraient.

Chrétien – Je l’ai fait, leur exposant aussi ce que Dieu m’avait révélé au sujet de la ruine de notre ville. Mais ils me prirent pour un fou et ne voulurent pas m’écouter (Genèse 19.14) ; j’ai accompagné ce conseil d’une prière fervente au Seigneur, car j’aimais beaucoup ma femme et mes enfants.

Charité – Je suppose que tu leur as parlé avec insistance de ta douleur et de la peur que tu avais de la destruction, car je crois que tu voyais clairement à quel point ta ruine était imminente.

Chrétien – En vérité, je l’ai fait, non une fois, mais plusieurs fois ; et de plus, ma crainte était bien visible sur mon visage, dans mes larmes et dans la peur que m’inspirait l’idée du jugement suspendu au-dessus de nos têtes. Mais rien n’a pu les persuader de me suivre.

Charité – Et quelles raisons ont-ils données pour ne pas te suivre ?

Chrétien – Ma femme craignait de perdre ce monde, et mes enfants étaient entièrement livrés aux plaisirs de la jeunesse ; voilà pourquoi ils m’ont laissé entreprendre seul mon voyage.

Charité – Et n’est-ce pas toi qui, par ta vie vaine, rendais vains les conseils que tu leur donnais pour qu’ils te suivent ?

Chrétien – Il est vrai que je ne peux rien dire en faveur de ma vie, car je sais combien elle a été imparfaite, et je sais aussi qu’un homme peut contredire par sa conduite ce qu’il cherche à persuader aux autres par ses paroles, pour leur bien. Mais je puis affirmer que j’évitais soigneusement de leur donner occasion, par quelque action inconvenante, de refuser de m’accompagner dans mon pèlerinage ; si bien qu’ils m’accusaient d’exagérer et de me priver, à cause d’eux, de choses qui, selon eux, n’avaient rien de mal ; et je peux encore ajouter que ce qu’ils voyaient en moi, c’était ma grande préoccupation de ne pas pécher contre Dieu et de ne pas nuire à mon prochain.

Charité – Il est certain que Caïn haït son frère (1 Jean 3.12), parce que les œuvres d’Abel étaient bonnes, et les siennes mauvaises ; et c’est la raison pour laquelle ta femme et tes enfants se sont détournés de toi ; par cette conduite, ils se sont montrés implacables envers le bien, et tu as délivré ton âme de leur sang (Ézéchiel 3.19).


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jeudi 29 mai 2025

L’administration de l’église et le ministère de la parole, semaine 10, chapitre 14, jeudi

L’ADMINISTRATION DE L’ÉGLISE
ET LE MINISTÈRE DE LA PAROLE

CHAPITRE QUATORZE :
LA RESTAURATION DU FONDEMENT DE L’ÉGLISE

SEMAINE 10 - JEUDI
Lecture biblique : Ap 1

Lire et prier : « Jean, aux sept églises qui sont en Asie : Que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était et qui vient, et de la part des sept Esprits qui sont devant son trône. »  (Ap 1.4)

PROBLÈMES CAUSÉS
PAR LE FRÈRE AUSTIN-SPARKS
LORS DE SA DEUXIÈME VISITE À TAIWAN


La première visite du frère Austin-Sparks à Taïwan avait pour but de nous approvisionner spirituellement. Cette visite ne nous a causé aucun problème car nous n’avons pas abordé la question du fondement. Ce fut un moment très agréable. Sa deuxième visite, cependant, nous a apporté beaucoup de tristesse. Il aurait dû garder l’attitude de nous approvisionner spirituellement par son ministère et ne pas toucher à la question du fondement. S’il avait agi ainsi, il n’y aurait eu aucun problème.

Mais lors de sa seconde visite, il a dépassé les limites de son ministère et non seulement il nous a interrogés sur la pratique du fondement de l’église, mais il est aussi intervenu sur cette question. Un frère a suggéré que j’avais peut-être mal compris le frère Austin-Sparks. Moi aussi, j’espérais qu’il s’agissait simplement d’un malentendu et que le frère Austin-Sparks ne s’opposait pas à nous sur ce sujet. Lors de sa visite, un groupe de saints a commencé à hésiter, estimant qu’il n’était pas nécessaire de se préoccuper du fondement, qu’il suffisait d’être spirituel. Cela prouve qu’il ne s’agissait pas d’un malentendu.

Le frère Austin-Sparks nous a réprimandés ouvertement et pas seulement lors de conversations privées. Lors d’une réunion, il a déclaré publiquement : « Vous limitez Christ à un lieu et, de cette manière, vous faites de Lui un petit Christ et de l’église, une petite église ». Ces paroles prouvent qu’il insistait sur son point de vue. Voilà le problème que nous avons rencontré.

Nous devons être clairs quant au témoignage que le Seigneur désire que nous gardions dans Sa restauration. Nous remercions le Seigneur pour tous ceux qui, parmi nous, sont puissants dans l’évangile pour le salut des âmes. Cependant, nous aurons des problèmes si vous agissez ou parlez d’une manière qui affecte le fondement et notre témoignage. Tant que ce que vous faites n’affecte pas ce témoignage et ce fondement, vous pouvez exercer votre portion et nous vous accueillerons et vous considérerons comme un collaborateur, un cher frère. Nous ne sommes pas étroits.

Par exemple, il y avait une sœur à Hong Kong qui n’avait pas la vision du fondement, mais qui entretenait une communion spirituelle avec nous. Elle avait la charge de servir le Seigneur en Orient. Elle voulait être avec un groupe d’enfants de Dieu qui cherchait à plaire à la volonté de Dieu et à être spirituel, c’est pourquoi elle nous a choisis. Son union avec nous était liée à l’approvisionnement spirituel, et non au fondement.

Nous l’avons donc accueillie comme collaboratrice, même si elle n’était pas claire concernant le fondement. Cela est dû, du point de vue spirituel, au fait qu’elle était effectivement une collaboratrice. Elle n’a pas interféré avec notre pratique du fondement. Elle s’est efforcée de mettre en pratique sa portion pour que les frères soient perfectionnés. Nous avons reconnu son apport et nous ne l’avons pas persuadée d’être une avec nous en ce qui concerne le fondement.

Elle n’a eu aucun problème avec nous. Toutefois, elle devait savoir qu’elle s’était jointe à un groupe de frères fondés sur le fondement, unis sur le fondement. Même si les responsables se détournaient pour aimer le monde, ils continueraient dans cette voie, car c’est cette voie que le Seigneur désire.

IL N’EXISTE AUCUNE RÉCONCILIATION
EN DEHORS DU FONDEMENT

Puisque nous avons eu la vision du fondement, nous devons le garder de manière ferme et inébranlable. Il n’y a pas de place pour un fondement intermédiaire. Il n’existe pas de fondement neutre. Si le fondement de la dénomination est correct, nous ne devrions pas en avoir un autre. Nous devrions tous adorer Dieu dans les dénominations. Si le fondement de la dénomination est erroné, il ne peut y avoir de réconciliation avec elle. Nous devons en être totalement certains.

La réconciliation, dans ce cas, ne conduira pas à la bénédiction. Au contraire, elle fera souffrir les deux parties. Il y a déjà eu de nombreux cas de concessions parmi nous. Certains cas concernaient des individus et d’autres un groupe ; certains se sont produits dans le sud de la Chine, d’autres dans le nord du pays. Les conséquences ont toujours été des dommages et des pertes ; aucune des deux parties n’a été édifiée et tous nos efforts ont été vains.

De plus, la plupart de ceux qui ont essayé de se réconcilier avec les dénominations ont fini par suivre leur chemin. Pour cette raison, ils sont devenus des personnes sans vision. Nous ne devons jamais penser que ceux qui sont dans les dénominations peuvent nous aider. Nous devons prendre conscience qu’ils ne peuvent non seulement pas nous aider, mais que si nous essayons de nous réconcilier avec eux, nous serons influencés par eux.

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vendredi 18 avril 2025

L'administration de l'Église et le ministère de la parole, semaine 5, chapitre 7, vendredi

L’ADMINISTRATION DE L’ÉGLISE
ET LE MINISTÈRE DE LA PAROLE

CHAPITRE SEPT :
L’ÉDIFICATION DE L’ÉGLISE EXIGE
UNE CONSÉCRATION TOTALE

SEMAINE 5 – Vendredi
Lecture biblique : Ag 1.1-11 ; Lc 14.25-33

Lire et prier : « Ainsi parle l’Éternel des armées : Réfléchissez attentivement à votre conduite. Montez sur la montagne, apportez du bois, et bâtissez la maison ; j’en aurai de la joie, et je serai glorifié, dit l’Éternel. » (Aggée 1.7-8)

  
NOUS SOMMES INCAPABLES DE PRENDRE  
SOINS DE LA MAISON DE DIEU ET DE LA NÔTRE (1)

Un jour, certains missionnaires occidentaux m’ont confronté en disant que les frères responsables des réunions de groupes devaient s’occuper convenablement de leur propre maison au lieu de participer à tant de réunions. Bien qu’ils soient de bonne intention, nous devons poser la question : « Quelle maison est la plus importante, celle de Dieu ou la nôtre ? »

C’est une question de consécration. Nous ne pouvons pas dire amen à l’attitude des missionnaires occidentaux envers la famille. Au lieu de sacrifier leur maison pour celle de Dieu, ils sacrifient la maison de Dieu pour la leur. Nous ne pouvons pas dire amen à cela. Leur famille peut être merveilleuse, mais dans quel état est l’église qu’ils dirigent ?

Presque tous les saints qui servent le Seigneur ont une famille. Si tous passaient leur temps avec elle, produisant des familles comme des jardins de bonheur et des enfants comme des petits anges, la maison de Dieu serait en ruine. C’est une question de consécration.

Si notre consécration est totale, même nos enfants pourraient se lever pour s’opposer à nous. Aucun enfant de missionnaire occidental ne s’oppose à ses parents, parce qu’ils se préoccupent trop de leur famille. Certains n’avaient pas de domestiques dans leur pays, mais une fois arrivés en Chine, ils ont engagé un cuisinier, une nourrice, une femme de ménage, un jardinier, un chauffeur, voire un garde. Si nous sommes réellement consacrés, les premiers à nous opposer seront nos enfants.

C’est pourquoi je questionne la consécration des missionnaires qui parlent de façon irresponsable et sarcastique. Même s’ils sont serviteurs de Dieu, nous ne devons pas imiter leur mode de vie. Il est indéniable que nous devons faire de notre mieux pour prendre soin de notre famille, mais nous devons aussi être sûrs de notre consécration.

Un frère a cinq enfants, et la réunion de groupe dont il est responsable compte plus de cent saints. S’il ne s’occupe que de sa famille, il ne pourra pas s’occuper des frères. Et s’il ne s’occupe que des frères, il ne pourra pas s’occuper convenablement de sa famille. Il est difficile de bien s’occuper de la réunion de groupe tout en prenant soin de sa famille. Servir la réunion de groupe exige toute la personne. Nous devons penser à la réunion de groupe même dans nos rêves.

Si nous copions les missionnaires occidentaux dans leur manière de s’occuper de leur famille, les résultats de notre travail pour l’église ressembleront aux leurs. À certains moments critiques, ils disent : « Frères, je ne peux plus faire ce travail, car je dois être avec mes enfants. » Mais nous ne pouvons pas agir ainsi à cause de notre consécration. Que Dieu nous bénisse pour que notre famille reçoive miséricorde et soin ! Mais nous devons être avertis que la conduite de certains missionnaires n’est pas la nôtre. Ils ne suivent pas le chemin de la consécration.

  
NOUS SOMMES INCAPABLES DE SERVIR LE SEIGNEUR ET MAMMON

Frère T. Austin-Sparks a un jour dit qu’il y a certains problèmes avec les missionnaires occidentaux dans le christianisme institutionnalisé. Nous reconnaissons qu’ils ont voyagé dans des pays lointains par amour pour Christ, mais cela ne signifie pas que tous les missionnaires venus en Chine se sont sacrifiés et sont consacrés.

Je n’ai aucune intention de condamner leur mode de vie, mais nous devons savoir que le chemin de la consécration entraîne beaucoup de souffrances. Avant de nous consacrer, nous avons peu de problèmes avec les études, le travail ou la famille. Mais après la consécration, de nombreux problèmes surgissent.

Avant la consécration, nous pouvions être de bons professeurs, médecins, fonctionnaires, pères ou fils. Cependant, plus nous sommes consacrés, plus nous devenons incapables, et plus nous rencontrons de problèmes. En un sens, la personne qui dérange le plus les gens est Jésus ; c’est Lui qui a conduit beaucoup de personnes au naufrage. Beaucoup de personnes talentueuses ont fait naufrage à cause de Lui : de bons étudiants, de bons professeurs, de bons pères et mères ont fait naufrage à cause de Jésus.

Quand j’étais à Manille, aux Philippines, un groupe de jeunes m’a demandé de leur parler. Ma première phrase fut : « Jésus conduit les gens au naufrage. » Les jeunes à Manille doivent être naufragés par Jésus, et les familles chrétiennes chinoises outre-mer vivant à Manille doivent être naufragées par Jésus.

Ne pensez pas que notre œuvre en Asie du Sud-Est est bien reçue. Ces dernières années, nous avons livré bataille tous les jours. Quand je suis allé à Manille en 1955, les frères là-bas me respectaient, m’estimaient et me traitaient bien ; d’un autre côté, je livrais bataille avec eux.

Je combattais la bataille concernant le « ciel ». Je voulais éradiquer le concept du « ciel » de leur être. Je leur ai dit qu’en tant que chrétiens, nous ne devons pas penser que la vie chrétienne est une question de demander bénédictions, longévité, paix, de craindre le Seigneur et de ne pas pécher. Ce n’est pas non plus une question d’aller au ciel pour jouir de bénédictions éternelles après la mort. Ce genre d’évangile peut sembler très attrayant, mais il correspond à un certain concept religieux qui considère Jésus simplement comme une personne un peu plus fiable qu’un Bouddha.

C’est pourquoi j’ai été ferme dans le combat au sujet du ciel. Je leur ai montré les paroles du Seigneur dans les évangiles : « Si quelqu’un vient à moi, et ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple » (Lc 14.26). Cette parole catégorique a touché le cœur de ceux qui aiment le monde.

Lors d’un repas d’amour, j’ai partagé comment lire la Bible et prier afin de recevoir la grâce et des réponses aux prières, et être un objet de la miséricorde du Seigneur. Un frère m’a alors demandé pourquoi je ne prêchais pas ainsi à tous les saints, mais au contraire sur le renoncement à tout pour le Seigneur et sur la consécration. Je lui ai immédiatement répondu : « Cher frère, as-tu besoin de moi pour prêcher des messages que tu pourrais toi-même prêcher ? »

Après le repas, j’ai dit aux anciens présents qu’ils devaient examiner leur propre condition. Ils ne devaient pas simplement dire que les jeunes aiment le monde et manquent de réalité ; ils devaient d’abord considérer leur propre état. Lorsqu’ils m’ont rencontré plus tard, ils étaient honteux. Ceux qui aiment le monde devraient avoir honte.

C’est pourquoi quiconque croit en Jésus fera naufrage. Tous ceux qui croient vraiment en Jésus feront naufrage par Lui. Ils ne seront pas corrompus par Jésus, mais feront naufrage par Lui. Si les jeunes veulent suivre Jésus, ils rencontreront des problèmes à l’école. S’il s’agit d’un médecin, qu’il ne s’attende pas à prospérer. La plupart de ceux qui mènent une vie paisible et prospère rencontrent des problèmes avec la consécration.

Une personne capable de prospérer comme médecin, de gagner de l’argent comme homme d’affaires, de devenir célèbre comme professeur d’université, d’être reconnu comme meilleur élève ou excellent père aura des problèmes avec la consécration. Une personne ne peut avoir qu’un seul Seigneur. Si elle est absorbée par les études, elle n’aura pas de place pour Jésus ; et si elle est absorbée par Jésus, elle n’aura pas de place pour les études. De même, si elle est absorbée par ses enfants, elle n’aura pas de place pour Jésus ; et si elle est absorbée par Jésus, elle n’aura pas de place pour ses enfants. Il est donc impossible de servir le Seigneur correctement tout en étant un bon médecin ou un bon père aux yeux du monde.

Il n’est pas difficile d’être respecté tant qu’on ne se consacre pas. Mais cela ne signifie pas que ceux qui servent le Seigneur et prêchent la parole doivent se comporter de façon inappropriée. Nous devons nous comporter de manière respectable et digne de l’éloge des hommes en servant le Seigneur et en prêchant la parole. Si nous voulons être totalement intègres dans notre consécration, nous devons être prêts à mener une vie de souffrances. Ce prix est devant nous, et nous devons évaluer le coût.


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vendredi 7 mars 2025

Comment être utile pour le Seigneur, semaine 2, chapitre 5, vendredi

COMME ÊTRE UTILE AU SEIGNEUR

CHAPITRE CINQ

SEMAINE 2 - VENDREDI

Lecture biblique : Mc 10:27 ; 2 Co 13:6 ; Éph 4:13 ; 1 Jn 3:2

Lire et prier : "Bien-aimés, maintenant, nous sommes enfants de Dieu, et il n'a pas encore été manifesté ce que nous serons. Nous savons que, lorsqu'il se manifestera, nous serons semblables à lui, car nous le verrons tel qu'il est." (1 Jn 3:2)

LE CONCEPT DE DIEU SUR LE SALUT : QUE NOUS SOYONS CONFORMES À L'IMAGE DE SON FILS (2)

Plus Dieu se mélange avec nous, plus nous avons son élément. Plus Dieu se mélange avec nous, plus Christ se répand en nous. Ainsi, Christ, petit à petit, grandira en nous jusqu'à être formé et mûrir en nous. Cela nous conduit à une croissance parfaite (Éph 4.13). Lorsque nous atteindrons l'étape de la virilité parfaite, Christ sera pleinement exprimé par nous. Il se répandra à partir de notre esprit et occupera totalement notre âme, et alors, il pénétrera notre corps, et la gloire sera exprimée. À ce moment-là, nous serons matures et prêts à être enlevés, car Christ sera pleinement développé et formé en nous.

La Première Épître de Jean 3:2 dit : "Lorsqu'il se manifestera, nous serons semblables à lui." Sommes-nous semblables à lui maintenant ? Jusqu'où exprimons-nous Christ ? Depuis le moment où nous avons été sauvés, est-ce que Dieu continue de se mélanger avec nous ? Chaque fois que Dieu agit en nous, sommes-nous touchés, mais pas émus ? Lui permettons-nous de prévaloir ? L'élément de Dieu est-il dans nos opinions et préférences ?

Peut-être qu'encore aujourd'hui, certains d'entre nous ont le concept qu'il suffit d'être sauvé et "d'aller au ciel" et qu'il n'est pas nécessaire de se soucier de la question de la victoire. Certains disent même : "Nous ne nous attendons pas à recevoir une récompense. Nous sommes satisfaits de servir de sentinelles aux portes des demeures célestes." De plus, ils disent : "Toutes les prédications sur la vérité sont très bonnes, mais nous ne pouvons pas atteindre leur niveau. Elles sont trop difficiles, alors nous allons les oublier. Notre Dieu est un Dieu de compassion. Il nous a prédestinés non pour être jugés, mais pour être sauvés. Par conséquent, il est suffisant que nous soyons sauvés. Nous devons éviter les 'grands péchés', mais, de temps en temps, si nous commettons des 'petits péchés', nous n'avons pas à y penser trop. Nous, chrétiens, ne devons pas être trop zélés. Pourquoi devons-nous assister aux réunions et prier tous les jours ? Il suffit d'être sauvé."

Cependant, si un jour, l'un d'eux tombait gravement malade et se trouvait au bord de la mort, il ne dirait plus cela. Au contraire, il se repentirait de son attitude antérieure envers la grâce et dirait au Seigneur : "Seigneur, Tu m'as sauvé et je sais vraiment que Tu m'as pardonné mes péchés et m'as donné la vie éternelle, c'est pourquoi je ne me tourmente pas si Tu veux me prendre aujourd'hui pour être avec Toi. Cependant, lorsque je pense qu'à travers toute ma vie, j'ai vécu selon ma chair et ne me suis préoccupé que de moi-même, quand je pense que je n'ai jamais pensé à Tes intérêts ni vécu un seul jour selon l'Évangile, comment puis-je venir Te voir en paix ? Seigneur, aie pitié de moi ! Si Tu me donnais quelques années de plus, je les vivrais entièrement pour Toi."

S'il mourait sans avoir terminé ses paroles, irait-il dans une "demeure céleste" ? S'il y allait, ne se sentirait-il pas honteux de voir le Seigneur dans cette "demeure céleste" ? Une personne ne peut pas aller, aussi négligemment, rencontrer le président d'un pays, encore moins le Seigneur. Au minimum, il doit se coiffer, se laver le visage et changer de vêtements.

Beaucoup de personnes ont été sauvées, mais même après cela, elles vivent encore selon la chair et la vie naturelle, aiment le monde, se livrent aux convoitises, pratiquent la tromperie et font le mal ; pourtant, elles croient encore que, lorsqu'elles mourront, leur âme ira immédiatement dans une demeure céleste. Si c'était le cas, quel genre de lieu serait cette demeure céleste ? Ne serait-ce pas un repaire de brigands ?

Ce n'est pas le concept de Dieu sur le salut. L'intention de Dieu est que tous les sauvés soient conformes à l'image de Son Fils. Maintenant, pensez à vous-même, vos pensées sont-elles impures ? Ont-elles été purifiées par le Saint-Esprit ? Votre être naturel est-il fort ? A-t-il déjà été transformé par le Saint-Esprit ?

Il est vrai que le Seigneur vous a acheté et racheté par Son précieux sang. Cependant, Dieu vous demandera jusqu'où vous avez été transformé en Sa vie². Vous êtes-vous conformé à l'image de Son Fils ? Lui ressemblez-vous ? Le salut de Dieu n'est pas selon la doctrine enseignée par un christianisme dégradé, mais selon Son but de grâce.

Je ne demande pas si vous avez été sauvé. Je sais que vous avez été lavé par le précieux sang et que vous avez reçu la vie de Dieu, mais vivez-vous en Lui ? Êtes-vous sous le gouvernement de l'Esprit ? Vous soumettez-vous à l'autorité céleste ? Êtes-vous discipliné par les cieux ?


TOUTES LES CHOSES SONT IMPOSSIBLES AUX HOMMES, 
MAIS POSSIBLES À DIEU

Je sais que certains diront : "Je n'y arrive vraiment pas". Cependant, une fois que vous aurez le désir, la force de Dieu viendra à vous. "Pour les hommes, c'est impossible ; mais pas pour Dieu, car pour Dieu tout est possible" (Mc 10:27). Il est notre force. La question n'est pas de savoir si nous en sommes capables, mais si nous sommes disposés. Sommes-nous disposés à haïr le monde ? À haïr la chair ? À haïr l'être naturel ? Il est dommage de savoir qu'il y en a beaucoup qui ne sont tout simplement pas disposés. Ils continuent de marcher selon la chair et se livrent aux convoitises.

J'espère que nous nous demanderons tous, selon notre conscience et nos sentiments : "Puisque nous avons marché selon la chair, nous nous sommes livrés aux convoitises et avons vécu totalement pour nous-mêmes, si nous devions mourir aujourd'hui, notre âme irait-elle immédiatement dans une 'demeure céleste' ?" Il n'y a pas une telle logique, ni sur terre, ni dans les cieux. Comment la moisson peut-elle être réunie dans le grenier avant d'avoir mûri ? La moisson doit être mûre. Les sauvés doivent croître jusqu'à atteindre la maturité et ainsi pouvoir être enlevés et amenés à Dieu.

Dieu a Son économie, Sa gestion et Sa dispensation. Le salut de Dieu n'est pas ce que beaucoup de gens imaginent : une question de ciel et d'enfer, d'aller au ciel ou en enfer. Dieu a Son plan, Son arrangement, et dans Sa grâce, Il a Son économie.

Que le Seigneur ait pitié de nous pour que nous ne soyons pas réprouvés (2 Co 13:6). Nous devons tous prier pour l'église et afin que le Seigneur accorde Sa grâce à l'église, pour qu'elle poursuive sur le chemin de Sa restauration. Il y a plus de quatre cents ans depuis la Réforme de Martin Luther et Dieu est encore en train de restaurer Ses vérités. Que nous qui vivons dans ces derniers jours, ne laissions pas les erreurs traditionnelles empêcher le chemin de restauration de Dieu. Nous avons tous la responsabilité de remplir cette commission.

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² Transformé par la vie divine en Christ.

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