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samedi 28 février 2026

Étude-Vie d’Ézéchiel, semaine 6, lundi, message 14

ÉTUDE-VIE D’ÉZÉCHIEL

Message 14
LE JUGEMENT DE DIEU SUR SON PEUPLE

SEMAINE 6 - LUNDI
Lecture biblique : Ez 8:2-4, 10 ; 9:3a ; 10:2 ; 11:22-24 ; 12:15 ; 14:21 ; 22:17-22, 29

Lire et prier : « Je regardai, et voici que, dans le firmament qui était au-dessus de la tête des chérubins, apparut au-dessus d’eux comme une pierre de saphir, ayant l’aspect de la forme d’un trône » (Ez 10:1)


LA BASE DU JUGEMENT DE DIEU

Dans ce message, nous considérerons le jugement du peuple de Dieu.


LA BASE DU JUGEMENT DE DIEU

Premièrement, nous devons voir la base du jugement de Dieu sur Son peuple. Le jugement de Dieu sur Son peuple était fondé sur trois choses : la justice de Dieu, la sainteté de Dieu et la gloire de Dieu.

Dans la première section d’Ézéchiel (chap. 1), dans la vision de l’apparence de la gloire du Seigneur, nous avons vu trois choses principales : le trône, qui ressemblait à un saphir, signifiant la justice de Dieu ; le feu, qui signifie la sainteté de Dieu ; et l’électrum brillant, signifiant la gloire de Dieu.

Comme nous l’avons souligné, ces trois choses nous donnent trois couleurs de base. Le trône ayant l’apparence du saphir était bleu ; le feu était rouge ; et l’électrum brillant était jaune. Lorsque ces trois couleurs de base brillent et se reflètent ensemble, elles donnent l’apparence de l’arc-en-ciel. Le point crucial ici est que la justice, la sainteté et la gloire de Dieu sont la base sur laquelle Dieu exerce Son jugement sur Son peuple.


La Gloire de Dieu s’oppose aux Idoles

Dans les chapitres deux à vingt-quatre, il y a certaines choses négatives qui s’opposent à la justice, à la sainteté et à la gloire de Dieu. La gloire de Dieu s’oppose aux idoles, et en 8:2-4, 10 et en 9:3, la gloire de Dieu s’oppose aux idoles.

Dans une vision, Ézéchiel fut transporté à Jérusalem et entra dans le temple. Devant lui, la gloire de Dieu et les idoles furent mises en contraste. Sur les murs se trouvaient des images d’idoles, et au-dessus du temple se tenait la gloire du Seigneur.

La gloire du Seigneur ne pouvait pas tolérer les images des idoles. Ces images étaient appelées images provocatrices, parce qu’elles provoquaient la jalousie de Dieu (8:3). Notre Dieu est un Dieu jaloux ; Il ne tolérera pas les idoles.

À cause des idoles dans le temple, la gloire de Dieu se retira pas à pas, sortit du temple, de la ville et du peuple. À la dernière étape, la gloire du Seigneur quitta le temple et la ville, s’arrêtant sur le mont des Oliviers du côté oriental de la ville (11:23), au même endroit où le Seigneur Jésus monta aux cieux.

La gloire du Seigneur s’arrêta et attendit pendant un temps, mais finalement elle quitta cette montagne et retourna au ciel. Ce fut le départ de la gloire du Seigneur.

Le jugement de Dieu sur Son peuple est fondé d’abord sur Sa gloire. Tout ce qui s’oppose à la gloire de Dieu provoquera certainement Son jugement. Le christianisme actuel est sous le jugement de Dieu. La situation du christianisme aujourd’hui provoque la jalousie de Dieu à cause des nombreuses idoles.

L’Église catholique romaine a toutes sortes d’idoles, et d’autres églises dites chrétiennes ont également des idoles. Dans certains de ces lieux, il peut ne pas y avoir d’idoles physiques, mais il existe d’autres types d’idoles. Pour certains, leur œuvre pour Dieu est une idole. Pour d’autres, l’enseignement ou l’évangélisation biblique devient une idole.

Si nous aimons notre œuvre, notre activisme ou notre pratique plus que le Seigneur, même ces choses, qui sont pour le Seigneur, peuvent devenir des idoles. Sur la base de ce principe, nous pouvons réaliser que la situation du christianisme est remplie d’idoles. C’est pourquoi je dis que la situation du christianisme aujourd’hui provoque Dieu et est sous Son jugement.


La Sainteté de Dieu s’oppose à la Scorie

La sainteté de Dieu est la séparation et la sanctification de Dieu, et cela s’oppose à la scorie. En tant qu’élus de Dieu, le peuple choisi de Dieu, l’Église, doit être de l’or pur, de l’argent pur et un trésor pur. Cependant, comme le peuple d’Israël au temps d’Ézéchiel, l’Église est devenue de la scorie.

Par conséquent, comme Israël, l’Église doit être brûlée par le feu. Le Seigneur dit qu’Il mettrait la ville de Jérusalem et le peuple d’Israël dans une fournaise pour les brûler (22:17-22). Cela indique que la sainteté de Dieu s’oppose à la scorie. La sainteté de Dieu ne peut tolérer aucun type de scorie.

Considérez la situation du christianisme aujourd’hui. Où pouvez-vous trouver un trésor pur pour Dieu ? Presque partout où vous regardez, il n’y a que de la scorie. Il y a certainement le besoin du feu ardent de Dieu pour brûler la scorie.

L’amour exprimé par de nombreux chrétiens aujourd’hui n’est pas pur, mais est de la scorie, parce qu’il est selon la chair. Ces personnes peuvent aimer les autres, mais leur amour est selon l’émotion humaine naturelle et contient
une grande quantité de mélange ou d’impureté. Ce type d’amour est un amour qui n’est pas passé par la croix.

Il en est de même pour la bonté et l’humilité exprimées par de nombreux chrétiens. Dans ce type d’amour, de bonté et d’humilité, il n’y a pas d’or pur. Au lieu de quelque chose de pur et saint, il y a du mélange, de la scorie. Ceux qui expriment cet amour, cette bonté et cette humilité sont dans la chair, font de bonnes choses ou expriment quelque chose d’une bonne manière. Bien que l’expression puisse être bonne, toutefois c’est la chair. Il n’y a aucun traitement de la croix ni aucun traitement de la sainteté de Dieu.

Par conséquent, ce type d’amour, de bonté et d’humilité doit être brûlé et jugé ; il doit être placé sous le jugement de Dieu par le feu. De cela nous voyons que non seulement notre haine doit être brûlée, mais même notre amour doit être brûlé. De la même manière, tant notre orgueil que notre humilité doivent être brûlés par Dieu.


La Justice de Dieu s’oppose à l’Injustice et à l’Oppression

La justice de Dieu s’oppose à l’injustice et à l’oppression d’Israël. À l’époque d’Ézéchiel, le peuple avait l’habitude d’opprimer et de pratiquer le vol (22:29). Sur la base de Son trône juste, Dieu dut exécuter Son jugement sur toutes les injustices et les choses injustes.

Nous pouvons maintenant voir que le jugement de Dieu sur Son peuple était fondé sur Sa gloire, Sa sainteté et Sa justice. Tout ce qui n’était pas compatible avec Sa gloire, Sa sainteté et Sa justice devait être jugé.


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vendredi 26 décembre 2025

Le ministère céleste de Christ, semaine 4, dimanche, chapitre 10

LE MINISTÈRE
CÉLESTE DE CHRIST

Chapitre 10
L’ADMINISTRATION UNIVERSELLE
DE CHRIST DANS LES CIEUX

SEMAINE 3 – DIMANCHE
Lecture biblique :
Ap 3:21 ; 8:3-5 ; 10:1-2 ; 18:1 ; 20:4, 6 ; 22:1, 3

Lire et prier : « À celui qui vaincra, je lui donnerai de s’asseoir avec moi sur mon trône, comme moi aussi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur Son trône. » (Ap 3:21)


Offrir des prières et répandre les réponses

Au chapitre huit, Christ est de nouveau présenté comme un autre Ange, offrant à Dieu les prières des saints (v. 3-5). Dans Son administration, Il a besoin de nos prières. Notre prière est la réponse à Son ministère céleste.

À mesure que nous prions, Il administre. À mesure qu’Il administre, nous prions. Ces prières, Il les offre à Dieu, puis Il répand sur la terre les réponses de Dieu à celles-ci. Tel est le sens du verset 5 : « Et l’ange prit l’encensoir, le remplit du feu de l’autel et le jeta sur la terre. Et il y eut des tonnerres, des voix, des éclairs et un tremblement de terre ».

Le déversement des réponses de Dieu à nos prières équivaut à Son administration universelle. Cet Administrateur est qualifié à tous égards ; cependant, Il a besoin de nos prières. Nous pouvons dire que Christ administre l’univers entier au moyen de nos prières.


Prendre possession de la terre

Au chapitre dix, un autre Ange puissant est vu « descendant du ciel, enveloppé d’une nuée, avec l’arc-en-ciel sur Sa tête ; Son visage était comme le soleil, et Ses pieds comme des colonnes de feu… Il posa Son pied droit sur la mer et le gauche sur la terre » (v. 1-2).

Ici, Christ, comme l’autre Ange, a quitté le trône dans les cieux et est en route pour revenir sur la terre. Le fait d’être enveloppé d’une nuée indique qu’à ce stade Sa venue est secrète. Il revient secrètement sur la terre afin d’en prendre pleinement possession. Un de Ses pieds sur la mer et l’autre sur la terre symbolise Sa possession. La terre appartient au Seigneur. Elle est entièrement Son héritage. Il viendra avec puissance pour en prendre possession.


Juger Babylone

En 18:1, il nous est dit : « Après ces choses, je vis descendre du ciel un autre ange, qui avait une grande autorité, et la terre fut éclairée de Sa gloire ». Il n’est plus enveloppé d’une nuée. Il est dans l’espace ouvert et très proche de la terre. Il vient pour exercer Son autorité sur la chrétienté, la grande Babylone. Après avoir complètement jugé cette religion perverse, Il détruira Satan et établira le royaume millénaire sur la terre.


SOUVERAIN DANS LE ROYAUME
ET POUR TOUTE L’ÉTERNITÉ

Dans ce royaume, Il régnera, avec tous les vainqueurs comme co-rois (Ap 3:21 ; 20:4, 6). Il sera l’Administrateur principal du royaume. Après ces mille ans, il y aura la Nouvelle Jérusalem, ayant pour centre le trône de Dieu et de l’Agneau (22:1, 3).

En elle, l’Agneau rédempteur sera le Souverain pour toute l’éternité, et Il sera aussi pour toute l’éternité l’Administrateur. Cette administration universelle est une partie grandiose du ministère céleste de Christ.


ACCOMPLISSEMENT AU MOYEN DES
MINISTÈRES CORRESPONDANTS SUR LA TERRE

Sans le ministère complétif de Paul, Christ n’a pas les moyens d’accomplir Son ministère céleste. Les deux se correspondent mutuellement. L’un est dans les cieux, l’autre parmi les saints sur la terre. Aujourd’hui, nous nous trouvons sous ces deux ministères. Même en cet instant, Christ exerce Son ministère dans les cieux, et le ministère complétif de Paul s’exerce ici parmi nous.

Le ministère complétif réalise l’économie divine dans la préparation d’un Corps pour Christ. La Tête a besoin d’un Corps. Pensez à ce que vous pourriez accomplir si vous n’aviez que la tête sans corps. Vous ne pourriez rien faire ! Sans l’Église, Son Corps, Christ non plus ne peut rien faire. Le ministère complétif existe donc pour produire le Corps afin que la Tête exerce l’administration divine sur la terre.

Le ministère complétif de Paul, comme nous le verrons dans les prochains messages, se concentre sur Christ comme le centre de l’économie divine et la circonférence du dessein de Dieu. Ce Christ doit vivre en nous, et nous devons vivre en Lui. Il est le Christ tout-inclusif. Alors nous avons la merveilleuse vie de l’Église !

Dieu est passé par un processus afin de devenir l’Esprit vivifiant et d’entrer dans notre esprit. Ces deux esprits deviennent un lorsque nous sommes régénérés. À partir de là, cet Esprit tout-inclusif se répand de notre esprit dans notre âme, afin qu’elle soit saturée du Dieu trinitaire.

Cette diffusion de Dieu en nous est appelée transformation et croissance en vie. Par cette croissance, nous sommes consolidés pour devenir un Corps. Ce Corps n’est pas édifié par l’enseignement, l’organisation ou les formalités, mais par la transformation de notre âme. Ainsi, nous croissons ensemble, non seulement comme un Corps, mais aussi comme le nouvel homme universel.

Christ a Son Corps, et Dieu a un nouvel homme. C’est pourquoi Christ peut agir, et Dieu accomplir Son dessein éternel. C’est de cette manière que le ministère complétif de Paul réalise le ministère céleste de Christ. Après la série sur le ministère complétif de Paul, nous poursuivrons avec le ministère réparateur de Jean. Avec ces trois ministères, la Bible est consommée, et les nouveaux cieux et la nouvelle terre, avec la Nouvelle Jérusalem, entrent en scène.


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lundi 15 décembre 2025

Le ministère céleste de Christ, semaine 2, lundi, chapitre 4

LE MINISTÈRE
CÉLESTE DE CHRIST

Chapitre 4
CHRIST DANS LA CROISSANCE ET LA FONCTION
DES CROYANTS POUR L’ÉDIFICATION DU CORPS

SEMAINE 2 - LUNDI
Lecture biblique : Mt 4:18-20 ; Ac 7:58 ; 8:13 ; 9:4 ; Ép 4:7-16 ; Col 2:19

Lire et prier : « Mais lève-toi, entre dans la ville, et on te dira ce qu’il te convient de faire » (Ac 9:6)


Nous avons déjà considéré le Seigneur comme Souverain et comme Tête. Comme Souverain, Il a toute la terre sous Son contrôle. Il dirige les affaires des nations en vue de l’expansion de l’évangile et du rassemblement du peuple de Dieu. Cette souveraineté implique Son agir sur la terre. Il accomplit un grand mouvement.

Lorsque nous Le considérons comme Tête, en plus de Son agir, nous pouvons percevoir que la question de la vie entre également en scène. Sous la direction de Christ comme Tête, une œuvre admirable est accomplie en vie.

Nous ne connaissons pas les détails du ministère céleste de Christ, en tant que Souverain, qui s’exerce sur la terre, mais, lorsque nous arrivons à Son ministère comme Tête, nous voyons une excellente œuvre en vie, par la vie et avec la vie.


DEUX ASPECTS DE L’ENCHEVÊTREMENT DE CHRIST

Dans Éphésiens quatre, nous pouvons voir deux catégories de cette excellente œuvre de vie. La première est l’octroi des dons par Christ pour le perfectionnement des saints (v. 8-12). « Et lui-même a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes et les autres comme pasteurs et docteurs, en vue du perfectionnement des saints ».

La deuxième catégorie consiste à amener tous les saints à croître afin de fonctionner. Par cette croissance et ce fonctionnement, le Corps est édifié de manière directe. « Mais en professant la vérité dans l’amour, nous croissions à tous égards en celui qui est la tête, Christ, de qui tout le corps, bien ajusté et solidement uni par le secours de toute jointure, selon la juste coopération de chaque partie, opère sa propre croissance pour l’édification de lui-même dans l’amour » (v. 15-16).

La Tête travaille pour ces deux catégories. C’est l’enchèvement de Christ qui produit les dons, afin que les membres croissent et fonctionnent. C’est une œuvre admirable en vie.

La manière dont la chrétienté opère est totalement contraire à cela. On met en place des séminaires, on engage des professeurs pour enseigner la Bible, la théologie, l’histoire de l’Église, l’hébreu et le grec, puis on s’attend à ce que les étudiants soient perfectionnés comme prédicateurs, ministres, pasteurs et tout le reste.

Leur confiance est placée dans un système éducatif. L’histoire a déjà démontré que le Corps de Christ ne peut pas être édifié de cette manière. Paul n’a pas été formé dans un séminaire. C’est exclusivement sous l’enchèvement de Christ qu’il a été suscité pour être l’apôtre le plus productif de tous.


L’ŒUVRE ADMIRABLE POUR GAGNER PAUL

Comment Christ a-t-Il exercé Son enchèvement afin de gagner Paul comme don pour le Corps ? Tu dois te rappeler qu’Étienne a subi le martyre juste sous les yeux du jeune homme appelé Saul de Tarse (Ac 7:58).

La mort d’Étienne n’était pas un fait isolé ou individuel. À cette époque, tout le Corps de Christ était sous la persécution. Saul était l’un des chefs qui « ravageait l’Église » (8:13).

La Tête du Corps a permis cette persécution afin de montrer à Saul ce qu’est le Corps de Christ. Saul a vu le Corps souffrir pendant qu’il persécutait les membres qui invoquaient le nom du Seigneur. Après cela, il entreprit joyeusement son voyage vers Damas avec l’intention d’arrêter d’autres membres. Cet ensemble de circonstances était ce que la Tête avait préparé pour Son futur apôtre.

Soudain, Jésus entre en scène, procédant non pas de la terre, mais des cieux. Ce Jésus était maintenant « la Tête sur toutes choses […] pour l’Église, qui est Son corps » ! Saul fut bouleversé en entendant la voix qui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » (9:4).

Oui, il fut bouleversé d’être confronté par Jésus ; cependant, il fut encore plus bouleversé de prendre conscience que les croyants qu’il persécutait étaient les membres du Corps de Christ. Au moment même de sa conversion, sous la direction de la Tête, Christ, Saul prit connaissance du Corps.


La Tête est Une avec le Corps

Saul, évidemment, ne discuta pas. Il ne dit pas : « Seigneur, je ne T’ai pas persécuté. Je n’ai persécuté personne dans les cieux. Ceux que j’ai essayé d’arrêter sont sur la terre ». Pourquoi Saul ne discuta-t-il pas ? Je crois que, pendant que le Seigneur lui disait : « Je suis Jésus, que tu persécutes » (v. 5), l’Esprit du Corps touchait Saul.

La conversion de Pierre fut beaucoup plus simple que celle de Paul. Pierre se trouvait avec son frère, en train de pêcher, lorsque le Seigneur les appela : « Venez après Moi, et Je vous ferai pêcheurs d’hommes » (Mt 4:18-20). Le pêcheur galiléen n’hésita pas à Le suivre. Il aimait l’idée de devenir pêcheur d’hommes, au lieu de se contenter de pêcher des poissons.

Le cas de Paul fut beaucoup plus profond. La manière dont le Seigneur l’aborda, en lui posant cette courte question, dut certainement le faire réfléchir. Bien que les paroles que le Seigneur lui adressa fussent peu nombreuses, elles durent occuper les pensées de Saul pendant tous les jours qui suivirent l’événement, lorsqu’il ne pouvait pas voir.

Sans aucun doute, il ne put pas passer ces trois jours à dormir ! Il dut être extrêmement troublé par cette rencontre bouleversante. Il dut se demander : « Pourquoi cette voix a-t-elle dit : “Pourquoi Me persécutes-tu ?”. Que voulait-Il dire par Me ? ». L’Esprit du Corps dut lui dire : « Me signifie le Christ élargi, le Christ agrandi, le Christ corporatif, le Christ qui inclut Pierre, Jacques et Étienne ».

Lorsque Saul demanda : « Qui es-Tu, Seigneur ? », la réponse fut : « Je suis Jésus ». Mais comment cela pouvait-il être Jésus ? Jésus n’était-Il pas mort et enseveli ? Comment pouvait-Il maintenant descendre des cieux ?


Révéler Sa volonté par le moyen du Corps

Saul dut aussi penser aux paroles du Seigneur : « Mais lève-toi, entre dans la ville, et on te dira ce qu’il te convient de faire » (Ac 9:6). Pourquoi le Seigneur lui donna-t-Il une réponse si indirecte à sa question : « Que ferai-je, Seigneur ? » [22:10].

Une fois de plus, la Tête lui montrait le principe du Corps. Saul ne devait pas connaître la volonté du Seigneur par lui-même. Il prendrait part au Corps et, par conséquent, devait être formé à reconnaître le Corps.

Il devait apprendre à faire confiance à ses frères, les autres membres. La Tête avait été persécutée par Saul au moyen du Corps. Maintenant, il apprendrait à respecter le Corps. Au lieu de lui dire directement ce qu’il devait faire, le Seigneur lui enverrait Ananias, un humble disciple, afin de lui rendre la vue et de lui faire connaître Sa volonté.

Ce ne serait pas l’un des dirigeants, comme Pierre, qui irait vers lui, mais un inconnu. De cette manière, le Seigneur soumettrait Saul et ferait de lui un apôtre efficace.

Pour montrer le grand contraste entre son cas et celui de Pierre, remarque la manière simple dont Pierre est devenu apôtre. Premièrement, le Seigneur l’a vu et l’a appelé à être pêcheur d’hommes.

Ensuite, peut-être un ou deux ans plus tard, Il l’a simplement envoyé avec les onze autres, qui devinrent alors apôtres (Mt 10:1-5). Quelle folie de la part de l’Église catholique d’avoir exalté ce simple apôtre !

Pendant qu’il priait à Damas, Saul eut une vision dans laquelle Ananias viendrait et le guérirait de sa cécité. Nous ne savions rien de ce humble disciple avant cette occasion, mais la Tête le connaissait et avertit Saul qu’il viendrait.

Alors la Tête ordonna à Ananias : « Lève-toi, et va dans la rue appelée la Droite, et dans la maison de Judas cherche un nommé Saul, surnommé de Tarse ; car voici, il prie et il a vu en vision un homme nommé Ananias entrer et lui imposer les mains, afin qu’il recouvre la vue » (Ac 9:10-12). Te rends-tu compte combien Christ était occupé, allant et venant entre Ananias et Saul ? Il accomplissait Son ministère céleste.


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mercredi 10 décembre 2025

Le ministère céleste de Christ, semaine 1, jeudi, chapitre 2

Le MINISTÈRE
CÉLESTE DU CHRIST

Chapitre 2
LE CHRIST DANS L’ADMINISTRATION DIVINE

SEMAINE 1 – JEUDI
Lecture biblique : Ap 4:1-5 ; 5:1-10 ; Mt 28:18-19 ; Mc 16:19-20 ; Ac 1:8 ; 2:33

Lire et prier : « Cependant, l’un des anciens me dit : Ne pleure pas ; voici, le Lion de la tribu de Juda, la Racine de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux. » (Ap 5:5)


LA SCÈNE DE L’ASCENSION

L’Apocalypse 4 et 5 était pour moi un grand mystère. Autant que je me souvienne, je n’avais jamais entendu aucun message sur ces chapitres, et il m’a fallu longtemps pour comprendre quelque chose de leur signification.

Ces deux chapitres présentent une scène des cieux ouverts. Il y a un trône où Dieu est assis, entouré de vingt-quatre autres trônes. Il y a aussi vingt-quatre anges comme anciens de l’univers et quatre êtres vivants.

Sans aucun doute, il y a encore des myriades d’anges présents, ainsi que toutes les autres créatures. Cette scène présente Dieu sur le trône comme le centre de l’univers.

Ensuite Jean vit un rouleau dans les mains de Celui qui était assis sur le trône. Quand la question fut posée de savoir qui pouvait ouvrir le livre, Jean pleura parce que personne n’était qualifié pour le faire. « Ne pleure pas », lui dit l’un des anciens, « voici, le Lion de la tribu de Juda, la Racine de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux » (Ap 5:5).

Quand Jean regarda, il vit un Agneau ayant sept yeux. Cet Agneau-Lion se tenait debout, non assis, et Ses sept yeux étaient flamboyants. Cette scène montre clairement que Son œuvre n’est pas terminée.

Ce qui fut accompli en Jean 19 fut l’œuvre de la rédemption. Cependant, Sa position debout et Ses sept yeux flamboyants indiquent qu’Il agit encore. « Il vint et prit le livre de la main droite de celui qui était assis sur le trône » (Ap 5:7).

Ceci est le commencement du ministère de Christ dans les cieux. Sans ces deux chapitres, nous ne saurions pas ce qui s’est passé lorsque Christ est monté au ciel.

En Apocalypse 4 et 5, nous voyons qu’en montant, Christ alla directement au trône au centre de l’univers. Devant le trône, devant les vingt-quatre anciens et entouré de toutes les créatures, Il reçut la commission d’accomplir l’économie divine, symbolisée par ce livre.

Nous aimons chanter l’hymne basé sur Apocalypse 5:12-13 :

« Bénédiction et honneur et gloire à Toi, / Et gloire à Toi, / Et gloire à Toi. / Bénédiction et honneur et gloire à Toi, / Maintenant et toujours. Amen ! » (Hymnes, nº 92).


La louange, l’honneur et la gloire sont pour l’Agneau, non sur la croix, mais debout devant le trône, au centre de l’univers, ayant reçu une commission universelle ! Nous ne devons pas être si superficiels au point de limiter nos louanges à Christ seulement pour la rédemption. Nous devons élargir notre vision pour voir ce même Agneau accomplir une œuvre d’une portée incompréhensible et éternelle.

Regarde cette scène que Jean nous présente. L’Agneau rédempteur se tient maintenant debout au centre de l’univers, devant le trône de Dieu. Cela nous montre que le Rédempteur s’occupe maintenant de l’administration divine.

Il est l’Administrateur de l’univers pour accomplir l’économie divine. Il n’est pas assis ni endormi, mais debout, avec sept yeux flamboyants, observateurs, scrutateurs, et même brûlants comme des flammes.

L’univers entier observe cette scène. Les quatre êtres vivants, les vingt-quatre anciens, les myriades d’anges et toutes les autres créatures sont pleinement éveillés, en état d’alerte, observant. C’est dans ces circonstances qu’ils proclament : « À Celui qui est assis sur le trône et à l’Agneau soient la louange, l’honneur, la gloire et la domination aux siècles des siècles » (Ap 5:13).

Comment savons-nous que cette scène eut lieu à l’ascension de Christ ? Nous le déduisons de 5:6, où l’Agneau est décrit comme « ayant été immolé ». Le temps grec implique qu’Il venait tout juste d’être immolé. Immédiatement après Sa mort sacrificielle, Il reçut la commission universelle et éternelle des mains de Dieu.


L’ŒUVRE DOUBLE DE CHRIST

Dans Son ministère terrestre, Christ accomplit la rédemption. Maintenant, dans Son ministère céleste, Il accomplit l’édification de Dieu. La rédemption a pour but l’édification de Dieu. Le centre de cette édification est l’Église, et sa consommation suprême sera la Nouvelle Jérusalem.

Aujourd’hui, l’Église est une maison (1 Tm 3:15), mais cette maison culminera en une ville. Lorsque cela arrivera, l’édification de Dieu sera achevée. L’œuvre de la rédemption fut terminée en Jean 19. Quelques chapitres plus tard, en Actes 2, commença l’œuvre d’édification, qui se poursuit jusqu’à aujourd’hui.

Ces deux aspects de l’œuvre de Christ ne sont généralement pas connus des chrétiens de nos jours. Ils sont familiers avec l’œuvre de rédemption, mais si vous leur dites que Christ travaille encore dans les cieux pour achever l’édification de Dieu, ils pourraient questionner cette doctrine étrange.

Comme il est merveilleux d’être dans la lumière et d’avoir cette vision céleste, cachée à la majorité des chrétiens ! Il y a un Agneau-Lion debout au centre de l’univers, avec sept yeux flamboyants et brûlants ! Il peut vous sauver du silence, de la froideur et de la paresse !


LA RÉCIPROCITÉ ENTRE LE CIEL ET LA TERRE

Qui peut s’opposer à cet Agneau-Lion ? Qui peut empêcher la restauration du Seigneur ? La restauration ne fait pas partie de la chrétienté traditionnelle. Je crois vraiment que ce que le Seigneur accomplit dans les cieux trouve une réciprocité parmi nous dans Sa restauration.

Le jour de la Pentecôte, la réaction correspondant au mouvement de Christ dans les cieux commença sur la terre. Seulement cent vingt personnes étaient là au début, en majorité de simples Galiléens, non des érudits.

Cette œuvre, alors naissante, est la même dont nous faisons partie aujourd’hui. L’œuvre ne commença pas en Chine, mais à Jérusalem ! Nous sommes ici aujourd’hui pour refléter ce que Christ fait dans les cieux.

Où que nous soyons, nous causons des problèmes à la chrétienté. C’est un pays de forte et longue tradition chrétienne. Et maintenant surgit un jeune qui cause des troubles ! Il est en Europe depuis 1971, troublant et inquiétant la religion traditionnelle.

La première fois que je le rencontrai fut à Manille, en 1950, alors qu’il était encore enfant. Dix ans plus tard, nous eûmes une retraite dans les montagnes de Baguio, aux Philippines. Il participa à cette conférence de jeunes. Il y avait plus de cent jeunes, tous vivifiés, y compris lui.

Huit ans plus tard, après mon départ pour les États-Unis, je reçus une lettre de lui. Il étudiait la médecine en Allemagne, mais il avait le fardeau d’abandonner ses études pour servir le Seigneur à plein temps. Il demanda mon conseil.

Il avait déjà contacté un prédicateur célèbre qui l’avait conseillé de continuer ses études. Après beaucoup de prière, je lui répondis que, s’il se sentait conduit par le Seigneur, il pouvait venir à Los Angeles cet été-là et participer à une formation et à une conférence.

Après cela, environ cent trente saints participeraient à un voyage pour visiter les Églises en Extrême-Orient, y compris Manille. Il vint à Los Angeles, resta pour la conférence, puis se joignit à nous dans ce voyage vers l’Orient.

Quand nous arrivâmes à Manille, ses parents m’invitèrent à dîner. Ils me supplièrent d’insister pour qu’il retourne en Allemagne et termine ses études de médecine. Il pouvait servir le Seigneur, mais devrait d’abord terminer ses études.

Je répondis que je ne l’avais pas incité à abandonner ses études et que nous n’avions pas eu de contact depuis huit ans. Lui-même sentait qu’il ne pouvait pas continuer ses études, mais devait se consacrer au service du Seigneur.

Ils insistèrent encore, disant que seul moi pouvais le convaincre de changer de plan. Je ne dis ni oui ni non, mais leur indiquai que ce qu’ils me demandaient ne m’appartenait pas, ni n’était ma responsabilité, mais relevait de l’œuvre du Seigneur. Ce jeune ne fut pas convaincu par sa famille. Il retourna à Los Angeles, où il resta trois ans.

Ensuite, en 1971, il se sentit poussé à retourner en Allemagne, non pour achever ses études, mais pour la restauration du Seigneur. Quelle que soit l’opposition existante, les sept yeux fonctionnaient en lui comme un moteur. Rien ne put l’arrêter !


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