jeudi 11 décembre 2025

Le ministère céleste de Christ, semaine 1, vendredi, chapitre 2

LE MINISTÈRE
CÉLESTE DE CHRIST

Chapitre 2
CHRIST DANS L’ADMINISTRATION DIVINE

SEMAINE 1 – VENDREDI
Lecture biblique : Mt 28:16-19 ; Mc 16:19-20

Lire et prier : « Et eux, étant partis, prêchèrent partout, le Seigneur coopérant avec eux et confirmant la parole par les signes qui l’accompagnaient. » (Mc 16:20)


AUTORITÉ ET DOMINATION

Lorsque Christ était prêt à monter aux cieux, Il rencontra les disciples sur une montagne et leur dit : « Toute autorité M’a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, et faites disciples toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28:16-19).

La charge que le Seigneur donna aux disciples de prêcher l’évangile reflétait l’autorité qu’Il avait reçue dans le ciel et sur la terre (voir aussi Mc 16:19-20). Avec cette autorité, Il les chargea de faire des disciples parmi les nations. Sa première commission aux disciples fut d’aller avec Son autorité.

Je peux vous témoigner que, lorsque il devint clair pour moi que je devais commencer l’œuvre aux États-Unis, j’avais la ferme conviction que j’y serais avec l’autorité de Christ. J’étais un homme humble venu de Chine, sans prestige ni soutien financier ; néanmoins, je suis arrivé aux États-Unis convaincu que l’autorité de Christ était avec moi.

Pour que Christ fasse prêcher Son évangile jusqu’aux extrémités de la terre, Sa direction était nécessaire. Comme le Souverain des rois de la terre, toute la terre est sous Sa domination.

Il a ordonné les événements mondiaux et les activités humaines quotidiennes pour que l’évangile se répande.


UN EXEMPLE DE LA DOMINATION DE CHRIST

Permettez-moi d’illustrer cet aspect de manière subjective. Il y a plus de cinquante ans en Chine, un groupe de jeunes fut suscité par le Seigneur.

Nous étions une jeune génération, nous efforçant d’obtenir une éducation moderne afin de sauver et de bâtir notre pays. Les dirigeants du parti nationaliste comme du parti communiste avaient tous le même âge que nous. Nous étions tous à l’université en même temps, cherchant sérieusement à acquérir des connaissances scientifiques, politiques et économiques.

Moi, par exemple, j’ai commencé à étudier l’anglais juste après la Première Guerre mondiale, terminée en 1918. Certains de cette génération furent captivés par le communisme ; nous, nous fûmes captivés par Christ.

Nous en sommes venus à aimer le Seigneur et Sa Parole. Nous avons étudié la Bible, ainsi que la littérature spirituelle classique, l’histoire de l’Église et les biographies des géants spirituels du IIᵉ siècle jusqu’à nos jours.

Grâce à nos recherches, nous en sommes venus à connaître la chrétienté, et le Seigneur nous a ouvert les yeux pour recevoir un peu de lumière concernant Sa Parole. La première réunion, ou église, fut établie en 1922. Ce ne fut pas facile au début, mais le Seigneur nous a établis et a répandu Sa restauration.

Après la Seconde Guerre mondiale, la restauration prévalut en Chine. Il y avait entre quatre cents et six cents églises dispersées dans les trente-trois provinces. Nous ne pensions même pas aller en Occident.

Nous avions une grande œuvre devant nous : une nation de sept cents millions d’habitants avec une seule langue. Notre seul fardeau concernait ce peuple ; néanmoins, nous étions conscients que tout ce que le Seigneur nous avait montré serait un jour apporté en Occident.

Nous comprenions que le mouvement du Seigneur fonctionne comme la circulation sanguine. D’abord, le Seigneur envoya de l’Occident quelques uns avec l’évangile vers la Chine. Ensuite, dans ce monde païen, Il nous suscita et nous ouvrit l’intelligence pour la Bible.

Nous reconnûmes que notre compréhension dépassait largement ce que les missionnaires nous avaient apporté. Le jour viendrait, pensions-nous, où la circulation sanguine qui avait commencé en Occident refluerait, apportant quelque chose de l’Orient.

Nous pensions que cela arriverait par d’autres personnes, et non par nous. Nous avions déjà beaucoup à faire. Mais peu de temps après, en 1948 et 1949, toute la situation en Chine changea.

Nous fûmes troublés et confus par ce revirement total. Il fut alors décidé que je quitte la Chine continentale. Je ne savais pas où aller et me retrouvai en route pour Taïwan.

Cette petite île, primitive à bien des égards, me laissa complètement découragé et déçu. Je travaillais à Shanghai, la plus grande ville de l’Extrême-Orient, avec alors six millions d’habitants.

Taïwan paraissait insignifiante et arriérée. Un jour pourtant, je traversai l’île en train. Le Seigneur me contraignit intérieurement et me dit : « Ne pense pas que cet endroit est trop petit. Je vais utiliser cette île. Donc, au travail. »

En six ans, de 1949 à 1955, notre nombre passa de moins de cinq cents à vingt mille personnes. Durant cette période, je passais environ quatre mois par an aux Philippines et huit mois à Taïwan.

Puis, en 1958, je fus invité à visiter l’Angleterre et le Danemark. En chemin, je passai par les États-Unis. Deux ans plus tard, le Seigneur m’y ramena. Puis, en 1962, Il m’y conduisit encore une fois, et cette fois-là Il me garda là-bas. Peu à peu, j’en fus impressionné.

Après quelque temps, il devint clair pour moi qu’au lieu de retourner en Orient, je devais commencer le ministère aux États-Unis. Nous avons commencé à la fin de 1962. Il n’y avait aucune organisation pour nous soutenir ni soutien financier, mais nous avons commencé.

Cette histoire démontre la souveraineté du Seigneur. Il prépara des événements internationaux pour que nous ayons à aller aux États-Unis, bien que cela fût loin de mes intentions.

Mes pensées allaient dans la direction opposée. Avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, je percevais déjà que le Japon serait vaincu et que la Chine et les États-Unis gagneraient la guerre. J’avais alors pris l’engagement d’évangéliser l’intérieur de la Mongolie et j’élaborai un plan pour accomplir ce projet par la région du nord-ouest.

Je vivais dans le nord de la Chine, où nous avions un bon nombre de saints capables de fournir des ressources humaines. Il y avait des infirmières, des médecins, des enseignants et des commerçants. Les ressources financières seraient fournies par quelques frères prospères de Mandchourie, dans le nord-est de la Chine.

Mes plans étaient bien élaborés. Les coopérateurs m’appelaient le directeur général de la « Compagnie des Trois Nord ». Il y avait le nord de la Chine, le nord-est et le nord-ouest. La Chine remporta effectivement la guerre, mais, contre nos attentes, les communistes prirent le contrôle du pays. Mon rêve de la Compagnie des Trois Nord disparut, bien que soixante-dix saints aient réellement migré vers l’intérieur de la Mongolie.

Il y a peu, j’ai appris des nouvelles concernant ces soixante-dix frères. Un coopérateur, l’un des anciens de ma ville natale, avait pris l’initiative de cette migration en 1943. Maintenant, trente-sept ans plus tard, il est encore vivant, bien qu’il ait déjà été emprisonné quinze fois. Actuellement il y a une certaine liberté là-bas et même des églises dans ce district. J’ai été heureux de recevoir ces nouvelles, bien que je n’aie jamais eu l’occasion d’y aller personnellement.

Mon intention était d’aller vers le nord-ouest ; cependant, le Seigneur m’a envoyé au sud-est. J’étais sur le point de me diriger vers l’intérieur de la Mongolie, près de la Sibérie, mais le Seigneur m’a envoyé à Taïwan, à Manille, aux États-Unis et maintenant en Europe. Comment cela se peut-il ? Ce Jésus qui est dans les cieux est le Souverain des rois. Il gouverne toutes les nations. Sa manière de gouverner est totalement correcte. Il nous a envoyés pour répandre Sa restauration et gagner davantage de personnes pour Lui.

Pouvez-vous imaginer qu’il y a quinze ans le Seigneur se mouvrait de cette manière en Allemagne ? Parmi nous se trouvent des Italiens, des Espagnols, des Français, des Anglais et aussi des Allemands. Il y a trente-et-un ans, j’aurais donné ma vie pour la Compagnie des Trois Nord ! Pourtant, le Seigneur m’a empêché d’y aller. Je n’ai pas eu besoin de mourir ! Maintenant je suis en Europe, jouissant des voix de tant de nationalités différentes.

Qui a préparé tout cela ? Le Christ céleste ! Ce n’est ni votre œuvre ni la mienne. Je suis bien trop petit pour avoir préparé quoi que ce soit de semblable. Louons le Seigneur pour ce reflet de Son ministère céleste !

Dans quelques années, l’Europe entière sera saturée par la restauration. Je crois qu’elle pénétrera toutes les grandes villes. En peu de temps elle se répandra même jusqu’à Jérusalem.

Depuis Stuttgart elle descendra vers le sud jusqu’à Athènes, puis traversera la mer jusqu’à Jérusalem. C’est là que l’Église a commencé, et dans cet âge elle y retournera. C’est le mouvement du Seigneur, depuis les cieux, reflété sur la terre.


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