LE MINISTÈRE
CÉLESTE DE CHRIST
Chapitre 7
LE SACERDOCE CÉLESTE DE CHRIST
SEMAINE 3 – LUNDI
Lecture biblique : Ex 28.6-10, 21 ; Rm 8.34 ; Hé 1.5 ; 2.6-9, 10 ; 3.1 ; 4.8, 14-16 ; 7.25, 27-28 ; 8.1 ; 10.21
Lire et prier : « C’est aussi pour cela qu’il peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur » (Hé 7.25)
INTERCÉDER POUR NOUS DANS NOS BESOINS
Combien nous avons besoin de Lui !
« De Toi, Seigneur, j’ai besoin,
Oui, j’ai toujours besoin »
(Hymnes, n° 186)¹
Sans aucun doute, nous avons besoin de Lui à chaque instant. Heure après heure, nous ne savons pas avec certitude ce à quoi nous serons confrontés. Nous pouvons dire alléluia ou amen à la réunion, mais lorsque nous rentrons à la maison, notre joie peut disparaître et, au lieu d’alléluia et d’amen, il n’y a plus que le silence et une « mine renfrognée ».
Un problème surgit ou bien nous pouvons attraper un rhume et tomber malades. Quel que soit le problème, Christ est là pour prendre soin de notre cas. Il nous soutient lorsque nous sommes tristes ou malades. Son intercession pour nous ne cesse jamais.
Sa capacité à prendre soin de nous est illimitée, car Il est le Dieu tout-puissant. Son sacerdoce est un ministère d’intercession dans les cieux, dans le Saint des saints, devant Dieu en notre faveur.
Bien souvent, nous n’avons pas conscience de Son intercession ; cependant, parfois nous percevons qu’Il prend soin de nous de cette manière. Peut-être te trouves-tu au milieu d’une discussion avec ton épouse lorsque, soudainement, les mots te manquent.
Pourquoi ces paroles pleines de colère cessent-elles soudainement de jaillir de ta bouche ? As-tu déjà vécu une telle expérience avant d’être sauvé ? Pour ma part, j’avais l’habitude d’être en colère au point que cela pouvait durer toute la journée, voire toute la nuit.
Depuis que j’ai été sauvé, cependant, je n’ai plus jamais pu me mettre totalement en fureur. Le maximum que ma colère a duré, d’après mes souvenirs, n’a été que de quelques minutes. Et toi ? Combien de temps peux-tu rester en colère ? Pas très longtemps, parce que Christ est là, intercédant pour toi auprès du trône de Dieu, et Son intercession est exaucée.
Parfois, les problèmes nous atteignent et nous devenons anxieux. Avant d’être sauvés, ces inquiétudes étaient interminables. Maintenant, lorsque l’anxiété commence à surgir, nous ressentons rapidement une consolation qui nous apporte le soulagement, comme pour nous dire : « Pourquoi ne pries-tu pas ? Tu n’as pas besoin de t’inquiéter ».
Christ commence à intercéder pour nous, et tel est l’effet que Son intercession produit en nous. Alors nous Lui répondons : « Merci, Seigneur, de porter mes soucis. Tous mes soins sont entre Tes mains ».
Il suffit de quelques mots, et l’anxiété disparaît. Nous pouvons jouir de Lui ! Telle est l’intercession sacerdotale de Christ pour nous. Elle est incessante.
Dans Romains 8.34, Paul demande : « Qui les condamnera ? Christ Jésus est celui qui est mort, bien plus, qui est ressuscité, qui est à la droite de Dieu et qui aussi intercède pour nous ». Personne ne peut nous condamner. Christ, assurément, ne le fera pas ; Il est mort pour nous, Il est ressuscité et maintenant Il est dans les cieux, intercédant pour nous.
Son ministère céleste consiste à prendre soin de nous. Nous avons tous eu de nombreuses expériences des soins de notre fidèle Souverain Sacrificateur à notre égard. Nous avons été rappelés, consolés, fortifiés et même conduits par Lui à maintes reprises.
Si nous avions le temps, nous pourrions rendre témoignage après témoignage de la manière dont l’aide nous est parvenue, non pas tant de façon extérieure, mais de l’intérieur de nous-mêmes. L’aide nous vient aussi des cieux. Il y a quelque chose en nous et quelque chose d’en haut qui nous fortifie, nous soutient, nous console et nous éclaire.
Sans ce soutien de l’intercession de notre Souverain Sacrificateur, nous aurions depuis longtemps été vaincus. Nous avons été préservés non par nous-mêmes, mais par notre Souverain Sacrificateur. Notre Souverain Sacrificateur est hautement qualifié pour cette fonction.
Le livre des Hébreux nous présente Ses qualifications. Il est le Fils de Dieu (1.5), le Fils de l’homme (2.6-9), l’Auteur de notre salut (2.10), l’Apôtre envoyé de Dieu vers nous (3.1) et le véritable Josué qui nous conduit au repos (4.8).
C’est Celui qui est pleinement qualifié qui prend maintenant soin de nous dans tous les détails. Son intercession est précieuse pour le Père. Dieu, sur Son trône, considère le sacerdoce de Son Fils comme un trésor précieux. Nous devons avoir la même considération.
Il prie pour toi jour et nuit. Tu as peut-être été éloigné du Seigneur et de la vie de l’Église. Tu faisais la sourde oreille à tous ceux qui tentaient de t’aider. Mais un jour, peut-être alors que tu étais très loin, au sommet d’une montagne, tu as commencé à penser : « Pourquoi ne pas retourner à l’Église ? »
Tu te trouvais totalement seul, loin de toute influence extérieure, et pourtant tu as entendu ce conseil intérieur. Comment l’expliquer ? C’est très certainement le résultat du sacerdoce de Christ. Son intercession t’a touché alors que tu étais loin et t’a ramené.
En réalité, nous n’avons pas tant besoin d’aide extérieure. Nous avons un Aideur dans les lieux célestes ! Notre aide descend des cieux jusqu’à notre esprit. Finalement, elle vient de notre propre intérieur. Nous avons ce Souverain Sacrificateur merveilleux !
« Ayant donc un grand souverain sacrificateur, Jésus, le Fils de Dieu […] approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce » (Hé 4.14-16). Après nous avoir présenté un tableau de notre Souverain Sacrificateur prenant soin de nos faiblesses, l’auteur des Hébreux nous exhorte à nous approcher du trône de la grâce.
C’est en nous approchant avec assurance de cette manière que nous avons une réciprocité avec Son intercession céleste. Où se trouve le trône de la grâce ? Nous devons répondre qu’il se trouve à la fois dans les cieux et dans notre esprit. S’il n’était que dans les cieux, comment pourrions-nous nous en approcher ? Comme notre expérience en témoigne, le trône se trouve aussi dans notre esprit.
À titre d’illustration, supposons que nous soyons anxieux pour une raison quelconque. Être anxieux est une caractéristique des personnes intelligentes. Seuls les insensés sont totalement insouciants, quoi qu’il leur arrive. Si nous sommes des personnes éveillées, qui raisonnent, beaucoup de choses nous rendent anxieux.
Lorsque nous sommes célibataires, nos pensées se tournent vers des préoccupations personnelles. Après le mariage, nous sommes deux dont il faut se soucier. Au lieu de penser seulement à nous-mêmes, nous nous concentrons sur notre conjoint : « Que dire de la conversation que nous avons eue hier soir ? Et notre avenir ? Et si l’un de nous tombait malade ? »
Nous devons trouver une issue pour faire face à toutes les pensées troublantes et aux situations difficiles qui nous assaillent. Rendons grâce à Dieu : notre esprit est relié au Saint des saints ! Lorsque nous nous détournons de l’âme pour nous tourner vers l’esprit, nous entrons dans le Saint des saints. Une fois là, il est difficile de percevoir si nous sommes au ciel ou sur la terre.
Le Saint des saints possède deux extrémités : l’une dans les cieux et l’autre dans notre esprit. Là, dans le Saint des saints, se trouve le trône de la grâce. Que faisons-nous auprès du trône de la grâce ? Nous prions, nous adorons et nous cherchons Celui qui est sur le trône. Nous Le louons et Le remercions.
De ce trône coule le fleuve de la vie. Si nous y demeurons quelques instants, nous percevrons que quelque chose coule du trône de la grâce vers nous, en nous et à partir de nous. Nous ferons l’expérience de la vie éternelle comme provision de la grâce. Nous recevrons miséricorde et trouverons « grâce pour être secourus au moment opportun » (Hé 4.16).
En nous approchant du trône de la grâce, nous avons une réciprocité avec le sacerdoce céleste de Christ. Chaque fois que nous nous tournons vers l’esprit et que nous nous approchons ainsi du trône de la grâce, nous avons une réciprocité avec Son intercession céleste. Son intercession et notre prière constituent une voie à double sens entre le ciel et la terre.
Lorsque le souverain sacrificateur entrait dans le Saint des saints, il portait sur ses épaules les noms des douze tribus (Ex 28.6-10). Ces noms étaient également inscrits sur le pectoral (v. 21). Aujourd’hui, notre Souverain Sacrificateur nous porte tous devant Dieu dans le Saint des saints céleste.
Il se tient devant Dieu afin de nous y amener et aussi d’y porter nos besoins. Dans ce Lieu saint, tous nos problèmes sont résolus. Il nous sert auprès du trône de la grâce. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin de recevoir miséricorde et de trouver grâce pour être secourus au moment opportun !
Le trône de la grâce est l’unique endroit où nos problèmes peuvent être résolus. En nous en approchant, nous avons une réciprocité avec Son intercession. Cette communication se poursuit tout au long de la journée. Bien que rien de tout cela ne soit visible aux yeux physiques, notre esprit perçoit ce qui se passe dans le Saint des saints en notre faveur. Approche-toi du trône de la grâce !
Cette fonction de Souverain Sacrificateur est la partie la plus grandiose du ministère céleste de Christ. Nous Le rencontrons heure après heure, en Le savourant, en L’expérimentant et en Le touchant. À mesure qu’Il intercède pour nous, nous nous approchons avec assurance du trône afin de recevoir miséricorde et de trouver grâce.
La miséricorde et la grâce sont toujours disponibles pour nous, mais nous devons les recevoir et les trouver par l’exercice de l’esprit, en nous approchant du trône et en touchant notre Souverain Sacrificateur, qui compatit à toutes nos faiblesses.
LA GRANDEUR DE NOTRE SOUVERAIN SACRIFICATEUR
Combien notre Souverain Sacrificateur est grand ! Il « peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur » (Hé 7.25). Les souverains sacrificateurs qui servaient sous la loi avaient des faiblesses ; c’est pourquoi ils devaient offrir des sacrifices d’abord pour leurs propres péchés, puis pour ceux du peuple (v. 27).
Notre Souverain Sacrificateur, au contraire, est « saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs et élevé au-dessus des cieux » (v. 26). Il n’a pas besoin d’offrir des sacrifices, « car il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même » (v. 27).
Contrairement aux hommes faibles qui ont servi comme souverains sacrificateurs sous la loi, notre Souverain Sacrificateur est « le Fils, rendu parfait pour toujours » (v. 28). « […] nous avons un tel souverain sacrificateur, qui s’est assis à la droite du trône de la Majesté dans les cieux » (8.1). Il est le « grand sacrificateur établi sur la maison de Dieu » (10.21).
____________________
¹ Hymne n° 186 dans le recueil de cantiques du Brésil
🌿 Appréciez davantage :
Hymne : 186
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire