mercredi 7 mai 2025

L’administration de l’église et le ministère de la parole, semaine 8, chapitre 11, mercredi

L’ADMINISTRATION DE L’ÉGLISE
ET LE MINISTÈRE DE LA PAROLE

CHAPITRE ONZE : L’IMPORTANCE ET LA MISSION
DU MINISTÈRE DE LA PAROLE EN RAPPORT
AVEC LA RÉUNION DE LECTURE BIBLIQUE

SEMAINE 8 – MERCREDI
Lecture biblique : Mt 2.11 ; Mt 26.6-7 ; Lc 7.36-38

Lire et prier : «Une femme s’approcha de lui, tenant un flacon d’albâtre plein d’un parfum précieux, et elle le répandit sur sa tête pendant qu’il était à table.» (Mt 26.7)


FOURNIR LA PAROLE DANS LES
RÉUNIONS DE MUTUALITÉ (1)

Il existe un autre besoin dont nous ne nous sommes pas occupés par le passé. Nous devons saisir l’occasion, dans toutes les réunions de mutualité, de fournir aux autres la parole. Cela peut se produire dans la réunion de prière, la réunion de fraction du pain et la réunion de communion.

Dans certaines villes, il n’y a pas de ministère de la parole dans les réunions de prière. À la place, les saints chantent quelques cantiques et prient un peu. Ensuite, la réunion est close. Cette situation n’est ni normale ni appropriée.

Certains de ceux qui viennent à la réunion de prière peuvent être de nouveaux croyants, d’autres peuvent ne pas savoir prier, et d’autres encore peuvent ne pas être disposés à prier. C’est pourquoi, sans le ministère de la parole, la réunion sera fade et les saints perdront l’envie d’y participer.

Dans d’autres réunions de prière, il y a un manque de ministère de la parole et une absence de direction pour amener les saints à prier. La réunion de prière est comme un bateau sans gouvernail, ballotté de tous côtés par le vent. Quand le vent souffle de l’est, la réunion part vers l’ouest ; quand il souffle de l’ouest, elle dérive vers l’est. Ce genre de réunion n’est pas attirant et, après avoir perdu du temps à dériver ici et là, elle se termine. De telles réunions n’attirent pas les gens ; de plus, c’est une offense envers le Seigneur et envers les frères.

C’est pourquoi, dans les réunions comme celle de la fraction du pain, celle de prière et celle de communion, il doit y avoir un apport du ministère de la parole. Ceux qui servent ne doivent pas dormir tranquillement, mais toujours réfléchir à comment stimuler les saints. Les réunions doivent être vivifiées par le ministère de la parole et par la direction des saints à choisir les cantiques, prier, parler et donner des annonces. Le cœur des frères doit être stimulé, et ils doivent être aidés à ouvrir la bouche, un par un, pour prier dans la réunion.

En particulier, ceux qui servent dans le ministère de la parole doivent dire quelque chose dans toutes les réunions de prière. Toutefois, cela ne doit jamais se faire de manière rigide. Une parole doit aussi être prononcée dans la réunion de la fraction du pain, mais là encore, sans rigidité. Nous devons être flexibles.

On peut dire quelque chose avant la fraction du pain ou juste après. Il est même possible de partager quelque chose de court pendant que le pain et la coupe sont passés. Nous devons simplement suivre le courant de l’Esprit. Ceux qui exercent le ministère de la parole doivent être prêts à dire quelque chose dans les réunions.


Concernant la réunion de la fraction du pain

Beaucoup de nouveaux croyants n’ont pas une grande connaissance de l’importance de la fraction du pain. C’est pourquoi nous devons parler continuellement afin de les stimuler sur ces sujets. Cependant, ce type de stimulation ne doit pas être de nature éducative.

Nous pouvons apporter une parole d’instruction dans les réunions de prière, mais nous ne devons pas le faire dans les réunions de la fraction du pain. Ces réunions diffèrent quant à leur centre d’attention et leur importance. Il ne doit y avoir aucun élément éducatif dans la réunion de la fraction du pain.

Tout élément éducatif tuera la réunion. Si nous discernons un besoin d’instruction, celle-ci doit être donnée après que le pain ait été rompu. Toute parole prononcée avant que le pain ne soit rompu, ou pendant qu’il est distribué avec la coupe, ne doit pas être de caractère instructif ; sinon, cela éteindra l’Esprit. Toute parole de caractère éducatif, qu’elle soit pour la correction, l’instruction ou l’explication, doit être donnée après la réunion de la fraction du pain.

Mais nous devons éviter de donner une parole éducative avant ou pendant la fraction du pain, car elle détournera l’attention des saints du Seigneur. Nous devons dire quelque chose qui introduise les saints dans le Seigneur, au lieu de les en détourner.


Conduire les personnes à apprécier
la douceur et la beauté du Seigneur

Lorsque nous avons commencé à nous réunir dans le nord de la Chine, la parole était toujours ministérielle dans les réunions de la fraction du pain, dans le but de conduire les personnes à entrer dans la douceur, la gloire et la beauté du Seigneur.

Une fois, alors que nous étions sur le point de rompre le pain, je me suis levé et j’ai partagé une brève parole concernant la douceur et l’amour du Seigneur envers ceux qui Le connaissent et L’apprécient. J’ai utilisé plusieurs passages des évangiles pour montrer que le Seigneur fut oint sur la tête (Mt 26.6-7), sur les pieds (Lc 7.36-38), qu’Il reçut de l’encens aromatique et de la myrrhe à sa naissance (Mt 2.11), et fut oint d’aromates lors de son ensevelissement (Jn 19.39-40). Ainsi, de la tête aux pieds et de la naissance à la mort, Il est doux et aimant. Cette parole amena les frères à connaître le Seigneur dont ils se souvenaient.

Dans une autre réunion de la fraction du pain, j’ai lu Ésaïe 53.10-11 : «Il \[...] verra une postérité et prolongera ses jours ; \[...] Il verra le fruit du travail de son âme, et sera satisfait». Ensuite, j’ai continué avec un passage de Psaume 17.15 : «Quand je m’éveillerai, je serai rassasié de ton image».

Ces deux textes parlent de satisfaction des deux côtés. Avec des paroles simples, j’ai alors expliqué : «Notre réunion ici est le fruit du travail du Seigneur, et Il est satisfait de nous voir ici. Et non seulement cela, mais lorsque nous nous approchons de Sa table, nous sommes comme ceux qui se réveillent de leur sommeil. Nous étions étourdis dans le monde, mais devant le pain et la coupe, nous sommes réveillés. Nous sommes réveillés en Lui, nous contemplons Son visage et nous sommes satisfaits. C’est une histoire de satisfaction des deux côtés : nous Le satisfaisons et Il nous satisfait.»

Ensuite, j’ai demandé un cantique en rapport avec ce thème. Nous avons eu beaucoup de situations semblables qui n’étaient pas de caractère éducatif, mais qui contenaient une quantité considérable d’instruction.

Une autre fois, je me suis levé et j’ai dit que le Seigneur avait reçu un nom qui est au-dessus de tout nom (Ph 2.9). Ensuite, j’ai parlé pendant quinze minutes du nom du Seigneur, montrant aux frères que nous sommes sauvés par ce nom, insérés dans ce nom, que nous prions en ce nom et que nous vainquons Satan par ce nom. Cette parole a introduit les saints dans le nom du Seigneur. Ensuite, nous avons tous été touchés en chantant un cantique relatif au nom du Seigneur.


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Instrumental :

mardi 6 mai 2025

L'administration de l'Église et le ministère de la parole, semaine 8, chapitre 11, mardi

 L’ADMINISTRATION DE L’ÉGLISE
ET LE MINISTÈRE DE LA PAROLE

CHAPITRE ONZE : L’IMPORTANCE ET LA MISSION
DU MINISTÈRE DE LA PAROLE 
EN RELATION AVEC LA RÉUNION DE LECTURE BIBLIQUE

SEMAINE 8 - MARDI
Lecture biblique : He 10.24-25 ; 1 Co 14.26 ; 1 Th 5.11

Lire et prier : « N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous mutuellement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour. » (He 10.25)


Rendre la parole savoureuse pour les personnes

Juste après avoir été sauvé, j’aimais la Bible et j’ai été perfectionné dans la lecture biblique. Nous devons extraire de la Bible l’approvisionnement de vie afin de nourrir les frères. De cette manière, ils y prendront goût, désireront cet approvisionnement et prendront plaisir à la lecture. Ils prendront même plaisir à la lire seuls.

Si nous couvrons six chapitres lors de la réunion de lecture biblique chaque semaine, il n’y aura pas de jouissance et les saints deviendront désintéressés et ennuyés. Par conséquent, nous ne devons pas lire trop de chapitres afin que notre empressement ne devienne un gaspillage et que nous n’obtenions pas l’effet inverse.

Il vaut mieux lire un seul chapitre et extraire les richesses inhérentes à ce passage de la Parole pour nourrir les saints. Ainsi, ils sentiront que la Bible est douce et précieuse et voudront continuer à participer aux réunions. Ils iront même jusqu’à l’étudier chez eux.

C’est pourquoi il n’est pas conseillé de lire de nombreux chapitres de la Bible d’un seul coup dans les réunions de lecture biblique. Cependant, les saints doivent lire un ou plusieurs chapitres par jour individuellement.

Ceux qui sont responsables de transmettre la parole doivent étudier comment conduire la réunion de lecture biblique. D’abord, nous devons avoir une nourriture solide et nourrissante pour les frères. Ensuite, nous devons rendre la réunion « savoureuse » pour eux. Bien sûr, nous ne devons pas recourir à des artifices, mais nous devons leur donner le sentiment d’avoir reçu quelque chose. De cette manière, ils inviteront même d’autres à venir écouter la Parole du Seigneur. Ainsi, la réunion de lecture biblique et le ministère de la parole sont étroitement liés.

Récemment, une église a commencé une réunion visant à chercher les Vérités Cruciales dans les Saintes Écritures le dimanche soir. Le nombre de participants à cette réunion dépassait celui du dimanche matin. Il y avait entre cent quarante et cent cinquante personnes, bien que la salle ne puisse en contenir qu’environ cent trente. Certaines s’asseyaient dans la cour.

Une autre église dans le sud de Taïwan a commencé une réunion de lecture biblique dans laquelle l’assistance est passée de soixante à cent quarante. Les saints recevaient un approvisionnement solide. Cela vaut la peine d’être étudié ensemble.

L’approvisionnement de la parole a
un point focal et reste général

Lorsque ceux qui dirigent la réunion de lecture biblique perçoivent quelque chose qui est un besoin de l’église, ils doivent réfléchir à la manière d’imprimer ce point dans l’esprit des frères. Ils ne doivent pas aborder cet aspect à la légère, mais le répéter avec insistance jusqu’à ce que les saints l’absorbent.

Dans le nord de la Chine, j’ai passé environ cinq ans à parler de la croix. Chaque jour, je « martelais » ce fardeau dans l’oreille des saints. Je profitais de chaque occasion pour parler de la croix. C’était ma manière de parler de la croix, de façon répétée et continue, à tous les frères.

C’est une bonne pratique, mais nous ne devons pas l’exécuter avec une rigidité excessive. De plus, nous devons avoir une approche plus générale en insistant sur un fardeau spécifique, de sorte que les autres besoins soient également satisfaits. Une église doit se concentrer sur le ministère de la parole, mais aussi prendre soin des autres aspects.

Par exemple, lorsque j’insistais sur la croix dans le nord de la Chine, mon message englobait aussi d’autres besoins. Nous devons tout observer et prendre soin de chaque chose au fur et à mesure qu’elle se présente. Nous devons prendre soin des anciens, des diacres, des visiteurs et de ceux qui ont reçu le fardeau de prêcher l’évangile. Si nous ne prenons pas soin de tous les besoins, l’église de notre ville peut être perfectionnée sur un point, mais manquer sur d’autres.

Par exemple, si un frère parle continuellement de la chair, négligeant ainsi d’autres besoins, la réunion de la fraction du pain peut devenir sèche parce que tous sont préoccupés par la chair. De la même manière, la prédication de l’évangile peut s’interrompre parce que tous ne parlent que de la chair. Même les services de l’église peuvent devenir secs. Par conséquent, nous devons prendre soin de tous les besoins.


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Son instrumental :

lundi 5 mai 2025

L’administration de l’église et le ministère de la parole, semaine 8, chapitre 11, lundi

L’ADMINISTRATION DE L’ÉGLISE
ET LE MINISTÈRE DE LA PAROLE

CHAPITRE ONZE : L’IMPORTANCE ET LA COMMISSION DU MINISTÈRE DE LA PAROLE EN RELATION AVEC LA RÉUNION DE LECTURE BIBLIQUE

SEMAINE 8 – LUNDI
Lecture biblique : Ps 1.2 ; 119.103, 127 ; Jr 15.16

Lire et prier : « Oh ! combien j’aime ta loi ! Elle est tout le jour l’objet de ma méditation ! » (Ps 119.97)


Certaines villes se portent très bien en ce qui concerne l’administration de l’église et le ministère de la parole. En général, toutefois, l’administration de l’église est plus faible que le ministère de la parole dans toutes les villes.

Selon la fonction, le ministère de la parole est plus important que l’administration de l’église. C’est pourquoi le besoin du ministère de la parole est plus grand que celui de l’administration dans toutes les églises.

Les messages prêchés le dimanche sont communs et génériques. Comme ils ne sont pas vivants, ils sont devenus banals et routiniers, et n’ont plus d’impact. Ainsi, les églises doivent prêter attention à la parole dispensée dans toutes les réunions, et pas seulement le dimanche.

La parole dispensée dans les autres réunions produit souvent un impact marqué. Par exemple, dans une ville, la réunion de lecture biblique est menée avec succès et est remplie de la présence du Seigneur.


Avoir un responsable pour la réunion

Chaque église locale doit s’efforcer de conduire les frères à s’attacher à la lecture de la Bible, afin qu’ils y prennent plaisir. Si possible, l’église de chaque ville devrait s’efforcer d’avoir une réunion dans laquelle les frères lisent la Bible.

La réunion publique de lecture biblique dans l’église mentionnée ci-dessus a un responsable. D’un côté, les responsables exhortent les saints à lire la Parole ; de l’autre, il y a toujours un responsable pour la réunion, à qui l’on donne au moins vingt à trente minutes pour parler de quelques sujets pertinents. Dans leurs réunions, les frères partagent durant la première moitié, et ensuite la personne responsable développe le passage lu. C’est une caractéristique de leurs réunions.


Recevoir l’approvisionnement spirituel

Une autre caractéristique est que, dans le développement de la parole entre les frères, l’accent n’est pas mis sur la logique ou l’exposé biblique, mais sur l’approvisionnement spirituel. Bien qu’ils étudient la Parole, leur développement ne se limite pas à une simple lecture, mais à une transmission de vie fondée sur la compréhension spirituelle obtenue progressivement à partir d’un verset, d’une phrase ou d’un passage.

Il existe une tentation, dans une réunion de lecture biblique, de vouloir que tous comprennent et mémorisent les points clés d’un résumé issu de l’étude. Nous ne devons pas tomber dans cette tentation, car elle finit par faire de nos réunions une pratique sans vie.

Cependant, les réunions de lecture biblique sont tombées dans cette tentation. En aidant les frères à lire la Parole, nous ne devons pas expliquer comment les diverses sections sont structurées, ni partager à propos d’un plan ou des points que nous avons préparés. Nous devons plutôt partager la lumière de la vie et l’approvisionnement spirituel.

Un frère éclairé et solide dans la Parole doit faire une synthèse de vingt à trente minutes. La première partie de la réunion donne au Saint-Esprit l’occasion de libérer les richesses par les frères et leur donne la possibilité de pratiquer. Cependant, les réunions de lecture biblique ne dépendent pas de ce partage. Peu importe si ce partage des frères est riche ou pauvre, cela n’affecte pas la réunion, car la parole de clôture nourrira et approvisionnera tous.

Si nous dépendons uniquement du partage entre les frères, les réunions peuvent manquer de consistance, et l’appétit des saints pour la réunion se perdra. Ils cesseront de considérer la réunion de lecture biblique comme importante, et la fréquentation diminuera.

Par exemple, à Taipei, le nombre de participants aux réunions de lecture biblique diminue progressivement. Une des raisons peut être le partage improductif. Nous ne devons pas permettre aux personnes de sentir que la réunion de lecture biblique est insignifiante. S’ils viennent à la réunion le ventre vide et repartent dans le même état, ils auront l’impression que la réunion était une perte de temps. Ils viendront avec de grandes attentes et repartiront déçus.

De plus, dans le partage et la synthèse, nous devons nous libérer des plans tout prêts. Quand les frères commencent à lire la Bible, nous pouvons les aider avec un plan afin qu’ils comprennent comment les chapitres sont subdivisés. Mais, à mesure que la réunion avance, nous ne devons pas nous concentrer sur ce plan ; sinon, notre réunion manquera de vie.


Ne pas aborder trop de matière

Dans la réunion de lecture biblique, il vaut mieux lire un chapitre par semaine. Il n’est pas conseillé d’aborder trop de matière. Cela peut être comparé à l’alimentation. Si nous avalons les aliments sans les mâcher, nous ne pourrons pas les savourer. Un chapitre par semaine peut sembler une lecture très lente. Comme les saints ne se réunissent qu’une fois par semaine, certaines églises les encouragent à lire un chapitre par jour chez eux.

De cette manière, ils peuvent lire six chapitres en une semaine. C’est très bien. Toutefois, ils ne doivent pas aborder les six chapitres lorsqu’ils se réunissent pour partager. Il est préférable de ne traiter qu’un seul chapitre. Ainsi, que ce soit pour prêcher un message ou lire la Parole ensemble, nous ne devons jamais essayer d’aborder trop de matière. C’est un principe très important. Il suffit d’aborder un point par réunion. Aborder deux ou plusieurs sujets peut faire perdre le fil de la réunion et ainsi la ruiner. Il n’est donc pas bon d’aborder trop de matière.

Si nous lisons six chapitres de la Bible par semaine, nous en aurons lu plus de trois cents en cinquante-deux semaines, mais nous ne pourrons pas tous les retenir. Cependant, si nous lisons un chapitre par semaine dans la réunion avec compréhension et approvisionnement, nous en aurons lu cinquante-deux en un an. Comme ce sera précieux ! Cela restera bien gravé dans les saints et stimulera leur amour pour la lecture de la Bible, les poussant à la lire par eux-mêmes. Ils en viendront peut-être à lire six chapitres par jour ! Ainsi, ils développeront l’habitude personnelle de lire la Bible.

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dimanche 4 mai 2025

L’administration de l’église et le ministère de la parole, semaine 8, chapitre 10, dimanche

L’ADMINISTRATION DE L’ÉGLISE
ET LE MINISTÈRE DE LA PAROLE

CHAPITRE DIX : LE CHOIX DU MATÉRIEL
POUR LE MINISTÈRE DE LA PAROLE

SEMAINE 8 - DIMANCHE
Lecture biblique : Éph 2.11-22

Lire et prier : « Car qui est-ce qui te distingue ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu ? » (1 Co 4.7)


L’ÉGLISE DOIT URGEMMENT
RÉALISER L’ŒUVRE D’ÉDIFICATION
PAR LE MINISTÈRE DE LA PAROLE

Nous avons atteint le point critique du besoin urgent d’édification. Si nous nous contentons de sauver des pécheurs et de les instruire, nous ne ferons que répéter l’œuvre du christianisme des cent dernières années. Cette œuvre n’a pas produit l’édification ni la demeure de Dieu.

Lorsqu’une personne est édifiée à Kaohsiung, si elle quitte cette ville pour aller à Hualien ou Tainan, elle demeure édifiée. Même si elle quitte Kaohsiung, elle ne quitte pas l’édifice ; elle fait toujours partie de la maison spirituelle. Cette maison n’est pas limitée par le temps ou l’espace. Partout où elle ira, elle sera édifiée dans le Corps de Christ. Dans l’édification unique de Dieu dans l’univers, elle est une personne édifiée.

C’est différent d’une personne simplement sauvée. C’est différent d’une personne spirituelle. Elle est édifiée. Seule une telle personne peut faire partie de la demeure de Dieu et fonctionner comme membre du Corps de Christ partout où elle se trouve.

Dieu a besoin d’un groupe de personnes ainsi sur la terre aujourd’hui. Il a un besoin urgent d’une œuvre d’édification. Si nous voulons participer à cette œuvre, nous avons besoin de l’administration de l’église, et plus encore du ministère de la parole. Le ministère de la parole vient en premier, puis l’administration de l’église.

Actuellement, notre plus grande lacune est dans le ministère de la parole. C’est un problème très sérieux. Toutes nos réunions sont pauvres, faibles, déficientes, froides, mortes et superficielles, parce qu’il nous manque le ministère de la parole. L’administration de l’église vient en second en ordre d’importance. Ainsi, les frères qui parlent toujours depuis la chaire doivent considérer ce sujet sérieusement et s’efforcer d’apprendre la leçon concernant le ministère de la parole.

Nous ne devons jamais nous reposer sur l’âge. Autrement dit, nous ne devons pas penser que, parce que nous parlons depuis de nombreuses années, nous pouvons simplement préparer un message à partir de nos anciennes notes et de nos livres de référence. Un tel message n’aura aucune valeur ni aucun impact. Il ne touchera pas les autres et n’atteindra pas le but.

Nous devons apprendre à toujours déranger les frères lorsqu’ils entendent un message. Ils doivent être touchés même s’ils oublient le sujet ou perdent le contenu. Ils doivent avoir l’impression d’avoir été piqués par un insecte. En conséquence, ils ne pourront pas se reposer après la réunion, car quelque chose aura été injecté en eux.

Les sœurs doivent aussi avoir cette capacité lorsqu’elles rendent visite aux autres. Demander aux gens s’ils ont lu les Écritures ou prié les met mal à l’aise. Nous ne devons pas être morts ; nous devons apprendre à être vivants et aussi développer certaines compétences. Peut-être ne mentionnerons-nous rien de spirituel, mais inconsciemment, une injection spirituelle est administrée. Peut-être parlerons-nous aux gens du monde qu’ils aiment, mais à la fin de notre conversation, ils se sentent « piqués ». Ils ne peuvent pas se reposer et se sentent troublés. Nous devons apprendre à faire cela.


LE MINISTÈRE DE LA PAROLE ET
LE SERVICE DANS L’ÉGLISE DOIVENT
AVOIR UNE COORDINATION VIVANTE

Nous devons partager, par la prière et la réflexion, avec ceux avec qui nous servons, le contenu de notre parole. Lorsque je servais dans le nord de la Chine, entre 1940 et 1943, il y avait un frère dont la situation était toujours dans mes pensées. Parfois, je ressentais un fardeau pendant que je parlais depuis la chaire, et je disais alors que ce frère avait besoin d’une visite. Les frères qui m’écoutaient recevaient un fardeau et allaient le visiter.

Aujourd’hui, cependant, comme tous s’efforcent de se démarquer lorsqu’ils parlent pour devenir célèbres, ils ne sont pas préoccupés par le fait de recevoir un fardeau. Cela ne peut pas être considéré comme un service.

C’est regrettable que les frères du nord de la Chine ne soient pas sortis du continent. Les messages qu’ils donnaient répondaient aux besoins pratiques et n’étaient pas préparés à la hâte. Lorsque les saints revenaient de leurs visites aux frères, ils présentaient un rapport. Le lundi matin, nous partagions au sujet de la condition des saints, de huit heures du matin jusqu’à trois heures de l’après-midi. Parfois, nous jeûnions même et priions pour eux.

Par conséquent, nous avons appris de nombreuses leçons. Nous étudiions comment aider ceux qui avaient des problèmes et comment y faire face. Fréquemment, après avoir été visitée, une personne était vivifiée. Notre parole et nos visites agissaient en harmonie. Toutefois, cette harmonie ne résultait pas de discussions, mais était spontanée. C’est cela la véritable et pratique action coordonnée.

La parole donnée depuis la chaire était vivante, et ceux qui venaient aux réunions l’étaient aussi. Beaucoup de saints étaient stupéfaits de voir comment les messages répondaient à leurs besoins spécifiques. Chaque fois qu’ils venaient à une réunion, leurs problèmes étaient résolus. La parole touchait leurs problèmes et leur intérieur ; ainsi, leurs problèmes étaient résolus et leurs besoins satisfaits. Ce qui était dit était une parole vivante.

Cela a duré presque deux ans, car ceux qui servaient recherchaient une parole vivante, et non un simple discours routinier. Ils n’étaient ni désorganisés ni négligents, et ne parlaient pas n’importe quoi. C’est pourquoi, partout où ils allaient, leur direction dans l’église était vivifiante.

La meilleure période de notre coordination dans le ministère de la parole fut entre 1940 et 1943. La situation actuelle ne se compare pas à celle que nous avions alors. À cette époque, la coordination entre ceux qui servaient et ceux qui administraient la parole était vivante. Imprimer quelque chose n’était pas aussi facile qu’aujourd’hui, et il n’y avait pas autant d’organisation, mais tout était vivant.


CONCLUSION

En résumé, nous ne pouvons pas être individualistes. Nous devons apprendre à dépendre des autres, en nous appuyant sur eux pour notre vie. Nous devons apprendre à agir en coordination avec les autres dans notre service. Nous ne devons pas utiliser des ordonnances mortes ni prononcer des messages morts. Au contraire, nous devons chercher un moyen vivifiant et apprendre les leçons. De plus, nous devons recevoir un fardeau et comprendre les besoins des gens. Nous devons connaître les divers problèmes des saints, des enfants, des jeunes et des personnes âgées.

Sur la base de cette connaissance, nous pourrons toucher les personnes âgées, les jeunes et les parents lorsque nous parlons. Tous ceux qui entendront le message seront touchés. L’église a besoin de cette parole vivante qui apporte une situation vivante.

Aujourd’hui, nous trouvons la mort dans toutes nos réunions. La réunion des enfants, la réunion des jeunes et la réunion du dimanche sont toutes conduites selon des ordonnances mortes. Ces réunions sont sous notre responsabilité. Nous ne pouvons pas continuer ainsi. L’œuvre du Seigneur et l’église subissent une grande perte, et la plus grande responsabilité incombe à ceux qui administrent la parole. L’approvisionnement dans le ministère de la parole est important pour les enfants, les jeunes, les parents, les personnes âgées et les saints qui travaillent.


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Musique avec voix :

samedi 3 mai 2025

L’administration de l’église et le ministère de la parole, semaine 7, chapitre 10, samedi

L’ADMINISTRATION DE L’ÉGLISE
ET LE MINISTÈRE DE LA PAROLE

CHAPITRE DIX : LE CHOIX DU MATÉRIEL
POUR LE MINISTÈRE DE LA PAROLE

SEMAINE 7 – SAMEDI
Lecture biblique : Ps 119:103 ; Pr 23:6-8 ; Mt 7:28-29

Lire et prier : « Les huissiers répondirent : Jamais homme n’a parlé comme cet homme. » (Jn 7:46)


APPRENDRE À TOUCHER LES AUTRES DANS LEUR INTÉRIEUR

En suivant le même principe, lorsque nous donnons un message, nous devons éviter de parler de manière scientifique. Par exemple, nous échouerons si nous enseignons aux gens uniquement en suivant les thèmes principaux et les sous-thèmes d’un plan. Même s’il n’est pas mauvais de lire les points principaux d’un plan, il est plus important d’apprendre à toucher les sentiments des personnes.

Si nous insistons trop sur la nécessité de mémoriser un plan, les saints risquent de ne pas se souvenir de ces points. Même s’ils les retiennent, ils les oublieront s’ils n’entrent pas en contact avec quelque chose de plus profond. Ceux qui ministèrent peuvent beaucoup parler, mais leur priorité doit être de transmettre quelque chose de vivifiant et de toucher l’être intérieur des personnes. Ainsi, même si elles oublient les points du plan, quelque chose de solide demeurera.

De plus, nous devons apprendre à ne pas introduire de type de formation dans nos réunions. Les formations sont de nature différente des réunions de l’église. Nous ne devons pas traiter les frères comme des stagiaires. Ils peuvent oublier les points d’un plan ou les versets bibliques, mais s’ils ont été touchés par quelque chose, après la réunion ils prieront, confesseront leurs péchés, et iront même prêcher l’évangile. Si tel est le cas, le message aura été vivant et capable de nourrir.

La viande d’un steak est généralement attachée à des os, mais en servant le steak, nous devons donner la viande et non les os. Un plan est important car de nombreux points peuvent toucher les sentiments des gens. Toutefois, en les nourrissant, nous devons leur donner de la "viande" et non des "os", car peu peuvent mâcher des os. C’est très important.

Ainsi, nous devons apprendre à utiliser un matériel qui touche les sentiments des personnes, afin qu’elles soient touchées même si elles ne comprennent pas tout le message. Un message transmis de cette manière est puissant parce qu’il est clair et riche en contenu, sans faire appel à la logique intellectuelle. Au contraire, il atteint les sentiments profonds dans l’intimité des personnes.

Nous avons un fardeau sérieux concernant le ministère de la parole. Le ministère de la parole est très faible le dimanche matin, dans les réunions en milieu de semaine, dans les réunions à la maison, les réunions de jeunes et même les réunions d’enfants. Il y a des problèmes dans ce ministère. La parole est très faible, ce qui entraîne une situation de faiblesse parmi les saints.

La principale raison à cela est que la parole est morte. Quand la parole est morte, toute la provision est affaiblie. C’est pourquoi tous ceux qui sont responsables de ministérer la parole doivent s’efforcer de trouver un moyen pour que la parole fournisse une provision de vie et ne soit pas morte. Cela exige que nous ne parlions plus comme si nous donnions des cours, en utilisant des plans rigides. Notre vie spirituelle a besoin d’enseignement, mais nous ne pouvons pas être rigides.

Nous devons éviter le matériel qui ressemble à celui de l’enseignement scolaire. Nous ne devons pas donner de devoirs aux frères. Nous devons plutôt toucher leurs sentiments les plus profonds et semer quelque chose de solide en eux.

Si nous échouons à faire cela dans le ministère de la parole, c’est parce que nous n’avons pas la capacité de ministérer la parole. Si nous l’avons, nous toucherons les sentiments des saints et les nourrirons de vie, que nous soyons bègues ou éloquents, et qu’ils nous aiment ou non.

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vendredi 2 mai 2025

L’administration de l’église et le ministère de la parole, semaine 7, chapitre 10, vendredi

L’ADMINISTRATION DE L’ÉGLISE
ET LE MINISTÈRE DE LA PAROLE

CHAPITRE DIX : LE CHOIX DU MATÉRIEL  
POUR LE MINISTÈRE DE LA PAROLE

SEMAINE 7 - VENDREDI  
Lecture biblique : Jn 5.39-40 ; 6.63 ; Ép 6.2

Lire et prier : « Mais Jésus dit : Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. » (Mt 19.14)


NE PAS TRANSFORMER LES MESSAGES
EN MATÉRIEL D’ENSEIGNEMENT

Ces fondements et principes pour le choix du matériel ont pour but de fournir la vie aux gens, de résoudre leurs problèmes et de susciter en eux un sentiment de besoin intérieur. C’est ainsi que le matériel doit être choisi pour la réunion des jeunes.

Bien que nos messages soient éducatifs, nous devons éviter d’en faire un cours d’enseignement. Par exemple, la soi-disant école du dimanche est devenue un cours avec cinquante-deux sujets d’étude. Un enfant peut assister à toutes ces leçons sans acquérir grand-chose intérieurement en ce qui concerne la spiritualité, le contenu de l’évangile et l’expérience de vie.

Par exemple, j’ai fréquenté une école primaire chrétienne et j’étais l’un des meilleurs élèves de l’école du dimanche. J’ai même été assistant d’un enseignant de l’école du dimanche. Pourtant, je n’ai tiré aucun bénéfice de cette école du dimanche. C’est pourquoi je dis que nous devons abandonner le mot « école » dans les réunions d’enfants. Nous ne voulons pas une école du dimanche. Nous voulons simplement des réunions d’enfants.

Nous ne devons pas leur transmettre l’idée que la réunion est un cours et qu’ils doivent donc réciter et mémoriser. Ils doivent sentir qu’ils sont touchés et nourris intérieurement lorsqu’ils participent aux réunions. C’est pourquoi nos réunions d’enfants doivent se concentrer sur le fait de faire des enfants des jeunes pieux qui vivent en présence du Seigneur. S’ils repartent impressionnés par des questions relatives à la vie humaine, à la crainte de Dieu ou au salut, cela leur sera d’une grande aide.

Lors d’une réunion d’enfants à Manille, aux Philippines, ceux qui servaient voulaient leur raconter l’histoire de Samson et Dalila, parce que plusieurs cinémas de la ville projetaient un film sur la romance entre Samson et Dalila. C’est une erreur fondamentale dans le choix du matériel. C’est une mauvaise méthode de sélection.

Nous ne devons pas parler aux enfants au hasard de Samuel aujourd’hui, de David demain, de Saül après-demain, puis de Pierre, en leur fournissant des plans à mémoriser et ensuite les interroger sur la matière. C’est vain et c’est une erreur. Nous devons toucher leurs sentiments.

Par exemple, les réunions d’enfants conduites par D. L. Moody ressemblaient à une école du dimanche, mais ce n’en était pas une. Il se sentait responsable de l’âme des gens. Un jour, il invita une fillette à assister à son école. La fille promit de venir, mais ne le fit pas. Quelques jours plus tard, il la vit dans la rue. Dès qu’elle le vit, elle entra dans une taverne et se cacha sous un lit. Moody courut après elle et la tira de sous le lit. Après cela, la petite fille alla à son école du dimanche. Si nous nous sentons responsables comme Moody, nous réussirons. Nous devons être attentifs à ce sujet. Le reste est secondaire.

Nous ne devons pas simplement faire classe comme les professeurs d’école primaire, qui répartissent les enfants par tranche d’âge et dirigent leurs classes. Nous ne devons pas faire la classe aux enfants, puis commencer la suivante en demandant : « Quelle était la leçon de la semaine dernière ? » « D’accord, c’était sur David. Qui est David ? » Les enfants répondent alors : « David était un homme selon le cœur de Dieu. » « David a régné pendant quarante ans. » Ensuite, nous disons : « Très bien, vous avez réussi. » Si nos réunions d’enfants sont ainsi, nous faisons une œuvre de mort, qui doit être arrêtée. Les réunions d’enfants à Taipei ont encore cette odeur.

Le matériel que nous utilisons doit être vivant. Nous pouvons parler aux enfants de l’amour des frères, de l’amour de Dieu et de la façon dont Dieu a créé les hommes avec un cœur aimant. Nous n’avons pas besoin de parler d’amour spirituel. Il faut plutôt leur faire comprendre que l’amour qu’ils portent en eux vient de Dieu et qu’ils doivent donc aimer leurs frères. Ils se sentiront alors coupables s’ils ne les aiment pas. Lors de la réunion suivante, nous pouvons parler du respect envers les parents, en leur demandant d’obéir à leurs parents. Ce discours est vivant. Cela ne veut pas dire que nous ne devons pas utiliser d’histoires bibliques. Nous pouvons utiliser une histoire de la Bible pour illustrer l’amour entre frères. Ce n’est pas un cours d’étude, mais une application vivante.

Cela doit également s’appliquer à l’œuvre auprès des jeunes. Ceux qui servent les jeunes doivent comprendre que nous ne devons pas dépendre des réunions d’enseignement. Si nous y dépendons, nous échouerons. De 1946 à 1948, il n’y avait pas de réunions de jeunes à Shanghai. Nous n’avions même pas ce titre. À cette époque, le soin des jeunes venait d’un fardeau. Les saints les prenaient en charge individuellement. Il est dommage que nos conférences universitaires soient dirigées comme des cours sur un certain sujet. Tous ceux qui parlent au nom du Seigneur doivent apprendre que notre parole doit instruire sans ressembler à une leçon. Nous ne donnons pas de cours. Cela est mort et ne vivifie pas les gens.

Ceux qui parlent doivent recevoir un fardeau pour travailler auprès des jeunes, un à un. Par la prière et d’autres moyens, nous devons les paître afin que le Seigneur les gagne. Nous ne devons pas toujours leur enseigner ce qu’Adam, Abel, Hénoc et Abraham ont fait. Ils peuvent tout mémoriser en une semaine et tout oublier la suivante. Leur enseigner ainsi est vain. Nous devons atteindre leurs sentiments de manière qu’ils n’oublient jamais.

L’exercice intellectuel et l’interrogation orale ne sont que lettre morte. Il n’est pas nécessaire d’y accorder autant d’attention. En outre, nous ne devons pas nous soucier du nombre de participants. Au lieu de cela, nous devons nous appliquer à apprendre des leçons, avoir des expériences vivantes et recevoir des fardeaux vivants pour travailler auprès des jeunes. Nous devons accomplir une œuvre qui allume en eux un feu qui en allumera d’autres. Seule une telle œuvre sera vivante.

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jeudi 1 mai 2025

L’administration de l’Église et le ministère de la parole, semaine 7, chapitre 10, jeudi

L’ADMINISTRATION DE L’ÉGLISE
ET LE MINISTÈRE DE LA PAROLE

CHAPITRE DIX : LE CHOIX DU MATÉRIEL
POUR LE MINISTÈRE DE LA PAROLE

SEMAINE 7 – JEUDI
Lecture biblique : Lc 24.45 ; Ac 17.11 ; 1 Co 2.13

Lire et prier : « Efforce-toi de te présenter à Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a pas à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité. » (2 Tm 2.15)

ÉVITER L’EXPLICATION DES ÉCRITURES

Lorsque nous cherchons du matériel, nous devons éviter l’explication des Écritures. La Bible n’est pas un livre simple. Si nous parlons selon la Bible, il n’y aura pas beaucoup de problèmes, mais si nous l’expliquons, nous en aurons beaucoup, car parler selon la Bible est différent de l’expliquer.

Nous pouvons prêcher un message basé sur quelques versets. Par exemple, citer Hébreux 2.3 : « Comment échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut ? », pour encourager les gens à apprécier leur salut, c’est parler selon la Bible. Mais si nous essayons d’expliquer les mots salut et négliger, cela devient une explication biblique.

Celui qui parle en chaire doit éviter d’expliquer les Écritures. Il peut parler selon la Bible, mais il ne doit pas l’expliquer. L’explication biblique est une chose sérieuse. C’est pourquoi nous devons éviter le matériel qui explique les Écritures, car il ne contient pas beaucoup de vie et est sujet à l’erreur. En réalité, seuls ceux qui ont le don d’enseignement doivent expliquer la Bible — et tout le monde ne l’a pas. Les paroles de la Bible peuvent être utilisées pour transmettre un message, mais leur explication peut poser des problèmes. C’est pourquoi il vaut mieux éviter les livres qui contiennent de telles explications.

La plupart des livres d’explication biblique transmettent des connaissances, mais peu de vie. De plus, il existe plusieurs façons d’expliquer la Bible. Le même passage peut souvent avoir diverses interprétations. Quand j’étais jeune, j’ai lu un bon livre sur les soixante-dix semaines de Daniel. Après l’avoir lu, j’ai commencé à en parler autour de moi. Plus tard, j’ai réalisé combien j’étais naïf et j’en ai ri moi-même, car il existe de nombreuses interprétations des soixante-dix semaines, chacune avec sa propre logique. L’explication de la Bible est une chose très sérieuse. Il faut à tout prix l’éviter.

À travers les siècles, la plupart des sermons étaient basés sur des versets bibliques. Par exemple, le Dr John Sung a utilisé « une perte de sang » de Luc 8.43 pour prêcher sur le sang précieux du Seigneur, sans expliquer le verset. Nous devons éviter d’expliquer la Bible, sauf si nous avons besoin d’établir une base biblique.

L’explication de la Bible ne doit servir qu’à répondre à un besoin précis d’établir une base biblique. Elle doit rester dans les limites de cette base concrète. En dehors de cela, notre message devient mort. Le principe fondamental est que notre message doit être vivant. Si nous voulons transmettre un message vivant, nous ne pouvons pas nous contenter de doctrines vides ni simplement expliquer la Bible.

Il faut utiliser l’explication biblique uniquement si elle est nécessaire pour communiquer un concept précis aux gens. Une fois ce besoin comblé, il n’est plus nécessaire de beaucoup expliquer. En outre, citer d’autres auteurs peut semer la confusion parmi les saints, à cause des divergences entre les différentes explications.

La première fois que j’ai lu la Bible, j’ai passé beaucoup de temps à consulter des livres sur les prophéties bibliques. Dans Matthieu 24.41, le Seigneur Jésus dit : « Deux femmes moudront à la meule : l’une sera prise et l’autre laissée. » Un expositeur compétent des Frères Unis a un jour affirmé que la femme laissée était la meilleure, et il a donné plusieurs raisons à l’appui. Mais comment la meilleure pourrait-elle être laissée ? Nous croyons que celle qui est prise est la meilleure. Sans discernement, on peut facilement être mal orienté.

Il existe beaucoup de livres dans le christianisme, et ceux qui exercent le ministère de la parole sont souvent tentés de les utiliser. Pourtant, bien que la consultation de certains livres soit nécessaire, certains manquent de précision. Par exemple, Andrew Murray connaissait réellement le Seigneur, mais ses explications n’étaient pas toujours exactes. On peut se fier à ses expériences spirituelles, mais pas toujours à ses explications bibliques.

Lorsque le frère T. Austin-Sparks est venu à Taïwan, il a déclaré que la Nouvelle Jérusalem n’existait pas. Il a outrepassé sa part et expliqué la Bible. Nous ne pouvons accepter cette explication. Bien que nous respections beaucoup le contenu spirituel qu’il nous a transmis, nous ne pouvons pas être d’accord avec cette interprétation. Si la Nouvelle Jérusalem n’existe pas, où seront les croyants ?

C’est pourquoi nous sommes si prudents en ce qui concerne l’explication biblique. En général, il n’est pas difficile de choisir du matériel pour le ministère de la parole. Mais si nous n’avons pas une pleine certitude quant à une explication biblique donnée, nous ne devons pas l’accepter. Et nous ne devons pas essayer de faire nous-mêmes une explication biblique, sauf si cela est absolument nécessaire.

À travers les siècles, plusieurs personnes spirituelles ont proposé des explications bibliques, mais il leur était difficile de ne pas commettre d’erreurs. Andrew Murray, le frère Austin-Sparks et même Mme Jessie Penn-Lewis ont commis de graves erreurs dans leurs explications. Ceux qui ont participé à la vie intérieure ont vécu de bonnes expériences spirituelles, mais étaient éloignés dans leurs explications des Écritures.

La sœur Dora Yu était très spirituelle, mais également imprécise dans ses explications. Elle disait que le salut ne signifiait pas être régénéré, et que ceux qui étaient déjà sauvés devaient encore se repentir pour être régénérés. Pour toutes ces raisons, nous devons éviter l’explication biblique dans le choix du matériel. Il vaut mieux ne pas choisir de matériel basé sur des explications bibliques si l’on n’a pas un besoin clair ni une certitude quant à sa justesse.

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Étude-vie d’Ézéchiel, semaine 2, jeudi, message 5

ÉTUDE-VIE D’ÉZÉCHIEL Message 5 LES QUATRE ÊTRES VIVANTS SEMAINE 2 - JEUDI Lecture biblique : Gn 3:5 ; És 11:12 ; Jr 49:36 ; Éz 1:26 ; Jn 1:...