samedi 19 avril 2025

L’administration de l’Église et le ministère de la parole, semaine 5, chapitre 7, samedi

L’ADMINISTRATION DE L’ÉGLISE
ET LE MINISTÈRE DE LA PAROLE

CHAPITRE SEPT :
L’ÉDIFICATION DE L’ÉGLISE REQUIERT
UNE CONSÉCRATION TOTALE

SEMAINE 5 - SAMEDI
Lecture biblique : Lc 9.57-62

Lire et prier : « Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête. » (Mt 8.20)


NOUS SOMMES INCAPABLES DE PRENDRE SOIN
DE LA MAISON DE DIEU ET DE LA NÔTRE (2)

De nos jours, l’ennemi ne fait pas seulement une œuvre de division parmi nous, il pousse aussi beaucoup à relâcher leur consécration et à devenir des chrétiens indulgents. Nous ne pouvons pas servir le Seigneur et appartenir au monde ; nous ne réussirons pas dans les deux à la fois.

Si tous ceux qui servent prenaient soin de leur carrière et de leur famille, ils auraient plus de succès dans leur carrière et prendraient bien mieux soin de leur famille. C’est comparable à l’entretien d’un jardin que l’on sarcle et arrose chaque jour. Ce jardin sera sûrement magnifique.

Si quelqu’un gère un hôpital et travaille assidûment chaque jour, cet hôpital sera sans doute un succès. Cela ressemble à la question de la consécration. Si nous nous consacrons à notre carrière, à nos études et à notre famille, nous ne devons pas nous attendre à ce que l’église prospère. Au contraire, l’église deviendra désolée et abandonnée. Si nous donnons la priorité à notre carrière professionnelle et à notre famille, et plaçons le Seigneur et l’église en second, l’église ne grandira pas.

Se réunir chaque jour peut nous faire subir des pertes personnelles. Pourtant, nous devons nous interroger sur le but de notre existence : Sommes-nous ici pour notre maison ou pour la maison de Dieu ?

Un missionnaire occidental à Manille a témoigné que sa fille aînée et son deuxième fils voulaient devenir prédicateurs. Il se réjouissait parce que plusieurs de ses enfants étaient prédicateurs et que sa famille était composée de missionnaires. Si nous menons une vie confortable et facile et que nous ne payons pas le prix de suivre le Seigneur, nos enfants voudront nous suivre.

De tels prédicateurs peuvent voyager dans le monde entier, avoir des employés, ne pas souffrir de privations. Ils peuvent même jouir d’une grande considération de la part des autres. Combien de personnes peuvent se permettre de vivre comme eux ? S’ils choisissaient le chemin d’un nazaréen, il serait très peu probable que leurs enfants veuillent encore devenir prédicateurs.

Comme ceux qui travaillent en Chine ont choisi le chemin de la consécration, aucun de leurs enfants ne désire servir. Si nous voulons accomplir une œuvre de consécration et emprunter le chemin étroit dans la restauration du Seigneur, nous ne devons pas espérer une vie confortable à venir.

Nous ne pouvons pas suivre le chemin emprunté par les missionnaires occidentaux. Si nous le faisons, nous accomplirons une œuvre du christianisme institutionnalisé, et non l’œuvre de l’édification de l’église. Quand nous accomplissons l’œuvre de l’édification de l’église, notre renommée, notre réputation, notre famille, notre énergie et notre homme naturel feront naufrage. Notre réputation et ce que nous sommes réellement feront naufrage.

Celui qui veut servir le Seigneur tout en gardant sa respectabilité dans sa famille, sa carrière et ses études, a pris le mauvais chemin. Pour nous, il n’y a pas de moyen de réussir dans les deux domaines. Si nous voulons permettre au Seigneur de bâtir et d’obtenir quelque chose, notre consécration doit être totale. Ce n’est pas simplement une question de suivre ses parents ou son mari parce que l’on ressent le désir de prêcher. Il s’agit de faire naufrage à cause de Jésus. Il fera faire naufrage à tout ce qui est à nous. Il s’agit d’une véritable consécration.

Cela ne signifie pas pour autant que nous ne devons pas étudier, exercer une profession ou prendre soin de notre famille. Nous ne devons pas tout abandonner. Nous devons et nous avons à faire de notre mieux dans nos études, notre travail et le soin de notre famille. Cependant, lorsqu’il y a conflit entre les deux, nous devons nous demander quel côté doit l’emporter. Le Seigneur Jésus doit-il remporter la victoire, ou bien notre intérêt personnel ?

Nous devons aussi nous demander qui a la priorité dans notre cœur. Quelle est notre principale occupation ? Nous devons tous donner une réponse claire devant le Seigneur. Considérons-nous le Seigneur Jésus et Son œuvre en premier ou en second ? Si nous voulons faire une œuvre du christianisme institutionnalisé, nous pouvons mettre ce qui nous appartient en premier et ce qui appartient au Seigneur en second. Si nous voulons édifier l’église, nous devons donner la priorité au Seigneur.

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vendredi 18 avril 2025

L'administration de l'Église et le ministère de la parole, semaine 5, chapitre 7, vendredi

L’ADMINISTRATION DE L’ÉGLISE
ET LE MINISTÈRE DE LA PAROLE

CHAPITRE SEPT :
L’ÉDIFICATION DE L’ÉGLISE EXIGE
UNE CONSÉCRATION TOTALE

SEMAINE 5 – Vendredi
Lecture biblique : Ag 1.1-11 ; Lc 14.25-33

Lire et prier : « Ainsi parle l’Éternel des armées : Réfléchissez attentivement à votre conduite. Montez sur la montagne, apportez du bois, et bâtissez la maison ; j’en aurai de la joie, et je serai glorifié, dit l’Éternel. » (Aggée 1.7-8)

  
NOUS SOMMES INCAPABLES DE PRENDRE  
SOINS DE LA MAISON DE DIEU ET DE LA NÔTRE (1)

Un jour, certains missionnaires occidentaux m’ont confronté en disant que les frères responsables des réunions de groupes devaient s’occuper convenablement de leur propre maison au lieu de participer à tant de réunions. Bien qu’ils soient de bonne intention, nous devons poser la question : « Quelle maison est la plus importante, celle de Dieu ou la nôtre ? »

C’est une question de consécration. Nous ne pouvons pas dire amen à l’attitude des missionnaires occidentaux envers la famille. Au lieu de sacrifier leur maison pour celle de Dieu, ils sacrifient la maison de Dieu pour la leur. Nous ne pouvons pas dire amen à cela. Leur famille peut être merveilleuse, mais dans quel état est l’église qu’ils dirigent ?

Presque tous les saints qui servent le Seigneur ont une famille. Si tous passaient leur temps avec elle, produisant des familles comme des jardins de bonheur et des enfants comme des petits anges, la maison de Dieu serait en ruine. C’est une question de consécration.

Si notre consécration est totale, même nos enfants pourraient se lever pour s’opposer à nous. Aucun enfant de missionnaire occidental ne s’oppose à ses parents, parce qu’ils se préoccupent trop de leur famille. Certains n’avaient pas de domestiques dans leur pays, mais une fois arrivés en Chine, ils ont engagé un cuisinier, une nourrice, une femme de ménage, un jardinier, un chauffeur, voire un garde. Si nous sommes réellement consacrés, les premiers à nous opposer seront nos enfants.

C’est pourquoi je questionne la consécration des missionnaires qui parlent de façon irresponsable et sarcastique. Même s’ils sont serviteurs de Dieu, nous ne devons pas imiter leur mode de vie. Il est indéniable que nous devons faire de notre mieux pour prendre soin de notre famille, mais nous devons aussi être sûrs de notre consécration.

Un frère a cinq enfants, et la réunion de groupe dont il est responsable compte plus de cent saints. S’il ne s’occupe que de sa famille, il ne pourra pas s’occuper des frères. Et s’il ne s’occupe que des frères, il ne pourra pas s’occuper convenablement de sa famille. Il est difficile de bien s’occuper de la réunion de groupe tout en prenant soin de sa famille. Servir la réunion de groupe exige toute la personne. Nous devons penser à la réunion de groupe même dans nos rêves.

Si nous copions les missionnaires occidentaux dans leur manière de s’occuper de leur famille, les résultats de notre travail pour l’église ressembleront aux leurs. À certains moments critiques, ils disent : « Frères, je ne peux plus faire ce travail, car je dois être avec mes enfants. » Mais nous ne pouvons pas agir ainsi à cause de notre consécration. Que Dieu nous bénisse pour que notre famille reçoive miséricorde et soin ! Mais nous devons être avertis que la conduite de certains missionnaires n’est pas la nôtre. Ils ne suivent pas le chemin de la consécration.

  
NOUS SOMMES INCAPABLES DE SERVIR LE SEIGNEUR ET MAMMON

Frère T. Austin-Sparks a un jour dit qu’il y a certains problèmes avec les missionnaires occidentaux dans le christianisme institutionnalisé. Nous reconnaissons qu’ils ont voyagé dans des pays lointains par amour pour Christ, mais cela ne signifie pas que tous les missionnaires venus en Chine se sont sacrifiés et sont consacrés.

Je n’ai aucune intention de condamner leur mode de vie, mais nous devons savoir que le chemin de la consécration entraîne beaucoup de souffrances. Avant de nous consacrer, nous avons peu de problèmes avec les études, le travail ou la famille. Mais après la consécration, de nombreux problèmes surgissent.

Avant la consécration, nous pouvions être de bons professeurs, médecins, fonctionnaires, pères ou fils. Cependant, plus nous sommes consacrés, plus nous devenons incapables, et plus nous rencontrons de problèmes. En un sens, la personne qui dérange le plus les gens est Jésus ; c’est Lui qui a conduit beaucoup de personnes au naufrage. Beaucoup de personnes talentueuses ont fait naufrage à cause de Lui : de bons étudiants, de bons professeurs, de bons pères et mères ont fait naufrage à cause de Jésus.

Quand j’étais à Manille, aux Philippines, un groupe de jeunes m’a demandé de leur parler. Ma première phrase fut : « Jésus conduit les gens au naufrage. » Les jeunes à Manille doivent être naufragés par Jésus, et les familles chrétiennes chinoises outre-mer vivant à Manille doivent être naufragées par Jésus.

Ne pensez pas que notre œuvre en Asie du Sud-Est est bien reçue. Ces dernières années, nous avons livré bataille tous les jours. Quand je suis allé à Manille en 1955, les frères là-bas me respectaient, m’estimaient et me traitaient bien ; d’un autre côté, je livrais bataille avec eux.

Je combattais la bataille concernant le « ciel ». Je voulais éradiquer le concept du « ciel » de leur être. Je leur ai dit qu’en tant que chrétiens, nous ne devons pas penser que la vie chrétienne est une question de demander bénédictions, longévité, paix, de craindre le Seigneur et de ne pas pécher. Ce n’est pas non plus une question d’aller au ciel pour jouir de bénédictions éternelles après la mort. Ce genre d’évangile peut sembler très attrayant, mais il correspond à un certain concept religieux qui considère Jésus simplement comme une personne un peu plus fiable qu’un Bouddha.

C’est pourquoi j’ai été ferme dans le combat au sujet du ciel. Je leur ai montré les paroles du Seigneur dans les évangiles : « Si quelqu’un vient à moi, et ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple » (Lc 14.26). Cette parole catégorique a touché le cœur de ceux qui aiment le monde.

Lors d’un repas d’amour, j’ai partagé comment lire la Bible et prier afin de recevoir la grâce et des réponses aux prières, et être un objet de la miséricorde du Seigneur. Un frère m’a alors demandé pourquoi je ne prêchais pas ainsi à tous les saints, mais au contraire sur le renoncement à tout pour le Seigneur et sur la consécration. Je lui ai immédiatement répondu : « Cher frère, as-tu besoin de moi pour prêcher des messages que tu pourrais toi-même prêcher ? »

Après le repas, j’ai dit aux anciens présents qu’ils devaient examiner leur propre condition. Ils ne devaient pas simplement dire que les jeunes aiment le monde et manquent de réalité ; ils devaient d’abord considérer leur propre état. Lorsqu’ils m’ont rencontré plus tard, ils étaient honteux. Ceux qui aiment le monde devraient avoir honte.

C’est pourquoi quiconque croit en Jésus fera naufrage. Tous ceux qui croient vraiment en Jésus feront naufrage par Lui. Ils ne seront pas corrompus par Jésus, mais feront naufrage par Lui. Si les jeunes veulent suivre Jésus, ils rencontreront des problèmes à l’école. S’il s’agit d’un médecin, qu’il ne s’attende pas à prospérer. La plupart de ceux qui mènent une vie paisible et prospère rencontrent des problèmes avec la consécration.

Une personne capable de prospérer comme médecin, de gagner de l’argent comme homme d’affaires, de devenir célèbre comme professeur d’université, d’être reconnu comme meilleur élève ou excellent père aura des problèmes avec la consécration. Une personne ne peut avoir qu’un seul Seigneur. Si elle est absorbée par les études, elle n’aura pas de place pour Jésus ; et si elle est absorbée par Jésus, elle n’aura pas de place pour les études. De même, si elle est absorbée par ses enfants, elle n’aura pas de place pour Jésus ; et si elle est absorbée par Jésus, elle n’aura pas de place pour ses enfants. Il est donc impossible de servir le Seigneur correctement tout en étant un bon médecin ou un bon père aux yeux du monde.

Il n’est pas difficile d’être respecté tant qu’on ne se consacre pas. Mais cela ne signifie pas que ceux qui servent le Seigneur et prêchent la parole doivent se comporter de façon inappropriée. Nous devons nous comporter de manière respectable et digne de l’éloge des hommes en servant le Seigneur et en prêchant la parole. Si nous voulons être totalement intègres dans notre consécration, nous devons être prêts à mener une vie de souffrances. Ce prix est devant nous, et nous devons évaluer le coût.


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jeudi 17 avril 2025

L’administration de l’Église et le ministère de la parole, semaine 5, chapitre 7, jeudi

L’ADMINISTRATION DE L’ÉGLISE  
ET LE MINISTÈRE DE LA PAROLE

CHAPITRE SEPT :  
L’ÉDIFICATION DE L’ÉGLISE REQUIERT  
UNE CONSÉCRATION TOTALE

SEMAINE 5 - JEUDI
Lecture biblique : Col 1 ; Ga 4

Lire et prier : « Maintenant je me réjouis dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux afflictions de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Église » (Col 1.24)


UNE CONSÉCRATION INCOMPLÈTE EST UNE SOURCE  
DE PROBLÈMES DANS LE SERVICE

Tous savent beaucoup de choses sur la consécration, mais peu comprennent clairement comment elle affecte notre vie. Les problèmes rencontrés par certains serviteurs peuvent être liés à la consécration. Il ne s’agit pas ici d’offrandes matérielles. La consécration est une nécessité fondamentale pour que Dieu accomplisse une œuvre d’édification sur la terre à travers nous.

Ce n’est pourtant pas une doctrine creuse, mais une question personnelle et pratique. Des conditions inadéquates parmi ceux qui servent révèlent une consécration incomplète ou incohérente. Tous nos problèmes, difficultés et souffrances sont liés à la consécration. Plus nous cherchons le repos et le confort, moins nous avons besoin d’être consacrés. Si nous ne voulons aucune souffrance, il n’est pas nécessaire de nous consacrer.

Nous ne devons pas accuser le Seigneur de nous envoyer des souffrances. Celles-ci sont la conséquence de notre consécration. Certains disent que nos souffrances viennent du Seigneur. En réalité, les véritables souffrances des chrétiens sont causées par eux-mêmes. Si nous ne voulons pas souffrir, il suffit de ne pas nous consacrer.

On peut être zélé, prêcher l’évangile et même ministérer la parole sans être consacré. Dans le christianisme institutionnalisé, on peut réussir sans souffrir. Les catastrophes naturelles et les calamités provoquées par les hommes sont la part de tous. Mais une personne non consacrée est épargnée d’une grande partie des souffrances.

C’est comme si les apôtres de l’Église primitive recherchaient la souffrance. S’ils n’avaient pas été si intègres et droits, s’ils avaient fait des concessions, ils n’auraient pas tant souffert. En cédant, ils n’auraient pas été persécutés par la religion juive ni par l’Empire romain. Leurs souffrances étaient la conséquence directe de leur consécration. Ils ont attiré les souffrances sur eux-mêmes à cause de leur consécration.

Les souffrances de l’apôtre Paul furent le fruit de sa consécration. Il aurait pu aimer et servir le Seigneur sans souffrir s’il n’avait pas été aussi intègre, aussi radical et extrême dans sa consécration. Paul dit : « Maintenant je me réjouis dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux afflictions de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Église » (Col 1.24). Paul s’est consacré de plein gré. Il déclara : « Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que Christ soit formé en vous » (Ga 4.19). La bonne volonté de Paul venait de sa consécration.


NOUS NE POUVONS RÉALISER L’ŒUVRE
D’ÉDIFICATION SI NOTRE CONSÉCRATION
EST INCOHÉRENTE

Contrairement à ce que nous voyons dans les Écritures, notre situation semble montrer une consécration qui s’affaiblit constamment. Nous pouvons être d’excellents chrétiens et aussi de très bons prédicateurs aux yeux du monde. Pourtant, nous sommes incapables de réaliser la véritable œuvre d’édification de l’Église parce que notre consécration est incohérente. Lorsque nous nous consacrons totalement, les saints parfois ne l’approuvent pas. Ils préféreraient que nous soyons plus conciliants dans notre service, c’est-à-dire plus modérés, neutres ou moins radicaux.

Si nous voulons être chaleureusement accueillis par les autres, il nous suffit de faire quelques concessions dans notre service au Seigneur. Au moins soixante-dix pour cent des saints nous soutiendront si nous servons de manière plus conciliante. Cependant, si nous choisissons d’être totalement intègres dans notre consécration, et ce de façon continue, le nombre de ceux qui nous soutiennent diminuera, et nos souffrances augmenteront.

À l’ère apostolique, les apôtres étaient persécutés partout où ils allaient. Aujourd’hui, pourtant, peu de prédicateurs sont persécutés. Ce n’est pas parce que nous vivons à une époque différente ou parce que le monde est plus favorable aux chrétiens. C’est parce que la consécration de ceux qui servent le Seigneur n’est pas comparable à celle des apôtres dans l’Église primitive.

Les prétendus serviteurs du Seigneur d’aujourd’hui ont perdu la consécration des premiers apôtres. Si tous les serviteurs se consacraient comme les premiers apôtres, ils souffriraient beaucoup, connaîtraient des détresses et des privations. Beaucoup de jeunes nouent des relations dans la perspective de se marier et de fonder une famille, ce qui est tout à fait nécessaire. Cependant, ce que nous avons observé nous pousse à nous demander si ces relations renforcent ou affaiblissent leur consécration. Nous ne pouvons pas condamner les jeunes, mais ils doivent se demander si leur consécration a été renforcée ou affaiblie. Il est possible qu’ils réfléchissent à l’avenir de leur service, de leur charge ou de leur fonction. Mais ces réflexions sont-elles un signe de renforcement ou d’affaiblissement de leur consécration ?

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mercredi 16 avril 2025

L’administration de l’église et le ministère de la parole, semaine 5, chapitre 6, mercredi

L’ADMINISTRATION DE L’ÉGLISE  
ET LE MINISTÈRE DE LA PAROLE  

CHAPITRE SIX :  
ÉDIFIER DANS L’AMOUR ET  
CONNAÎTRE LES PERSONNES  

SEMAINE 5 - MERCREDI  
Lecture biblique : Jc 5.13-16  

Lire et prier : « Jésus répondit : Ce n’est pas à cause de moi que cette voix s’est fait entendre, c’est à cause de vous. » (Jean 12.30)


Discerner le niveau spirituel des personnes

Discerner le niveau spirituel de quelqu’un, c’est connaître si sa condition spirituelle est consistante, robuste, élevée et pure. Par exemple, il y en a dont le cœur est pur et dont la chair a déjà été travaillée, mais en raison de la faiblesse de leur esprit, qui n’arrive pas à s’élever, ils ne sont pas en mesure d’accomplir quoi que ce soit.  

En ce qui concerne notre connaissance des personnes, nous devons savoir quelles sont leurs motivations, les conditions de leur chair et de leur esprit. Bien sûr, il y a d’autres aspects que nous devons aussi connaître, mais ces trois sont les plus importants. Confier une responsabilité à une personne pour le service dans l’église selon une certaine connaissance de ces trois aspects aboutira à une édification appropriée.  

Celui qui ministre la parole et parle au nom du Seigneur doit connaître les personnes selon leur condition véritable, afin que ses paroles provoquent un changement en elles. Si nous ne les connaissons pas selon leur condition véritable, nous ne connaîtrons pas leurs vrais besoins.  

Parfois, un frère peut prêcher un message dirigé vers une personne spécifique, parce qu’il ne se sent pas à l’aise de lui parler directement. C’est prêcher un message dans le but de réprimander un frère au lieu de transmettre la parole. Ceux qui écoutent savent que le frère est réprimandé et le frère lui-même le sait aussi. Ce n’est pas approprié.  

D’autres fois, quelqu’un dans la réunion représente les saints dans leur ensemble. Par exemple, il peut y avoir un groupe de frères qui ne connaît pas la clé de la prière, et l’un d’eux peut être présent dans la réunion. Si nous avons déjà été travaillés par le Seigneur dans ce domaine de notre vie, nous pouvons prêcher un message sur la clé de la prière. Ainsi, personne n’aura l’impression que nous parlons spécialement à lui. Même si nous savons que nous nous adressons à lui, notre parole touchera tout le monde, car tous en ont besoin. Si le message est cohérent, le frère sera parmi les premiers à témoigner qu’il a été touché. Un tel message vient de la connaissance des personnes.  

Nous ne devons pas parler aux enfants de Dieu sans les connaître, car cela sera vide et ne touchera personne. Les enfants de Dieu n’ont pas besoin de ce type de message. Ils ne seront pas édifiés par nos messages si nous ne les connaissons pas. C’est un grand problème. Nos messages atteindront la cible si nous connaissons les autres. Si nous voulons qu’ils atteignent la cible et soient puissants, nous devons connaître les personnes. Et si nous voulons les connaître, nous devons apprendre les leçons.  

Si nous n’avons jamais été travaillés sur la question de la prière et que nous n’avons pas la clé de la prière, nous ne serons pas capables de savoir quand d’autres ont besoin d’une parole sur ce sujet. Le manque de connaissance des personnes rend nos messages théoriques et non pratiques. Si nous voulons qu’ils soient pratiques, nous devons connaître les autres. Cela exige que nous apprenions quelque chose chaque jour.  

Les anciens qui administrent l’église doivent étudier continuellement afin de discerner les conditions dans lesquelles se trouvent les personnes, de les connaître et de discerner leurs motivations, leur chair et leur esprit. Celui qui ministre la parole doit apprendre à être sensible aux besoins des autres.  

Aucune épître du Nouveau Testament n’a été écrite à partir d’abord d’une révélation de Dieu, puis appliquée à des besoins spécifiques. Au contraire, elles ont toutes été écrites après un contact avec le besoin des personnes, puis une parole a été reçue de la part de Dieu pour y répondre. Les épîtres aux Corinthiens ont été écrites de cette manière. Paul a pu leur écrire parce qu’il avait perçu les problèmes et connaissait la condition de l’église à Corinthe. Cela s’applique aussi à la question de prêcher des messages.  

Sans connaître ou observer les frères, nous ne sommes pas en mesure de leur parler. Celui qui ministre la parole doit connaître la condition véritable de ceux qui écoutent et présenter leur condition devant Dieu. Le frère Nee a prêché un jour un message spécifiquement dirigé vers un ancien. Quand nous lui avons parlé du problème de ce frère, le frère Nee nous a dit que tout le message du dimanche lui était destiné.  

Si nous voulons que notre administration de l’église soit pour l’édification, nous devons connaître les personnes. Les sœurs qui visitent d’autres sœurs et ont une communion avec elles doivent le faire sur la base de la connaissance des problèmes et conditions de celles qu’elles visitent. Cela exige que nous apprenions plusieurs leçons très sérieusement.

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lundi 14 avril 2025

L’administration de l’église et le ministère de la parole, semaine 5, chapitre 6, mardi

L’ADMINISTRATION DE L’ÉGLISE
ET LE MINISTÈRE DE LA PAROLE

CHAPITRE SIX :
ÉDIFIER DANS L’AMOUR ET
CONNAÎTRE LES PERSONNES

SEMAINE 5 - MARDI
Lecture biblique : 2 S 15.1-18 ; 1 Co 3.10 ; 2 Co 10.3-4

Lire et prier : « Car, bien que nous marchions dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair. » (2 Co 10.3)

Discerner les motivations humaines

Si notre jugement sur les personnes n’est pas précis, notre administration de l’église aboutira à une démolition. Le manque de connaissance en ce qui concerne les personnes ne fera que faire souffrir l’église, bien que ce ne soit pas notre intention. Si nous voulons connaître les personnes, nous devons apprendre à discerner si leurs motivations et intentions sont pures devant Dieu. Si quelqu’un n’a pas de motivation pure, nous ne devons lui confier aucune responsabilité dans le service.

Notre connaissance des motivations des personnes est fondée sur la manière dont le Seigneur traite nos motivations. Si nos motivations n’ont jamais été traitées par le Seigneur, nous ne devons pas penser que nous pouvons connaître les vraies motivations des autres. Mais si nos motivations ont déjà été traitées et sont maintenant pures, notre ministère de la parole ne produira pas d’« effets secondaires » ni ne provoquera de confusion. Au contraire, nous serons simples et purs envers Dieu.

Nous devons traiter nos motivations en toutes choses, pas seulement dans le ministère de la parole. Lorsque nous aurons appris cette leçon, nous serons capables de discerner facilement les motivations de ceux qui viennent à nous. Une fois nos motivations purifiées, nous serons capables de discerner facilement la motivation de ceux avec qui nous nous réunissons. Peut-être ne pourrons-nous pas percevoir la pureté dans leur cœur, mais nous reconnaîtrons immédiatement l’impureté dans leur for intérieur. Nous pourrons discerner si quelqu’un est simple et pur ou s’il est impur quant à ses motivations. Nous pourrons connaître facilement une personne.

Discerner la chair humaine

Une personne dont la chair n’a jamais été éliminée ou qui n’a jamais appris aucune leçon concernant sa propre chair et ses inclinations ne pourra pas travailler en coordination avec les autres dans un quelconque service. Nous pouvons permettre qu’elle serve, mais nous ne devrions pas la désigner à un quelconque service. Ce serait une erreur. Puisqu’il est difficile de trouver quelqu’un dont la chair ait été entièrement traitée, nous ne devons désigner personne à un service de manière inconditionnelle.

En d’autres termes, la délégation ou l’attribution d’une personne à un service doit se faire selon le degré auquel sa chair a été traitée. Plus sa chair est traitée, plus nous pouvons lui assigner de service. Si elle a été peu traitée, nous ne devons pas lui confier une grande responsabilité dans le service, car cela pourrait entraîner des problèmes.

Supposons qu’un frère aime le Seigneur, soit zélé et veuille servir. Nous ne devons pas nous réjouir lorsqu’il exprime ce désir et lui permettre de participer au service. Cela ne produira pas l’édification. Personne ne construit une maison de cette manière. Un charpentier regarde d’abord son matériau pour connaître la nature, la condition et les dimensions de ce qu’il utilisera dans l’édification. Ce n’est qu’alors qu’il commence à édifier. Il doit d’abord évaluer la condition du matériau et ensuite désigner chacun selon sa nature et sa condition. C’est seulement de cette manière que son travail sera approprié pour la construction.

Cependant, les anciens de certaines églises n’agissent pas ainsi. Ils se réjouissent lorsqu’ils découvrent un frère qui aime le Seigneur et aussitôt le rendent responsable d’une réunion de groupe. Cependant, comme ses motivations sont impures et que son ego n’a pas encore été nié, tous ses « trucs » deviennent apparents en quelques semaines. Bien que les saints l’apprécient beaucoup, de même que les enfants d’Israël appréciaient beaucoup Absalon, l’église subira des dégâts considérables. Parfois, ces dégâts ne peuvent être réparés qu’après plusieurs années, et l’église subit une grande perte.

Cela affecte la capacité de l’église à prêcher l’évangile avec puissance, la capacité des frères à se lever et le manque de vitalité dans les réunions. Toute l’église semble souffrir d’un empoisonnement, transmettant aux personnes un sentiment d’abandon ou d’impuissance. C’est la conséquence du fait que les anciens ne savent pas administrer l’église et ne connaissent pas les personnes. Ils sont comme un charpentier qui ne connaît pas ses matériaux. Pour cette raison, il est difficile d’avoir l’édification.

Il n’est pas difficile de prêcher l’évangile et de conduire les personnes au salut, et il est facile de leur transmettre la parole afin de les instruire, mais ce n’est pas aussi simple de les édifier ensemble. C’est pour cette raison que l’apôtre Paul dit : « Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte ; et un autre édifie dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il édifie. » (1 Co 3.10). Il n’est vraiment pas facile d’édifier l’église. Nous ne pouvons simplement laisser les frères croître d’eux-mêmes. Nous devons comprendre que l’église a besoin d’être administrée et qu’une grande partie de cette administration dépend de notre capacité à connaître les personnes et à discerner leurs motivations et inclinations de la chair.

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L'administration de l'église et le ministère de la parole, semaine 5, chapitre 6, lundi

L’ADMINISTRATION DE L’ÉGLISE
ET LE MINISTÈRE DE LA PAROLE

CHAPITRE SIX :
ÉDIFIER DANS L’AMOUR ET
CONNAÎTRE LES PERSONNES

SEMAINE 5 – LUNDI
Lecture biblique : 1 Co 3

Lire et prier : « Si l’œuvre que quelqu’un a bâtie sur le fondement subsiste, il recevra une récompense;» (1 Co 3.14)

APPRENDRE À CONNAÎTRE LES PERSONNES

Il est également crucial d’apprendre à connaître les personnes dans l’administration de l’église et le ministère de la parole. Nous devons les connaître pour administrer l’église et aussi pour prêcher la parole. Si nous ne les connaissons pas, nous ne pouvons pas édifier l’église. Au contraire, cela conduira l’église à la confusion et à la démolition.

Celui qui veut édifier l’église doit connaître les personnes. Nous devons connaître la condition personnelle des frères. Cela inclut leurs intentions devant Dieu, leurs penchants charnels et aussi ceux de leur esprit. Tout ouvrier du bâtiment compétent doit être instruit concernant les pierres, les tuiles et le bois. Il doit savoir discerner la nature du bois, s’il est léger ou lourd. S’il ne connaît pas la nature du bois et l’utilise de façon indiscriminée, il sera dangereux d’habiter les maisons qu’il construira.

Une grande partie de notre connaissance des personnes vient de la transformation que nous avons déjà reçue. Si le Seigneur nous a traités dans un certain aspect, il nous sera plus facile de discerner les autres dans cet aspect. Si nos motivations n’ont jamais été traitées par le Seigneur, il nous sera difficile de discerner si les motivations des autres sont pures ou non. Si nos intentions, motivations et buts ont été pleinement travaillés par le Seigneur, alors, en entrant en contact avec les autres, nous connaîtrons leurs intentions, motivations et pensées, et nous saurons rapidement quelle est la racine de leurs problèmes.

Nous saurons quand ils sont purs. Si notre chair n’a jamais été éliminée par le Seigneur et que nous n’avons jamais appris la leçon du brisement, nous ne saurons pas discerner quand les autres sont dans la chair. Ainsi, notre connaissance des personnes est fondée sur la connaissance de nous-mêmes. Celui qui est sérieux et correct dans son traitement avec lui-même connaît les personnes de façon correspondante.

Il est très important que les anciens qui administrent l’église connaissent les intentions, les motivations et les objectifs des frères. Ils doivent connaître la condition spirituelle des frères et leur position devant Dieu. Si cela ne se produit pas, ils sont susceptibles de commettre de nombreuses erreurs. Quand quelqu’un de gentil, éloquent, instruit, zélé et capable de prêcher arrive dans l’église, ils peuvent penser qu’il est apte à servir en coordination avec les autres. Mais lorsqu’il commence à travailler, tout un groupe de service peut s’effondrer.

Ceux qui administrent l’église doivent éviter l’instabilité. Il ne convient pas qu’ils changent constamment leur évaluation des frères. Ils ne doivent pas dire qu’un frère est spirituel et changer d’avis deux mois plus tard. Cela doit être évité dans l’administration de l’église ; et cela ne peut être évité que si l’on connaît les personnes et que l’on apprend toujours à les connaître.

Les anciens qui ont déjà appris cette leçon et qui ont été travaillés par le Seigneur auront une connaissance claire des autres, sachant où ils en sont et la condition de leur esprit, indépendamment de leur comportement. Quand quelqu’un parle, ils savent si ses paroles reflètent sa véritable condition spirituelle. Ils savent s’il est rempli de l’impureté de son ego et de l’homme naturel, parce que son esprit n’a jamais été libéré de son ego.

Vous saurez s’il est enclin à accomplir une œuvre seul, sans la collaboration des autres. Un croyant peut avoir de l’expérience, savoir se comporter, mais ne pas être libéré de l’ego. Si sa vision et sa connaissance sont mondaines, il ne peut assumer un service spirituel. Si une telle personne devient ancien, il détruira l’église même s’il sait prêcher la parole.

Toute responsabilité et coordination de service qu’il assumerait deviendrait une œuvre de démolition. Ce serait comme installer une bombe à retardement dans un immeuble : au bout d’un certain temps, elle explosera et tout l’édifice s’effondrera. Le préparer à devenir ancien conduira à la destruction, et non à l’édification. Au lieu de contribuer à l’édification, il sera comme une bombe à retardement. Quand viendra le moment de perdre son calme, toute la situation sera déjà hors de contrôle. Il peut être capable de conquérir les gens et de les aider par son humilité, sa connaissance, son éloquence et son discours persuasif, mais tout cela viendra de la chair. L’église sera ruinée entre ses mains.

C’est la situation réelle dans certains endroits. Faire une erreur en évaluant une personne peut ruiner cinq ans de travail et d’effort. Certains dégâts ne peuvent être réparés rapidement. Le Seigneur peut exiger cinq ans pour recommencer une œuvre.

Certains prient selon leur propre direction et non selon la direction de l’Esprit. D’autres parlent selon leur propre direction et non selon celle de l’Esprit. Nous ne devons pas les encourager en leur donnant des responsabilités ou des charges de service. Nous ne pouvons pas interdire aux gens de parler dans les réunions de l’église, mais nous devons les observer et voir si leur conduite est appropriée. Si leur comportement est inapproprié, nous devons les exhorter afin qu’ils sachent que nous ne soutenons ni n’approuvons leur manière d’agir.

Cela touchera leurs sentiments. Nous ne devons pas les exclure pour avoir dit quelque chose d’inapproprié, mais s’ils recommencent, nous devons leur dire que leurs comportements ne sont pas approuvés. Nous devons leur faire sentir que leur manière d’agir n’est pas acceptée. Cela leur ouvrira le chemin pour recevoir une aide appropriée.

Lorsque les anciens n’ont pas ce type de discernement, ils peuvent désigner un frère plus âgé, apparemment humble, instruit et expérimenté, comme responsable d’un service. Plus tard, lorsque des problèmes surgiront et que l’église aura été lésée, ils commenceront à comprendre qu’ils n’auraient pas dû connaître les personnes selon la chair. Telle est la situation dans de nombreux endroits.


Appréciez davantage :  Hymne « Ô Dieu, révèle-Toi à moi »


Instrumental et partition :
https://hinario.org/detail.php?id=486


Voix et piano (en portugais) : https://hinario.org/detail.php?tab=1&mainmp3=admin/Uploaded-mp3-Files/0412.master.mp3&id=486



1  

Dieu, révèle-toi à moi,
Ma chair montre-moi ;
Donne-moi ta grâce, oui,
Et dans la poussière je me prosternerai.
Je veux la victoire, oui,
Mais je suis si faible aussi !
Oh, le bien je ne sais faire,
Et du mal je suis le captif.


2  

Je te veux, oui, Seigneur,
Mais ma marche est mauvaise ;
Je ne parviens pas à changer,
Quelle esclavage réel !
Ta loi me dévoile seulement,
Le péché vient me lier ;
Je lutte pour sortir,
Je n'arrive pas à me dégager.


3  

Je tombe et me relève,
J'essaie, mais je tombe encore plus ;
Quand je veux donc triompher,
Les défaites sont trop nombreuses.
Du péché je suis serviteur,
Complètement sans pouvoir ;
Ma chair ne contient aucun bien,
Que faire alors ?


4  

Oui, en partie je sais qui je suis,
Et que je suis incapable ;
Ma nature est mauvaise,
Si corrompue et vorace.
Je ne peux pas avoir confiance
En mon ego, je le sais ;
Mon espoir est
Le Seigneur Jésus, mon Roi.


5  

Mortifie-moi sur la Croix,
Pour avoir confiance en Christ ;
Par le Saint-Esprit,
Que Christ puisse appliquer.
Sa mort agisse en moi
Chaque jour sans cesse,
Pour détruire mon ego,
Et répandre sa vie.


6  

Comme il est terrible, oui, je suis !
Qui peut me libérer,
Faire de moi un vainqueur,
Me délivrer de cette mort ?
Le sang du Christ a été versé,
La sainteté est en moi ;
Comme vie je l'ai reçu,
Et une portion sans fin.


7  

Mais j'ai été sanctifié,
J'obéis à ta parole ;
Je n'ai plus honte
Quand je viens te chercher.
Tu as une vie transcendante,
Par la foi, tu me donnes ta grâce !
Je te loue, je suis libre,
Aujourd'hui j'ai une paix parfaite.

dimanche 13 avril 2025

L'administration de l'Église et le ministère de la parole, semaine 5, chapitre 6, dimanche

L'ADMINISTRATION DE L'ÉGLISE
ET LE MINISTÈRE DE LA PAROLE

CHAPITRE SIX :
ÉDIFIER DANS L'AMOUR ET
CONNAÎTRE LES PERSONNES

SEMAINE 5 - DIMANCHE
Lecture Biblique : 1 Jean 4:7-21

Lire et prier : "Celui qui n'aime pas ne connaît pas Dieu, car Dieu est amour" (1 Jean 4:8)


APPRENDRE À SE SOUCIER DES AUTRES

Bien que notre situation soit meilleure que celle de ceux qui sont dans le monde, il manque un sentiment d'amour et de souci entre ceux qui servent. Il peut y avoir quelqu'un qui aime un certain frère et parvient à maintenir une bonne coordination avec lui, cependant cela n'est pas de l'amour. Le Seigneur veut que nous nous aimions les uns les autres comme Il nous aime. Son amour pour nous ne repose pas sur des émotions. Il ne nous aime pas parce que nous méritons Son amour. Nous ne sommes pas aimables et nous ne traitons pas le Seigneur de manière à mériter Son amour.

Si nous méritions Son amour et Le traitions bien, nous pourrions être dignes d'amour, mais un tel amour serait basé sur des émotions. Cependant, il n'y a rien en nous qui mérite d'être aimé ; c'est pourquoi l'amour du Seigneur pour nous ne repose sur aucune émotion. Il nous aime parce que nous avons besoin de Son amour.

Il doit exister ce type d'amour entre ceux qui servent et parmi les saints. Nous ne devons pas aimer les frères parce qu'ils sont aimables. Nous ne devons pas aimer un frère parce qu'il nous traite bien. Nous devons aimer les saints parce qu'ils sont nos frères et parce que le Seigneur nous a travaillés ; parce que nous avons été édifiés ensemble par Dieu.

Nous n'avons pas besoin d'exhorter les saints à s'aimer les uns les autres. Cependant, plus il y a d'édification parmi nous, plus la caractéristique de l'amour et du souci mutuel sera exprimée. Alors notre administration de l'église et notre ministère de la parole produiront des résultats. Les frères commenceront également à s'aimer les uns les autres.

Si les frères peuvent s'aimer les uns les autres dépend de l'administration de l'église et des personnes qui ministres la parole. Prêcher un message sur l'amour mutuel peut ne pas être efficace, mais notre administration de l'église peut amener les frères à s'aimer les uns les autres. Parfois, plus nous parlons d'aimer les uns les autres, moins les saints s'aiment.

Dans certaines églises, ceux qui ministres la parole ne parlent jamais de l'amour mutuel, mais les saints s'aiment les uns les autres. Les anciens peuvent ne pas conduire les frères à aimer, mais sous leur administration, les frères s'aiment les uns les autres de manière spontanée. Cela se produit lorsque ceux qui administrent l'église ont déjà été édifiés par le Seigneur. Il y a quelque chose en eux qui montre qu'ils se soucient des autres, aiment les autres et prennent soin d'eux.

Permettez-moi de donner une illustration. Un frère de la maison des ouvriers était malade depuis deux jours, mais aucun des frères n'est allé lui rendre visite. Les quatre frères qui prenaient normalement leur petit-déjeuner avec lui semblaient ne pas remarquer qu'il manquait. Ils ont peut-être pensé : "Ce n'est pas moi qui manque. Je vais prendre mon petit-déjeuner et m'occuper de mes affaires." Une personne comme cela peut-elle servir le Seigneur ?

Celui qui a été édifié par le Seigneur doit apprendre à se soucier des autres. S'il y a un amour véritable, les quatre frères iront vite chercher à savoir comment va le frère qui manque. C'est la chose à faire. Si nous découvrons que les chaussettes¹ de notre frère sont trouées, nous devons vérifier s'il a une autre paire. S'il n'en a pas, nous devons lui en procurer une nouvelle, sans qu'il sache qui a fait cela. C'est ce que cela signifie s'aimer les uns les autres.

Nous nous dégradons si nous manquons ce type d'amour les uns pour les autres. Il est inutile de simplement prêcher des messages émotionnels. Si nous voyons qu'un frère porte toujours la même chemise, nous devons découvrir s'il en possède d'autres. Il faut se soucier des gens de cette manière.

Si nous ne nous soucions pas de cette manière, il sera difficile de servir le Seigneur. Nous pourrions être capables d'administrer l'église de manière ordonnée, mais il n'y aura pas d'édification dans notre administration. Nous pourrions aussi prêcher des messages, mais les saints ne seront pas édifiés. La connaissance nous enorgueillit, mais l'amour nous édifie (1 Co 8:1). Cela ne signifie pas que nous devons prêcher des messages sur l'amour mutuel ; au contraire, nous devons être travaillés et édifiés par le Seigneur. C'est ainsi que nous nous soucierons des autres et les aimerons.

Lorsque nous achetons une paire de chaussures, nous devons considérer si le frère qui sert avec nous a une autre paire. Nous devons avoir cette considération aussi lorsque nous achetons des vêtements neufs. Malheureusement, ce n'est pas la situation parmi nous. Nous ne devons pas nous occuper uniquement de notre propre vie ; nous devons aussi nous soucier du frère qui est à nos côtés. Cela est très sérieux.

Un jour, quelqu'un m'a accusé d'utiliser l'argent pour contrôler les autres. C'est une insulte pour moi et pour les autres frères. Le Seigneur sait que je n'ai aucune intention de manipuler les frères. Mon désir est que leurs besoins soient comblés. Aucun de ceux qui sont au service ne devrait manquer de quoi que ce soit.

Donner simplement des choses aux autres n'est pas un indicateur d'amour. Cela peut n'être qu'une question d'émotion. Nous devons avoir un amour qui se soucie des autres et prend soin d'eux. Si un frère est malade ou si une sœur a un problème, nous devons nous sentir comme si nous étions impliqués. Nous devons toujours penser aux besoins des autres. Lorsque nous achetons une paire de chaussures, nous devons penser aux chaussures de notre frère ; lorsque nous faisons faire un vêtement, nous devons penser aux vêtements de notre frère. Nous devons avoir ce type de considération.

Nous ne devons pas penser que nous perdons en nous occupant de ceux qui servent avec nous. Même si nous avons une perte, ce sera glorieux. Celui qui ne se soucie que de soi est très pauvre ; et la personne la plus pauvre qui existe est celle qui se soucie d'elle-même avant tout. Cependant, celui qui apprend à se soucier des autres est riche. Si nous nous soucions des autres et portons leurs fardeaux, nous serons riches. Nous ne devons pas porter uniquement notre fardeau ; nous devons aussi apprendre à porter ceux des autres.

Par la miséricorde du Seigneur, nous devrions être capables de témoigner que plus nous portons les fardeaux des autres, plus le Seigneur porte les nôtres et nous fortifie. Nous ne devons pas être comme ceux qui servent le Seigneur sans se soucier des autres. Si nous nous occupons de ceux qui servent avec nous, notre ministère de la parole et notre administration de l'église seront capables d'édifier les saints ensemble. Si un ancien souhaite que son administration de l'église apporte l'édification, il doit apprendre à aimer et à prendre soin des personnes.

Lors d'une conférence, une grippe se propageait et beaucoup sont tombés malades. Un des frères responsables du ménage était malade. Je ne l'ai pas vu pendant plusieurs jours. Quand j'ai découvert qu'il était malade, je suis allé lui rendre visite. Quand je l'ai vu, j'ai su que personne ne s'était occupé de lui, pas même ceux qui partageaient la même chambre avec lui. Il était alité avec de la fièvre et n'avait même pas un verre d'eau.

J'ai été très triste de voir cette situation. Si nous sommes tous comme ça, il est inutile de parler ou d'écouter un autre message, car ils seront inutiles. Ce frère était couché avec de la fièvre, mais tout le monde l'ignorait. Si une personne indifférente devient ancien ou ministre de la parole, elle pourra instruire les saints, mais ne les édifiera pas.

L'instruction est pour le bénéfice d'un individu ; l'édification conduit les saints à être édifiés comme un seul. Dieu ne veut pas gagner des individus ; au contraire, Il veut gagner un bâtiment. Il ne peut pas utiliser une œuvre qui ne produit que des résultats individuels. Notre œuvre doit produire un résultat corporatif afin que la volonté de Dieu se réalise.

Peut-être qu'un certain frère n'est pas capable de prêcher des messages de manière dynamique, mais lorsqu'il administre l'église, les saints se mélangent et sont édifiés. C'est l'église. L'église est une entité corporative, édifiée. La réunion de milliers de personnes n'est pas l'église si elles vivent indépendamment les unes des autres et ne sont pas édifiées ensemble. Dieu n'a aucun bâtiment parmi elles.

Dieu a besoin du bâtiment, d'un bâtiment corporatif. Lorsque les frères servent et se réunissent dans l'amour, leur prédication de l'évangile sera victorieuse et beaucoup de gens seront amenés à la salutation. Cependant, dans certaines réunions, les frères manquent de puissance lorsqu'ils prêchent l'évangile. Il n'y a pas de perception d'édification parmi eux ; il n'y a que la sensation de désolation et de dispersion. Une église dans laquelle les frères se soucient les uns des autres a un avenir.

Lorsque notre souci mutuel provient de l'œuvre d'édification du Seigneur en nous et non d'une exhortation externe, nous avons l'édifice. Si ceux qui servent ne se soucient pas les uns des autres, nous ne devons pas attendre que notre travail résulte en édification.

Notre amour les uns pour les autres n'est pas une réaction émotionnelle ni une conséquence de bien nous traiter. Lorsque vous n'êtes pas malade et n'avez aucun problème, je peux ne pas venir dans vos appartements pendant deux mois consécutifs, car vous n'avez aucun besoin. Cependant, lorsque vous êtes malade et avez un besoin, je serai certainement à vos côtés.

Si nous nous aimons véritablement, nous nous soucions les uns des autres malgré les problèmes. Il existe un amour mutuel véritable lorsque nous nous soucions les uns des autres. Cela est le résultat d'être travaillé par le Seigneur. Plus quelqu'un est travaillé par le Seigneur et édifié par Lui, plus il se soucie des autres, les soigne et les aime.

Les choses mortes et sans vie n'ont pas besoin d'amour. Dans une maison, il n'est pas nécessaire que le bois aime les briques ou que les briques aiment les tuiles, car ce sont des matériaux inertes. Cependant, les choses vivantes doivent s'aimer les unes les autres afin de rester unies. Dans certaines villes, bien qu'ils soient ensemble, les frères sont en discorde et il leur manque l'amour mutuel. Il n'y a pas d'édification parmi eux. Des colocataires qui ne se disputent pas entre eux peuvent encore être en discorde parce qu'ils n'ont pas été édifiés ensemble. Cette situation est très triste.

C'est très triste lorsque nous ne remarquons les chaussettes neuves d'un frère, mais que nous ne prêtons pas attention lorsqu'elles sont déchirées. La condition normale devrait être de ne pas remarquer quand un frère achète des chaussettes neuves, mais de remarquer plutôt ses chaussettes déchirées. Si nous agissons ainsi, nous serons capables d'accomplir une œuvre solide. Nous devons aimer les frères et prendre soin d'eux, mais cet amour doit être fondé sur leurs besoins, et non sur nos émotions. Lorsqu'ils ont un besoin, nous avons un besoin. Nous devons apprendre à porter leurs fardeaux (Ga 6:2). Alors, l'administration de l'église et le ministère de la parole apporteront beaucoup d'édification à l'église.

L'édification de l'église n'est pas facile. Amener les gens à être sauvés et les instruire est facile, cependant, édifier l'église n'est pas aussi simple. Amener les gens au salut et à la perfection personnelle ne nécessite pas que nous apprenions des leçons. Cependant, pour édifier l'église, pour édifier un groupe de personnes ensemble, unies comme un seul corps, nous devons assimiler certaines leçons. Afin que l'administration des anciens et le ministère de la parole contribuent à l'édification de l'église, nous devons prêter attention aux points mentionnés ci-dessus. Sans apprendre ces points, nous ne pouvons pas nous attendre à ce que notre administration de l'église et notre ministère de la parole édifient l'église.

Certains pensent que les anciens doivent être humbles et attentionnés, et que ceux qui ministrent la parole doivent être prudents avec leurs paroles. Cela peut être correct, mais être humble, attentionné et prudent n'est pas le plus important. Ces qualités ne conduiront pas les frères à nous tenir en haute estime, encore moins à être édifiés. Au contraire, leur édification dépend des points pratiques que nous avons examinés. Nous devons apprendre ces points et être équipés d'eux.

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¹ Parmi les chrétiens orientaux, en particulier dans les contextes plus traditionnels ou dans les églises domestiques influencées par l'orthodoxie ou les anciennes églises orientales, il est courant que les croyants portent des chaussettes ou soient même pieds nus pendant les cultes, en signe de révérence.


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